REIMEL Alfred

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

 Fiche de l’ADEIF 67

 

  • Fiche de la Région Alsace :
Nom REIMEL
Prénom Alfred
Date de nais­sance 07/11/1925
Lieu de nais­sance Plob­sheim (Bas-Rhin) – France
Incor­poré de force dans la Wehr­macht
Dernière adresse connue Bamberg-Kurland
Date de dispa­ri­tion 01/01/1945
Lieu de dispa­ri­tion Stet­tin  – Pologne
  • ADEIF – Recueil photo des dispa­rus du Bas-Rhin (ADEIF)
  • CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
  • CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
  • REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

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DEUTSCHMANN Léon

Commentaire (1) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

Mon grand-père s’ap­pe­lait Léon Deut­sch­mann. Né le 5 aout 1926 à Hague­nau, il a été incor­poré de force le 20.1.1944. Il a été fait prison­nier le 22.6.45 et conduit le jour même dans un centre de regrou­pe­ment, mais, du peu que l’on sait, il s’était caché en Italie après son évasion le 24.4.45.

Il a été démo­bi­lisé au Centre de libé­ra­tion de Chalon-sur-Saône le 4.7.1945.

Mon père m’a dit aussi qu’il avait un « tatouage » qu’un docteur avait vu d’un très mauvais oeil. Aurait-il été dans la Waffen-SS ? Dans la divi­sion Reichsfüh­rer-SS qui était en Italie ?

La WASt ne trouve rien à son sujet.

Merci pour toute réponse qui pour­rait m’ai­der à progres­ser dans mes recherches.

 

Dimi­tri Deut­sch­mann

claude.deut­sch­mann@o­range.fr

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GENY Léon Georges

Commentaire (0) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

 Je souhaite recons­­ti­­tuer le passé mili­­taire de mon père, Léon Georges GENY né le 07/06/1924 à Soultz­matt (68), et recherche des rensei­­gne­­ments/témoi­gnages complé­­men­­taires sur son parcours ci-dessous.

Incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande entre 30/12/42 & le 15/01/43.

Instruc­tion en Tché­co­slo­vaquie, puis versé dans les unités opéra­tion­nelles du secteur sud du front russe (zones de la tête de pont du Kouban et de Dnie­po­pe­trovsk).

Suite aux bles­sures contrac­tées à Pokrowka, trans­fert à l’hô­pi­tal de campagne d’Ober­stein­brück (Autriche), puis à Stras­bourg. Affecté à partir de juillet 44 jusqu’à la fin de la guerre au « Grena­dier Ersatz Bataillon 21 » stationné à Fürth.

 

Merci pour toute aide,

Philippe Gény – philippe.geny@­free.fr

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DECES DE RENE GALL, PRESIDENT DE L’ADEIF DU BAS-RHIN

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Articles parus dans les DNA et L’Al­sace du 19.10.19.

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Rapport sur les Alsa­ciens réfu­giés dans le dépar­te­ment de la Dordogne, par Michel Prévôt et Amélie Philipp

Commentaire (0) Evacuation et Annexion, Témoignages

André Gaschy et Anne-Marie Wehrlé (27.7.2018)

André Gaschy est né le 23 avril 1931 à Elsen­heim.

Evacué à Monti­gnac avec ses parents, ses quatres frères et sa soeur, il habite au centre de Monti­gnac, coté église, chez Larry Pierre.

Il est voisin de Xavier Prévôt qui, lui aussi, est avec ses parents, ses frères et sa soeur.

Le 30 juin 1940, alors que les enfants jouent dehors et qu’ils rentrent, ils apprennent que Michel Prévôt, tailleur, né le 14 février 1915 à Bootz­heim, est décédé d’une mala­die.

Pour André Gaschy, son séjour sur place ce passe très bien : il côtoie les enfants de son âge (envi­ron six, sept ans), il pêche souvent dans la Vezere avec ses copains, joue avec eux, se ballade (quand ils sont allés manger, ils ont été appe­lés une fois les « Ja-Ja ») et va a l’école du village.

Il ira voir la grotte de Lascaux avec son père, avant de partir quelques jours plus tard dans les wagons à bestiaux aména­gés avec de la paille ;  il n’y a pas de conflit entre les Alsa­ciens et les Monti­gna­cois.

Anne-Marie Wehrlé, née le 16 octobre 1934 à Artol­sheim, est l’épouse d’An­dré Gaschy.

Elle est évacuée sur St-Julien-de-Lampon avec ses parents, dans une petite maison dans les bois ; cette maison n’existe plus : elle a été rasée et rempla­cée par des pommiers.

