Le collège Notre-Dame des Glaciers (1941–1944)

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Que deve­naient les jeunes Alsa­ciens et Mosel­lans évacués dans d’autres dépar­te­ments français durant les années noires ? Certains furent accueillis, en même temps que d’autres recher­chés par les Alle­mands, dans le collège Notre-Dame des Glaciers, fondé en Haute-Savoie par un père mariste, Henri Vigou­reux de Kermor­van, un reli­gieux (qui portait bien son patro­nyme!) et qui a pris des risques pour mettre des ados à l’abri et aussi pour former une élite de chré­tiens dans l’Al­sace-Lorraine de l’après-guerre.

 

Poli­tique­ment, le père mariste, proche de l’ex­trême droite avant la guerre, se rallie à De Gaulle dès 1940. Le père Vigou­reux cultive ses rela­tions pour faire des faux-papiers. Il connaît beau­coup de laïcs et reli­gieux proches des « Cahiers de Témoi­gnage Chré­tien ». Péda­go­gique­ment, il ouvre un collège dans les Alpes dans la conti­nuité de celui de Sierck-les-Bains (Moselle) après l’éva­cua­tion de celui-ci en région pari­sienne. A la montagne, le collège est d’abord en zone libre, puis sous occu­pa­tion italienne (1942–1943) et alle­mande (1943–1944). Le père Vigou­reux de Kermor­van bataille pour obte­nir un hôtel réqui­si­tionné et recrute des ensei­gnants dont certains lui sont four­nis par la Résis­tance. Ainsi embauche-t-il Jean-Pierre Blum, le neveu de Léon Blum dont le filière d’éva­sion vers l’An­gle­terre s’est effon­drée. Jean-Pierre dont la mère sera assas­si­née à Ausch­witz, s’en­gage dans la résis­tance locale. Pendant les congés d’été, une colo­nie de vacances occupe les adoles­cents et jeunes, certains juifs, d’autres réfrac­taires à l’in­cor­po­ra­tion de force ou bien au STO. Là encore, le père mariste et ses adjoint(e)s font des prouesses pour nour­rir les jeunes dans cette époque de ration­ne­ment et de pénu­rie. Ce livre touffu de 165 pages, écrit minu­tieu­se­ment par le fils d’un des élèves du collège Notre-Dame des Glaciers, livre de nombreux témoi­gnages qui donnent une idée des diverses épreuves que Henri Vigou­reux de Kermo­van, né à l’île Maurice et donc Britan­nique de passe­port, surmonta. Un vrai person­nage de film…si les réali­sa­teurs de docu­men­taire s’in­té­res­saient plus à cette époque compliquée.

 

Édition L’Har­mat­tan, auteur : Philippe Klein, 18,50€

M.G-L

 

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Oradour et le néga­tion­nisme anti-« Malgré-Nous »

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Marcel Weibel, incor­poré de force dans la Waffen-SS – Article paru dans les DNA trans­mis par Yves...

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Marcel Weibel, 92 ans, a long­temps tu son passé sous l’uni­forme de la Waffen SS. Aujourd’­hui, il se raconte. Sans toujours tout comprendre de cette histoire courte mais lourde à porter.

Quand Marcel Weibel reçoit chez lui, il a déjà sorti la docu­men­ta­tion complète. Son histoire est celle de bien d’autres, comme lui « incor­po­rés de force ». Mais comme toutes les autres, la sienne revêt ses parti­cu­la­ri­tés, son cachet apporté par la person­na­lité forte de ce fidèle Séles­ta­dien.

Tout commence à l’ar­ri­vée des Alle­mands. Le garçon a quatorze ans, ses parents tiennent un restau­rant. Le ressen­ti­ment est fort, immé­diat : « Les Alle­mands, ils n’étaient pas les bien­ve­nus, on les haïs­sait. C’était l’en­nemi. » D’ailleurs, à la maison c’est le mot « Schleuh » qui est utilisé, on n’en voit pas d’autre. « Les Français nous ont trahis quand ils sont partis, on n’avait plus le droit de parler la langue. »

Et pour­tant, bien malgré lui, Marcel Weibel se retrouve impliqué dans une histoire dont il aurait tant souhaité rester éloi­gné, préfé­rant les petits boulots qu’on lui propo­sait alors, à droite et à gauche. Dès 1941, alors qu’il n’a pas quinze ans, le garçon est convoqué par les auto­ri­tés alle­mandes, le soir salle Sainte-Barbe.

