KLOPP Eugène

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Doll Antoine

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KNECHT Robert

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BAUER Albert

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ZEA Lucien

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SCHMITTHEISSLER Aloyse et Auguste, d’Ober­lau­ter­bach

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LETTRE DE MON JARDIN

Commentaire (1) Actualité, Billet d'humeur, Opinion

Vendredi Saint, le 10 avril 2020

 

Je suis un orphe­lin d’in­cor­poré de force. Je n’ai jamais connu mon père disparu à la fron­tière lituano-polo­naise. Personne ne sait s’il a reçu une sépul­ture (*).

Orphe­lin de la Seconde Guerre mondiale, j’ai été élevé par mes grands-parents à la campagne. Comme eux, je suis devenu agri­cul­teur. Ma mère fut oblige de se placer comme domes­tique à Stras­bourg, chez de riches bour­geois qui avaient fui la France à la veille de la guerre pour se planquer à Madère. Ils n’ai­maient pas les incor­po­rés de force qu’ils consi­dé­raient au pire comme des « colla­bos », au mieux comme de pauvres types.

Je n’ai pas eu la chance de faire des études. J’ai été l’école de mon village. Grâce à l’ins­ti­tu­teur, j’ai appris à connaître et à aimer la langue et la litté­ra­ture françaises. Monsieur le curé m’a fait cadeau d’une partie de sa biblio­thèque lorsqu’il est entré en maison de retraite. J’adore lire.

Orphe­lin sans fortune, je suis un homme simple à l’au­tomne de sa vie. Je me pose beau­coup de ques­tions et je me demande pourquoi depuis des décen­nies, nos reven­di­ca­tions ne sont pas prises en compte par l’Al­le­magne, d’au­tant plus que nos pays sont récon­ci­liés. Nos diri­geants se rencontrent plusieurs fois par an. La télé­vi­sion nous montre des embras­sades et des congra­tu­la­tions sans fin.

Nous ne récla­mons que nos droits. Aux lende­mains de la guerre, nous n’avons reçu ni aide, ni allo­ca­tion. Nous avons grandi grâce au travail et à l’amour de nos familles. Je ne m’at­tar­de­rai pas sur l’in­dem­nité déri­soire versée à ma mère par la FEFA : 1384 euros pour la perte d’un époux.  Cela ne consti­tue pas une indem­ni­sa­tion, mais une aumône. 

Notre problème ne se limite pas à un problème finan­cier.

Depuis quelle temps, des voix se sont élevées pour deman­der à l’Al­le­magne de recon­naître l’in­cor­po­ra­tion de force comme crime contre l’hu­ma­nité. Des hommes poli­tiques alle­mands nous ont apporté leur soutien, néan­moins Madame la chan­ce­lière Angela Merkel fait la sourde oreille à nos légi­times reven­di­ca­tions.

Au rythme où les choses avancent, je me dis que, bien­tôt, nous serons les seuls dépor­tés « mili­taires » à ne pas avoir obtenu justice. Les homo­sexuels, les juifs, les résis­tants, les tziganes ont été recon­nus victimes du nazisme et dédom­ma­gés. Ce qui n’est que justice.

Je ne suis qu’un paysan. Je ne comprends pas la poli­tique et les hommes poli­tiques. Quelque chose m’échappe. Je n’ignore pas que nos élus qui siègent à Paris et à Stras­bourg sont confron­tés à de multiples problèmes : le chômage, l’im­mi­gra­tion, le terro­risme isla­mique, les euro­bonds et main­te­nant le coro­na­vi­rus. Ils n’ont pas le temps de s’oc­cu­per de nous. Ils ont d’autres prio­ri­tés.

A l’heure de la retraite, je cultive mon jardin et je soigne mes arbres frui­tiers.

Les livres sont les fidèles compa­gnons de ma vieillesse. Mon auteur préféré est Jean de La Fontaine. Ses fables sont de véri­tables leçon de vie, telle la moral des animaux malades de la peste ; « selon que vous serrez puis­sant ou misé­rable, les juge­ments de cour vous rendront blanc ou noir ».

J’ap­pré­cie égale­ment Molière. Tartuffe est toujours actuel.