Elle garde un très bon souve­nir de son sejour la-bàs ; ils allaient se baigner dans la Dordogne et prenaient même un bateau pour la traver­ser quand il y avait des crues.

Elle accom­pa­gnait souvent la proprie­taire qui vendait des fruits et légumes, allait à l’école et son sejour sur place se passa très bien.

 

Anna et son frère Antoine Schmitt

Anna Jehl, née Schmitt, est née le 20 juillet 1931 à Elsen­heim. Antoine Schmitt, lui, est né à Colmar le 27 décembre 1933.

Devant la menace d’un bombar­de­ment, ils sont évacués le 1er septembre 1939.

Antoine Schmitt se souvient d’un homme qui tapait sur un tambour pour infor­mer les villa­geois qu’ils devaient partir avant 20 heures, le soir, direc­tion Ribeau­villé avec une charette, quelques affaires, leur chevaux et les vaches. Ils marchèrent toute la nuit pour arri­ver sur une grande place où les réfu­giés restèrent pendant presque une semaine, car l’Etat n’avait pas tout prévu pour cette évacua­tion de masse.

De là, ils sont partis avec leur mère et un petit-frère nommé Robert (né en 1936) en direc­tion de la gare de Guémar pour un voyage inter­mi­nable dans les wagons à bestiaux dont le sol était recou­vert de paille ; ils allaient aux toilettes dans un coin du wagon, tout comme des bêtes. Le soir le train s’ar­rê­tait.

Antoine Schmitt raconte qu’un jour ils sont descen­dus du train devant un garde-barrière où il y avait un pommier. Tous les jeunes du wagon se sont rués sur les pommes provoquant la colère du garde-barrière.

Quelques jours plus tard, ils sont arri­vés à Monti­gnac, sans leur père dont ils n’avaient plus de nouvelles depuis Ribeau­villé. Antoine et Anna me disent que leur père avait traversé les Vosges en direc­tion de la Haute-Saône avec tout son trou­peau, puis les a laissé sur place,  réqui­si­tionné par l’ar­mée française, comme tout les autres pères du village.

De là,  ils ont pris le train en direc­tion de Monti­gnac.

Sur place, ils sont logés coté centre ville pendant envi­ron six mois, dans une grande maison (qui sera la maison du député Delpos) qui est entre­te­nue par une une bonne.

Pendant le premier mois de septembre, ils apprennent par cour­rier envoyé par les gens de la sauve­garde (restés sur place pour surveiller le village évacué) que leur ferme avait brulé suite à un obus tiré par les Alle­mands.

Antoine se rappelle que, pour Noël, les réfu­giés ont reçu des sapins de Noël qui sont venus par train de Stras­bourg, ainsi que des poêles pour cuisi­ner. Il dit aussi que les Alsa­ciens ont ramené la neige avec eux, car c’etait une des premières fois qu’ils avaient eu un hiver aussi rude. Ils allaient à la messe tout les dimanches.

Anna se souvient qu’un jour toutes les femmes du village cassaient des noix pour en faire de l’huile.

Pour la nour­ri­ture, ils se souviennent que ce n’etait pas trop bon car il n’y avait pas de « cuisi­nière ». Il y avait à la place un gros chau­dron où ils m’étaient des hari­cots blancs avec d’autres legumes et Anna dit, en rigo­lant, que quand elle y plan­tait la four­chette elle tenait debout toute seule.

Pendant six mois, ils restèrent donc à Monti­gnac. Leur père travaillait, leur mère ramas­sait des pommes de terre quelques kilo­metres derrière la mairie. Eux allaient à l’école. Le jeudi, jour de repos, ils regar­daient les gens aller à l’unique « wc public » et jouaient avec les autres enfants. Ils avaient de bons contacts avec les gens et n’ont pas de problemes.

Anna et Antoine relatent que les gens du village, y compris les réfu­giés, qui se soula­geaient pendant la nuit jetaient leur besoins dans la Veziere.

Les six mois passés, leur père trouva un nouveau travail dans une ferme ou il s’oc­cupa de vaches, moutons … et partirent donc vers Thonac, juste à coté de la tour penchée, ils chan­gèrent d’école mais elle était très loin et donc mangeaient à l’ecole de Thonac avec des repas prépa­rés par leur mère, des fois des tartines et quelques fois des choses à réchauf­fer par la maîtresse qui les gardait. Matin et soir, ils devaient remon­ter la colline  et passer par un chemin où il y avait même des serpents, précise Anna.