« On nous a fait signer un papier, on n’avait pas le choix. On a signé, on ne savait pas ce que c’était. Le Schleuh nous l’a demandé, on l’a fait. » Quelques semaines plus tard, il reçoit un cour­rier. « J’ouvre, j’étais volon­taire chez les SS ! » Il ne connaît pas trop les détails de ce corps d’ar­mée multi­pliant alors les horreurs sur le front de l’Est. « On savait sans savoir ce que c’était. Mais ce que cela repré­sen­tait, c’était terrible. »

S’il ne comprend pas comment il a pu se retrou­ver ainsi enrôlé, il ne sait pas plus pourquoi il a été placardé « pas accep­table ». La Waffen SS, il n’en voulait pas, elle se refuse à lui. La situa­tion est cocasse, il imagine qu’on a mené une enquête fami­liale, avec cet oncle alors mili­taire au Maroc, dans l’ar­mée française donc.

L’his­toire ne s’ar­rête pas là : Marcel Weibel est à nouveau convoqué, cette fois du côté de Saint-Georges, « où il y avait l’état civil ». « Derrière moi, dans une file, il y avait un gars qui disait : « Je ne veux pas aller chez les SS, je ne veux pas aller chez les SS ». J’ai pris la porte de côté et suis sorti par-derrière. Je me suis enfui et suis rentré à la maison. » Mais on n’échappe pas à son destin aussi simple­ment : il est à nouveau convoqué, sommé de signer. « Je ne savais pas ce que c’était. J’ai dit : non, je ne signe pas ! Je n’avais pas dix-huit ans, ils ne pouvaient pas me forcer. »

Il s’en va libre encore, avec cette promesse qui fait froid dans le dos : « On vous aura quand même chez les SS ! » Quand, en 1944, il rejoint l’avia­tion, sous l’uni­forme alle­mand, sans préve­nir ni se douter, il est conduit en Tché­co­slo­vaquie. « Là, je me retrouve sous l’uni­forme SS. Ces salauds, ils ont fina­le­ment réussi à m’y faire rentrer ! » Une règle de conduite s’im­pose à lui d’em­blée : « Je cher­chais à sauver ma vie avant de rentrer à la maison. Ces gars-là, les SS, ils étaient haïs par tout le monde, ils ne faisaient jamais de prison­nier. Se faire prendre en tant que SS, c’était risqué la même chose. Alors moi, j’avais toujours un pisto­let armé au cas où. Je ne voulais pas me lais­ser prendre. »

La fin de la guerre n’est pas loin, sur le front le soldat Weibel le sent bien. Sa prin­ci­pale préoc­cu­pa­tion est alors d’être fait prison­nier par les Améri­cains plutôt que par les Russes. Ces derniers se montrent sans pitié après avoir subi tant de massacres à l’avan­cée alle­mande. « Avec eux, je ne serais peut-être pas là. Nous, on atten­dait les Améri­cains. Quand ils étaient en face, on n’a pas tiré. On atten­dait. J’étais dans une grange. Puis je me suis dit que cela suffi­sait, je suis sorti (pour se rendre), sans savoir ce qui m’at­ten­dait… »

Il est libéré en août 1945, « certains ont dû attendre neuf mois de plus, je ne sais pas pourquoi ». Lui mise sur « la chance ». « Un matin, au rassem­ble­ment on dit : « La lettre W sortez du rang ». Peu après, on nous a lais­sés partir : « Débrouillez-vous. » » Sur le chemin du retour, l’Al­sa­cien croise des soldats français, commence en toute fran­chise à parler avec eux, puis il s’ar­rête. « Ils pour­raient croire que j’étais volon­taire, un Waffen SS volon­taire. Il y en avait pas mal qui l’étaient ! »