J’ai mes rituels. Le soir, j’achève ma jour­née par la lecture et le musique. J’ai prévu de relire quelques pages d’Anti­gone de Jean Anouilh. Pour Anti­gone, il existe des lois natu­relles supé­rieures au loi de la Cité. Et j’écou­te­rai ma chan­son préfé­rée d’Edith Piaf : « Les trois cloches ».

L’injus­tice nous frappe. J’ai la foi et je ne perds pas l’es­poir. Après chaque Vendredi Saint, il y a un dimanche de Pâques. Bien­tôt nous chan­te­rons le Magni­fi­cat : « Il renverse les puis­sants de leurs trônes, Il élève les humbles ».

Jules Romains, « L’ode génoise » :

« Je suis né de petits gens / gagnant peu pour beau­coup de peine. / Mes aïeux ont tiré de la terre / plus de blé qu’ils n’ont eu de pain. / Nous sommes de peuple menu / que l’Etat ramasse à poignées. / Mille de nos jours en tas / paie­raient une nuit de catin ».

 

Aloïs GERNELLE (**)

 

(*) Dans Anti­gone, Jean Anouilh nous dit que l’ab­sence de sépul­ture était la plus terrible sanc­tion aux yeux des habi­tants de la Grèce antique. 

(**) Person­nage fictif.

 

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KLEIN Joseph (* Stras­bourg 1914)

Commentaires (4) Avis de recherche, Liste des avis de recherche, Liste des non rentrés

Je vous contacte car je suis à la recherche d’in­for­ma­tions sur mon arrière-grand-père incor­poré de force dans la Wehr­macht en septembre 1944. Il s’ap­pelle Joseph Klein né le 05/02/1914 à Stras­bourg. Il appa­rait dans le Recueil des dispa­rus du Bas-Rhin. La dernière trace que j’ai pu trou­ver de lui est une lettre qu’il a envoyé à mon arrière grand mère le 15/11/1944 envoyée depuis la Kasern Von der Tann à Ratis­bonne.

Dans une lettre, datée du 05/02/1956, un cama­rade de capti­vité, Jacques Werlings, écrit qu’il était avec Joseph, du 24.12.1946 au 20.04.1947, dans un hôpi­tal mili­taire situé à BOXIDE-OGROFS, entre les lacs Ladoga et Omega, en Russie, non loin de la fron­tière finlan­daise. Je n’ai malheu­re­se­ment pas trouvé plus d’in­for­ma­tions sur ce lieu.

Merci pour toute aide et rensei­gne­ment complé­men­taire.

Victor Roux – victor.roux12@g­mail.com

 

Fiche Région Alsace :

NomKLEIN
  • ADEIF – Recueil photo des dispa­rus du Bas-Rhin (ADEIF)
  • CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
  • CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
  • REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

 

PRECISIONS ET FICHE DU DRK trans­mise par Claude Herold :

Das Ersatz-Bataillon wurde am 5. Juni 1944 wieder zum Grena­dier-Ersatz- und Ausbil­dungs-Bataillon (moto­ri­siert) 20 erwei­tert. Am 1. Dezem­ber 1944 wurde das Bataillon zum Panzer­gre­na­dier-Ersatz- und Ausbil­dungs-Bataillon 20 umbe­nannt. Im März 1945 wurde das Panzer­gre­na­dier-Ersatz- und Ausbil­dungs-Bataillon 20 mobi­li­siert.

Il est tout à fait possible que cet Ausbil­dungs-Bat. ai grossi des unités du front est et que, par consé­quent, Joseph Klein ait été fait prison­nier par les Russes.

Joseph Klein n’est pas réper­to­rié au VDK.

Dans cette unité se trou­vait aussi Alphonse Land­fried (*16.10.1926); disparu en août 1944 en Silé­sie.

 

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MARTIN Eugène

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Fiche de la Région Alsace :

Eugène Justin MARTIN

Nom MARTIN

Prénom Eugène Justin
Prénom usuel Eugène
Date de nais­sance 21/11/1922
Lieu de nais­sance Seppois-le-Bas (Haut-Rhin) – France
Lieu de rési­dence Seppois-le-Bas (Haut-Rhin) – France
Incor­poré de force dans la Wehr­macht
Date de décès 01/09/1944
  • CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
  • CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
  • REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

 

FICHE DU VDK trans­mise par Claude Herold :

 

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DIETENBECK Robert

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