Quand ils avaient le temps, ils gardaient des moutons. Pour faire le foin, Antoine précise que son père s’oc­cu­pait des vaches. Les femmes étaient devant la ferme entrain de trico­ter. Quand les vaches n’avançaient plus, il utili­sait un petit baton en bois avec une pointe.  Juste pour infor­ma­tion, Anna ajoute qu’il y avait plein de puces et que sa mère avait beau nettoyer avec de l’eau de javel, rien n’y faisait.

De retour à Elsen­heim, leur père recons­trui­sit une autre maison, leur mère eut encore une petite fille nommé Marie-Odile le 18 décembre 1942.

En 1945,  un obus au phos­phore améri­cain detruira la nouvelle maison, puis quelques mois après, leur frere Robert partit avec un de ces oncles pour cher­cher du pisen­lit pour le manger. C’est alors qu’un drame survient, Robert trouva un obus rempli et enleva l’ogive pour récu­pé­rer la douille en cuivre. L’obus éclata dans les mains du pauvre jeune sans lui lais­ser aucune chance d’en réchap­per.

Anna et Antoine ne visi­te­ront pas la vraie grotte.

 

André Assal (16.8.2018)

André Assal est né le 09 décembre 1929 à Elsen­heim.

Il a vécu la même évacua­tion qu’Anna et Antoine Schmitt, le départ vers Ribeau­villé avec sa famille et tout le village, la semaine sur place puis le train comme les autres villa­geois.

Il arrive à Monti­gnac ses parents, son frére Roger (né le 22 octobre 1927), ses soeurs Marie-Antoi­nette (née le 21 septembre 1921) et Suzanne (née le 13 janvier 1933), tous natif de Elsen­heim

Ils sont logés au centre ville de Monti­gnac, en face d’un hospice pour personnes âgées. Le proprié­taire se nomme Mr Vallac (doute sur ortho­graphe du nom) ; les grands-parents, eux, sont plus haut dans la colline.

Ils vont a l’ecole des soeurs où presque tous les Alsa­ciens sont scola­ri­sés.

Il me confie qu’il reste souvent entre Alsa­ciens (les jeunes restant en groupe), pêche souvent dans la Vezière avec Antoine Schmitt ; la nuit avant de rentrer, ils vont au bord de l’eau, attachent un long fil avec plusieurs hameçons et appâts lesté avec un gros cailloux puis, le lende­main matin, véri­fient les lignes posés la veille au soir.

Il pêche avec un certain René Fuchs (classe 1922) qui, lui, restera à Monti­gnac pour inté­grer le maquis.

On les appelle les « Ja-Ja » de temps en temps… et quelques fois on les appelle les Boches.

A la mairie de Monti­gnac, il y avait même une perma­nance pour les gens d’El­sen­heim.

Il visi­tera la grotte avant de partir pour l’Al­sace sans savoir que certaines personnes d’El­sen­heim ont parti­cipé à cette décou­verte.

Son frère Roger, incor­poré de force sur le front de l’Ita­lie, va parti­ci­per à la bataille sanglante de Monte Cassino.

En 1945, juste après les combats de la poche de Colmar, les deux frères iront couper du bois en forêt c’est là qu’un engin explose, bles­sant mortel­le­ment Roger qui succom­bera quelques minutes après.

André, lui, a plus de chance : ses vête­ments tout déchi­rés, le corps criblé d’éclats, il se traine jusqu’au village puis sera conduit par le boucher à l’hô­pi­tal de Colmar où il sera soigné. Il en conserva quelques problèmes d’au­di­tion à une oreille.

Marie-Antoi­nette décè­dera bien plus tard d’un cancer. Suzanne, une coupure profonde dans la jambe décè­dera d’une hémor­ra­gie à l’âge de 39 ans.

 

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Céré­mo­nie à Tambov – Lien trans­mis par Claude Herold

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La délé­ga­tion française à Tambov a un programme très étendu. Aujourd’­hui, il a commencé au cime­tière inter­na­tio­nal des prison­niers de guerre.

Le camp no. 188, après 1942, rete­nait des prison­niers de guerre de l’Au­triche, de la Hongrie, du Luxem­bourg et de nombreux autres pays euro­péens. Une grande partie d’entre eux étaient des Français d’Al­sace et de Moselle enrô­lés sous la bannière de la Wehr­macht. Pour beau­coup d’entre eux, la capti­vité, la guerre et la vie se termi­ne­ront ici sur la terre de Tambov : https://tvtam­bov.ru/news/posol-franc­zii-v-rossii-poob­sh­ha­las-s-tambovs­kimi-shkol­ni­kami-v-gimna­zii-№7/2019/10/11/

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Mémoires de prêtres, mémoires de « Malgré-Nous »

Commentaire (0) 2019-2029, À lire…, Actualité, Bibliographie, Bibliographie Complète, Compte-rendus

 Faire mémoire, lais­ser une trace. C’est ce qu’ont souhaité les chanoines Joseph Siffer­len et Aloyse Kief­fer qui, au travers de ce livre, se font l’écho d’une géné­ra­tion marquée par la guerre et réso­lu­ment enga­gée pour la paix.