En train de marchan­dise et en uniforme de prison­nier, Marcel Weibel rejoint Karls­ruhe puis Stras­bourg. « Nous étions à la maison, libé­rés. » Après un tour au centre de rapa­trie­ment au Wacken. Le soir, il prend le train pour Séles­tat. « Je faisais 46 kilos, j’avais du mal à rentrer dans les habits de civil qu’on m’a donnés. À Séles­tat, j’ai vu ma tante et ma mère, par hasard. Elles atten­daient ma cousine qui venait de Paris. J’ap­pelle « maman », personne ne réagit. J’ap­pelle encore puis encore. Ma tante dit : « Mais c’est donc Marcel… » » La vie reprend, il ne parlera plus jamais de cet épisode, jusqu’au aujourd’­hui. « C’était terminé. Vous arri­vez à comprendre, vous, toute cette histoire ? Moi non. C’était ma vie, il fallait que je passe par là. »

Pendant moins d’un an, le désor­mais Waffen SS Weibel mène la guerre à l’Est, en pleine débâcle de l’ar­mée alle­mande. L’Al­sa­cien fait partie des Wikings, un régi­ment de panzer­di­vi­sion. Au poste de pion­nier, il fait ainsi partie de ces soldats employés aux travaux de terras­se­ment. Il combat surtout en Pologne, en Hongrie aussi : « C’était meilleur, il y avait de grandes fermes, avec du lard salé, du lard fumé, du pain noir, du pain blanc et tout ça. »

Malgré quelques contre-attaques, son régi­ment est sur le recu­loir. « On a surtout passé notre temps en retraite. » Une fois en Pologne, il est blessé, à la colonne verté­brale. « Les Russes étaient à 50 m. Le gars à côté se fait tuer par un franc-tireur, puis un autre. On reçoit l’ordre de rester sur place. Moi j’en avais marre, je me barre. À la moitié du chemin, ça commence à tirer, je me couche. D’un coup je sens quelque chose. Je mets la main, il y a du sang. Je conti­nue à courir… »

À l’hô­pi­tal, en Autriche, on le trouve sale. « Cela faisait des mois que je ne m’étais plus lavé : le matin on prenait de la neige dans les mains et on faisait ça et ça (il fait mine de se passer la neige sur le visage, en deux gestes). » Soigné, il est renvoyé sur le front. Où il réchappe à une mort promise. « Un soir, je me retrouve entre deux chars (alle­mands), je me couche dans une tran­chée pleine de neige et commence à ronfler. Le matin, les copains étaient partis, les chars avec. Nous n’étions plus que quelques-uns, on n’avait rien entendu. Quelle direc­tion prendre ? Il y avait du brouillard. D’un coup on voit des chars russes. Que faire ? Grâce au brouillard, on a pu passer entre deux chars, en rampant. En arri­vant dans une forêt, on tombe sur une unité alle­mande. Pendant la guerre, on ne se rend même pas compte de ce qu’on peut faire pour se sauver la vie ! »

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STARCK Joseph, KLEIN Fernand & Pierre

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J’es­saie de recons­ti­tuer les parcours de parents, dont ceux de mes deux grands-pères « Malgré-Nous » et inter­nés à Tambov :

 Fernand KLEIN  (* Hague­nau 13.5.1925 + 1.2.2003). Élec­tri­cien à l’hô­pi­tal de Hague­nau.

RAD Frie­drichs­brück bei Kassel – Abtei­lung 3/223.
Incor­poré le 29/10/43. A la date du 23.11.43, il fait partie de la 2e compa­gnie du Grena­dier-Ausbil­dung-Bataillon 494 à Zegrze-Nord ûber Nasielsk en Prusse orien­tale.
Fait prison­nier en janvier 45 et interné à Tambov.

 

  Joseph STARCK (* Hague­nau 3.6.1925 + 12.1.1974). Désa­bleur dans le civil.

Plaque d’iden­tité : 6061 – Stammkp./GEB 96.

21/06/43–27/09/43 : RAD de Kassel-Harle­shau­sen
29/10/43 : incor­po­ra­tion  dans la compa­gnie d’Etat-Major du Grena­dier-Ersatz-Bataillon 96 à Schnei­demühl.

