BOETZLE Mathieu et Jean

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Je recherche des rensei­gne­ments sur les deux frères de ma mère :

BOETZLE Mathieu né le 04.12.1914 Stem­lis­berg 68 LUTTENBACH, décédé
le 30 mars 1945 à Neu Bran­den­burg (Alle­magne) (porté disparu ?)

BOETZLE Jean né le 15.12.1923 Stem­lis­berg 68 LUTTENBACH, décédé le
18.07.1944 à Pustina (Russie) porté disparu ?

Sur les extraits de nais­sance en ma posses­sion, ils sont signa­lés décé­dés suivant un juge­ment du tribu­nal de Colmar.

Ils figurent tous les deux sur le monu­ment aux Morts de Lutten­bach près Muns­ter. Voir : http://genea­muns­ter.fr/Monu­ments-aux-morts-du-canton-de.html

Merci pour toute aide

Danielle ERB

Cour­riel : meymin@o­range.fr

 

  • Fiches de la Région Alsace :
NomBOETZLE
Date de dispa­ri­tion18/07/1944
  • CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
  • CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
  • REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

* D’après Claude Herold, aucune personne avec le patro­nyme de Boetzle n’est réper­to­rié au Volks­bund, mais Jean est réper­to­rié au DRK :

boetzle_Jean.jpg

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BOUSCHBACHER Raymond Jean

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Je cherche des infos sur mon oncle Raymond Jean BOUSCHBACHER, né à Alsting (Moselle) le 29.3.1921 et décédé à l’âge de 22 ans à Schbach (Russie) le 10.6.1943.

Merci pour toute aide.

 Cour­riel : jnbetz@rtvc.fr

Bouschbacher_Raymond_D_10-06-1943_comp.jpg

Fiche du VDK trans­mise par Claude Herold :

 Raymond Bousch­ba­cher

 Raymond Bousch­ba­cher wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt.

 Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen befin­det sich sein Grab derzeit noch an folgen­dem Ort: nicht verzeich­net

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Bousch­ba­cher

 Vorname:
Raymond

 Geburts­da­tum:
29.03.1921

 Geburt­sort:
Alstin­gen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
10.06.1943

 Todes-/Vermiss­te­nort:
Schljach (Schljach) Donez

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BERNARDY Jules

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jpg_BERNARDY_Jules.jpg Je recherche des préci­sions sur la mort et le lieu d’in­hu­ma­tion de mon oncle Jules Jean Charles Bernardy, né à Metz, Moselle, 29.6.1921, et rési­dant à Falck, Moselle, au moment de son incor­po­ra­tion de force (sur son parcours, voir dans la rubrique « Portraits »).
Il est offi­ciel­le­ment mort à Tukums, Letto­nie, le 7.5.1945, sur l’axe Tukums/Kandava.

Selon l’his­to­rique du Grena­dier Regi­ment 174 (http://www.lexi­kon-der-wehr­macht.de/Glie­de­run­gen/Grena­die­re­gi­men­ter/GR174-R.htm), alors basé au sud d’Ir­lava sur la rivière Abava, Jules Bernardy serait mort pendant les attaques sovié­tiques qui ont commen­cées le 3.4.1945 et qui forcèrent le régi­ment à se replier dans le secteur de Tukkum le 7.5. Son corps repose donc quelque part au sud de ce village de Irlava sur les abords de cette rivière Abava (cf carte jointe).

Merci pour toute aide.

Domi­nique Bernardy

Cour­riel : domber1@­hot­mail.com

* Voir aussi son portrait plus détaillé sur ce site : https://www.malgre-nous.eu/bernardy-jules-jean-charles/

* Fiche du Volks­bund envoyée par Claude Herold :

Jules Bernardy

Jules Bernardy wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt.

Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen befin­det sich sein Grab derzeit noch an folgen­dem Ort: Pusto­schka / Pskow – Rußland

Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

Nach­name:
Bernardy

Vorname:
Jules

Geburts­da­tum:
29.06.1921

Geburt­sort:
Metz

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
07.05.1945

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LINKENHELD Antoine

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Linkenheld_Antoine.jpg Qui pour­rait me rensei­gner sur la dispa­ri­tion de mon oncle LINKENHELD Antoine Laurent, né le 19/12/1925 à Engen­thal (Bas-Rhin).