Le 14 octobre, au sein du Grand Sémi­naire, Chris­tian Riehl, PDG des Editions du Signe, et les chanoines Joseph Siffer­len et Aloyse Kief­fer ont présenté et dédi­cacé un nouveau recueil de témoi­gnages de « Malgré-Nous ». Nouveau, il l’est tant par sa date de paru­tion que par son contenu, car les récits publiés concernent exclu­si­ve­ment des sémi­na­ristes. Certains épisodes peuvent prêter à sourire, comme le sujet du bacca­lau­réat traité par Joseph Siffer­len le 10 juin 1944 : « Que pensez-vous de l’In­va­sion ? », allu­sion directe au débarque­ment en Norman­die (p.132). D’autres sont plus trau­ma­ti­sants, comme lorsqu’A­loyse Kief­fer – alors âgé de 15 ans et demi – parti­cipe à l’éva­cua­tion de cadavres après un bombar­de­ment sur Karls­ruhe (p.210). D’autres encore sont porteurs d’es­poir, comme les deux frères Rosen­blatt qui, contre toute espé­rance, se sont retrou­vés au camp de Tambov (p.245).

Joseph Siffer­len a ainsi rassem­blé dix témoi­gnages de prêtres alsa­ciens qui ont été les victimes de ce crime contre l’hu­ma­nité qu’est l’in­cor­po­ra­tion de force dans l’ar­mée nazie. Les périples de chacun nous conduisent en Alle­magne, Autriche, Biélo­rus­sie, Croa­tie, France, Hongrie, Italie, Pologne, Rouma­nie, Serbie, Slové­nie, Tché­quie, Ukraine, etc. Chaque témoi­gnage, illus­tré, s’ac­com­pagne d’une carte qui retrace les dépla­ce­ments de chacun et d’un parcours de vie qui s’étend au-delà de la guerre. C’est une mine de rensei­gne­ments sur le vécu drama­tique de ces jeunes gens d’alors : Jean-Pierre Pavie, Léon Hégelé, Joseph Siffer­len, François Arnold, André Jaeg – le plus âgé, né en 1921 –, Aloyse Kief­fer – le plus jeune, né en 1928 –, Armand Dirrin­ger, Robert Rosen­blatt, Claude Stein­metz et Pierre Obrecht.

L’ou­vrage est préfacé par monsei­gneur Luc Ravel, arche­vêque de Stras­bourg. Une intro­duc­tion, signée par le profes­seur Jean-Noël Grand­homme, revient sur le contexte de l’in­cor­po­ra­tion forcée des sémi­na­ristes du diocèse de Stras­bourg.

 

Nico­las Mengus

 

J. Siffer­len, Des prêtres alsa­ciens incor­po­rés de force se souviennent, Editions du Signe, Stras­bourg, 2019, 25 euros.

 

 

Le chanoine Joseph Siffer­len (au centre) présente son ouvrage entouré de Chris­tian Riehl, des Editions du Signe, et du chanoine Bernard Xibaut, chan­ce­lier. (Photo N. Mengus)

 

Séance de dédi­caces pour Joseph Siffer­len et Aloyse Kief­fer. (Photo N. Mengus)

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WOLFF Marcel

Commentaire (1) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

 Je fais des recherches sur mon arrière-grand-oncle Marcel WOLFF. Il était né le 24/01/1924 à Guerst­ling (57) et rési­dait à Moyeuvre-Grande chez son frère où il appre­nait le métier de boucher. Il fut enrôlé de force le 28/09/1943. Après être passé par diverses unités, il est affecté en octobre 1944 au 207e Jäger­re­gi­ment qui combat­tait en Slovaquie. C’est de ce moment que datent les derniers contacts avec sa famille.

D’après sa fiche mili­taire que m’a four­nie la Deutsche Diensts­telle, il fût capturé par les Sovié­tiques le 09/12/1944 à Caloka non loin de Kosice en Slovaquie orien­tale. Il aurait été trans­porté au camp de Sambir (près de Lviv en Ukraine occi­den­tale) où il serait mort en mai 1945. C’est en tout cas ce qu’af­firme un juge­ment de décès rendu par le tribu­nal de Metz en 1948.