7.11.1943 : Muté à la 3e compa­gnie du Grena­dier-Ausbil­dung-Bataillon 96 à Kroto­schin.
14/12/43 : Muté au Reserve-Grena­dier-Bataillon 102 à Kielce. il a été fait prison­nier en même temps que le bataillon 102 dans la poche de Cour­lande.
mai 45 : fait prison­nier et envoyé à Tambov
25.10.1945 : libéré du camp de Tambov

 

 

 

  Pierre KLEIN (* 1927 + 2000), petit-frère de Fernand.

J’ignore tout de son parcours, sinon qu’il était à Modane pendant la guerre. Que faisait-il là-bas ? J’ai un portrait de lui en uniforme de l’ar­mée française. L’uni­forme semble être celui d’un chas­seur alpin (béret porté sur le côté typique) appar­te­nant à une unité récom­pen­sée : il porte une four­ra­gère, distinc­tion collec­tive, mais aussi des déco­ra­tions qui récom­pensent un acte de bravoure indi­vi­duel.

Merci pour toute aide !

Cathy STARCK

cathy.star­ck@­wa­na­doo.fr

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Confé­rence en octobre 2020 à Novos­si­birsk : L’hé­roïsme pendant la Seconde Guerre mondiale. Les citoyens sovié­tiques et les...

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Le Président de la Fédé­ra­tion de Russie Vladi­mir Vladi­mi­ro­vich Poutine a déclaré l’an­née 2020 année de la mémoire et de la gloire en l’hon­neur du 75e anni­ver­saire de la Victoire dans la Grande Guerre patrio­tique. Dans le but de préser­ver la mémoire histo­rique, pour commé­mo­rer la grande Victoire sur le fascisme penant la Seconde Guerre mondiale, se tien­dra une confé­rence scien­ti­fique inter­na­tio­nale : « L’hé­roïsme pendant la Seconde Guerre mondiale. Les citoyens sovié­tiques et les Euro­péens dans les mouve­ments de Résis­tance ». Elle aura lieu à l’Uni­ver­sité péda­go­gique d’état de Novos­si­birsk en octobre 2020. Des cher­cheurs de 20 pays parti­ci­pe­ront à la confé­rence. Il est prévu de diffu­ser les travaux de la confé­rence en ligne. Nous vous invi­tons à venir à Novos­si­birsk et à faire une commu­ni­ca­tion. Nous serons très content de tout soutien finan­cier et infor­ma­tif dans la prépa­ra­tion et la tenue de la confé­rence.

Nous vous prions de trans­mettre vos propo­si­tions au docteur en sciences histo­riques et profes­seur Nata­lia Mikhai­lovna Mark­dorf. E-mail: nmmark@­mail.ru, nata­lia@­mark­dorf.ru. Novo­si­birsk, Russie.

 

2020 год Президентов Российской Федерации Владимиром Владимировичем Путиным объявлен годом памяти и славы в честь 75-летия Победы в Великой Отечественной войне. С целью сохранения исторической памяти, в ознаменование великой Победы над фашизмом во Второй мировой войне в Новосибирском государственном педагогическом университете в октябре 2020 года пройдет Международная научная конференция « Героика Второй мировой войны. Советские граждане и европейцы в движении Сопротивления ». В Конференции примут участие исследователи 20 стран. Предполагается транслирование работы конференции в режиме он-лайн. Приглашаем вас приехать в Новосибирск и выступить с докладом. Мы будем рады любой информационной, финансовой поддержке в подготовке и проведении конференции. Свои предложения просим направлять доктору исторических наук, профессору Наталье Михайловне Маркдорф. E-mail: nmmark@­mail.ru, nata­lia@­mark­dorf.ru. Новосибирск, Россия

 

The year 2020 the Presi­dents of the Russian Fede­ra­tion Vladi­mir Vladi­mi­ro­vich Putin is decla­red as the year of memory and glory in honor of the 75th anni­ver­sary of the Victory in the Great Patrio­tic War. In order to preserve the histo­ri­cal memory, in comme­mo­ra­tion of the great victory over fascism in World War II at the Novo­si­birsk State Peda­go­gi­cal Univer­sity in Octo­ber 2020 will be held Inter­na­tio­nal scien­ti­fic confe­rence « The heroism of World War II. Soviet citi­zens and Euro­peans in the Resis­tance move­ment ». At the Confe­rence the resear­chers of 20 coun­tries will take part. We intend to broad­cast the work of the confe­rence on-line. We invite you to come to Novo­si­birsk and make a report. We will welcome any infor­ma­tio­nal and finan­cial support for the prepa­ra­tion and holding of the confe­rence. Please send your sugges­tions to the Doctor of Histo­ri­cal Sciences, Profes­sor Nata­lia Mark­dorf. E-mail: nmmark@­mail.ru, nata­lia@­mark­dorf.ru. Novo­si­birsk, Russia.

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Les « 1500 » – Article des DNA-Hague­nau 7.7.19 trans­mis par Richard Klein

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Jean STEMMEL – Témoi­gnage

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STEMMEL Jean, « Incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande », La Charte n°3, 2012, p.19–22.

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HECKER Edouard

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Je cherche à en savoir plus sur le parcours de mon père, Edouard Hecker, né le 13/06/1914 à Schir­meck, décédé le 01/07/1996. Il a été incor­poré de force de fin mai 1944 au début mai 1945. Cette période de sa vie a toujours été tabou et je n’ai que peu de rensei­gne­ments, je crois qu’il s’était rendu aux forces alliées en Rhéna­nie après s’être évadé, le 4 ou 5 mai 1945.

Par avance merci pour tout rensei­gne­ment qui pour­rait m’être utile.

Alain Hecker

alain.hecker0454@o­range.fr

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OBERLE Lucien

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Soldat français en 39–40, Lucien Oberlé habi­tait 25 rue de Saverne, à Schil­ti­gheim, au moment de la mobi­li­sa­tion de 39.  Un docu­ment alle­mand, qui date de juillet ou août 1940, dres­sant une liste de 14 prison­niers de l’oflag II D,  indique cette adresse. Cette liste est consti­tuée d’Al­sa­ciens ou de Mosel­lans. Un second docu­ment est une copie des archives du SHD de CAEN suivant laquelle il faisait partie du 148e régi­ment de tanks, qu’à l’oflag il avait le matri­cule  28 566, qu’il a été muté à l’hei­lag V C le 07/09/1940 en vue d’être rapar­trié enFrance (comme Alsa­cien, je présume), mais qu’il a été trans­féré au stalag II E (ainsi que trois autres prison­niers de l’oflag II).

Je présume que tous les quatre ont refusé d’adop­ter la natio­na­lité alle­mande en arri­vant à l’hei­lag V C .

J’au­rais aimé avoir une confir­ma­tion (ou une infir­ma­tion) de mes suppo­si­tions, afin de préci­ser le parcours de cet homme que mon beau-père a connu en capti­vité.

D’après la Région Alsace, on perd sa trace à comp­ter du 16.3.1944. Sa FPN indique qu’il appar­te­nait à la 3e compa­gnie du Grena­dier-Regi­ment 514. Il a donc fina­le­ment été enrôlé de force dans l’ar­mée alle­mande.

Merci pour toute aide ou rensei­gne­ments complé­men­taires.

 La liste est peut-être celle d’Al­sa­ciens ou de Mosel­lans rete­nus pour être trans­fé­rés à l’Hei­lag V C en vue d’être rapa­triés, ce que 8 ou 10 d’entre eux ont refusé.

Jean Le Roux

jean.leroux@­club-inter­net.fr

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FISCHER Charles & Joseph

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Je cherche à recons­ti­tuer les parcours de mon grand-père Fischer Charles, né le 5 septembre 1919 à Kédange-sur-Canner. Il est parti sur le front russe.

Il avait un frère, Joseph, né le 22 mars 1921. Appa­rem­ment il est passé par Pau, Lourdes et à Monte Cassino. Il a reçu des éclats d’obus dans le bras droit. Il est décédé à Metz dans les années 70 et n’a jamais trop voulu parler de ce qu’il a vécu pendant cette guer­re…

En vous remer­ciant pour toute aide ou direc­tion à suivre pour mes recherches.

 

Fruhauf Caro­line

caro­lang@­hot­mail.fr

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