Mes recherches auprès du CICR, de la Croix-rouge alle­mande et de la Volks­bund ont malheu­reu­se­ment été infruc­tueuses. Nous n’avons pas de docu­ment origi­nal permet­tant de bien confir­mer son décès.

 

Merci pour toute aide qui nous permet­trait de clari­fier la date et le lieu de son décès.

 

Florian Baran

florian.baran78@g­mail.com

 

  • Fiches du VDK et du PAVCC trans­mises par Claude Herold :

Nach­name : Wolff Vorname: Marcel Niko­laus Dienst­grad: Gefrei­ter Geburts­da­tum: 24.01.1924 Geburt­sort: Gerst­lin­gen Todes-/Vermiss­ten­da­tum: 05.1945 Todes-/Vermiss­te­nort: Hospi­tal Sambor
Marcel Niko­laus Wolff wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt. Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen befin­det sich sein Grab derzeit noch an folgen­dem Ort: Sambor – Ukraine

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Lieux de guerre 1939–1945

Commentaire (0) 2010-2019, 2019-2029, Actualité, Bibliographie, Compte-rendus

 C’est à un inté­res­sant périple à travers une partie de l’Eu­rope que nous convient les auteurs de cet ouvrage. Un voyage à la recherche de traces parfois discrètes, parfois plus visibles que la Seconde Guerre mondiale nous a lais­sés : vestiges d’époque (ligne Magi­not, bunker suisse camou­flé en chalet, wagon de Compiègne, camps de Verny et du Stru­thof, fort de Metz-Queu­leu et de Huy, etc.), cime­tières, monu­ments, mémo­riaux et musées. Autant de témoins de la folie des Hommes et de la souf­france engen­drée par ce crime contre l’hu­ma­nité qu’est la guerre. Ce guide béné­fi­cie d’une icono­gra­phie riche et variée ; toute­fois, il est possible que les lecteurs alsa­ciens relèvent que le char Zimmer à Stras­bourg, ville haute­ment symbo­lique durant cette triste période, la Komman­dan­tur du camp nazi de Schir­meck ou la stèle des fusillés du Front de la Jeunesse Alsa­cienne, un des symboles de la Résis­tance en pays annexé, auraient mérité une photo. Il n’en reste pas moins que cet ouvrage est tout à fait passion­nant et, souvent, émou­vant.

Nico­las Mengus

 

F. Hermann, Ph. Wilmouth, Lieux de guerre 1939–1945. France, Luxem­bourg, Wallo­nie, Suisse, Bière/Divonne-les-Bains, 2019, 182 pages, 22 euros.

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Trip­pel­wa­gen (Molsheim, 1940–1944)

Commentaire (0) 2010-2019, 2019-2029, Actualité, Bibliographie, Compte-rendus

  1.  L’Al­sace, annexée de fait par l’Al­le­magne, vit sous le joug de la dicta­ture natio­nale-socia­liste. A Molsheim, les usines Bugatti abritent désor­mais ’entre­prise « Trip­pel­werke », du nom de son direc­teur-fonda­teur Hanns Trip­pel, fabri­cant de voitures amphi­bies, de blin­dés légers (Panzerspäh­wa­gen), de remorques et de traî­neaux à cabine moto­ri­sés (Kabin­nen­mo­tor­schlit­ten) amphi­bies eux-aussi, des trai­neaux-ambu­lances (Sanitäts­schlit­ten), de torpilles aéro­por­tées pour le compte de la Wehr­macht, auxquels s’ajou­tera, après guerre, un sous-marin indi­vi­duel ! Une produc­tion intense dont, fina­le­ment, on ne savait pas grand’ chose. Il n’en fallait pas davan­tage pour aigui­ser la curio­sité de Grégory Oswald. Patiem­ment, de rencontres en fonds d’ar­chives – notam­ment celui, privé, de la famille Trip­pel -, il a rassem­blé témoi­gnages et docu­ments, les a étudiés, s’est rendu sur le terrain à la recherche de traces tangibles de ce passé et a pu monter dans l’une de ces curieuses voitures amphi­bies toujours en état de marche ! Pour reprendre les mots de l’au­teur, voici une « enquête histo­rique dérou­tante et inédite ». Nous confir­mons, avec une mention spéciale pour l’abon­dante icono­gra­phie.

Nico­las Mengus

 

G. Oswald, Trip­pel­wa­gen (Molsheim, 194–1944). L’en­tre­prise « Trip­pel­werke » et les véhi­cules amphi­bies de Hannss Trip­pel dans l’usine Bugatti sous l’an­nexion alle­mande », SHAME, Molsheim, 2019, 160 pages, 25 euros.

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