D’après un cour­rier adressé à mes grands-parents mater­nels par un offi­cier alle­mand, mon oncle serait décédé le 18.7.1944 sur le front de l’Est.

Il parai­trait que son corps n’a pas été retrouvé.

Avec mes remer­cie­ments.

Gilbert Kopf

 kopf.gilbert@­wa­na­doo.fr

* Fiche du Volks­bund trans­mise par Claude Herold :

 Anton Linken­feld

 Anton Linken­feld ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Sebesh (RUS).

 Grablage: Endgra­blage: Block 6 – Unter den Unbe­kann­ten

 Bei den Umbet­tungs­ar­bei­ten in seinem ursprün­gli­chen Grabla­geort konnte er nicht zwei­fels­frei iden­ti­fi­ziert werden, so dass er als  »unbe­kann­ter Soldat » auf dem Fried­hof Sebesh bestat­tet worden ist.

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Linken­feld

 Vorname:
Anton

 Dienst­grad:
Pionier

 Geburts­da­tum:
19.12.1925

 Geburt­sort:
Engen­tal

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
18.07.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort:
b.Barba­schi

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DEPORTES MILITAIRES

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Serait-il possible que les lecteurs du site trans­mettent les
textes rela­tifs au statut de déporté mili­taire qui leurs sont connus afin qu’ils soient mis en ligne et soient acces­sibles au plus grand nombre ?

Le statut de déporté mili­taire repose sur une ordon­nance ou un décret. Il
est impor­tant que les textes fonda­teurs de ce statut soient mis en ligne.

A ma connais­sance, il n’y a jamais eu d’abro­ga­tion de ce statut. En
consé­quence, il est toujours d’ac­tua­lité. En effet, le site www.legi­france.gouv.fr permet de voir qu’au­cun texte n’a été publié depuis 1947 suscep­tible de modi­fier les textes anté­rieurs.

Serge AMORICH

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Les « Malgré-Elles » au Mémo­rial de Schir­meck

Commentaire (0) Actualité

Dans le cadre de l’ex­po­si­tion « Les Malgré-Elles » orga­ni­sée par le
Mémo­rial Alsace-Moselle, une jour­née spéciale avait été orga­ni­sée le
samedi 28 septembre 2013.

Je tiens au nom de l’As­so­cia­tion des anciens incor­po­rés de force dans le
RAD et KHD d’Al­sace et de Moselle dont la Prési­dente est Madame Germaine
ROHRBACH à remer­cier l’en­semble du person­nel du Mémo­rial Alsace-Moselle
(et notam­ment sa Direc­trice, Madame HESSE) pour cette jour­née dédiée aux
Malgré-Elles : les personnes présentes vont garder dans leur mémoire des
moments précieux de recon­nais­sance et de chaleur humaine.

Merci.

Serge AMORICH

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WISSEN Joseph

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Qui a connu mon père WISSEN Joseph, de Rémel­fing (Moselle), qui a été interné à Tambov et a été très sérieu­se­ment touché dans sa santé. Il est mort à l’âge de 51 ans après une courte carrière aux HBL où il a essayé de se recons­ti­tuer mora­le­ment et physique­ment.

Tout rensei­gne­ment sera accueilli avec recon­nais­sance.

Nous sommes restés trois orphe­lins et ma mère veuve avec tous les problèmes et tracas.

Merci pour toute infor­ma­tion.

Martine Wissen

 bale­no2010@­la­poste.net

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Le géné­ral Colson, Vichy et les Alsa­ciens-Lorrains

Commentaire (0) Evacuation et Annexion

En réac­tion à l’ar­ticle « Vichy et les soldats alsa­ciens et mosel­lans » http://www.malgre-nous.eu/spip.php?arti­cle1282, Jean-Claude Strei­cher nous a trans­mis un texte préci­sant certains points. Nous l’en remer­cions bien vive­ment.

Ce texte est le 8e chapitre d’une biogra­phie à paraître sur le géné­ral Hunt­zi­ger, « L’Al­sa­cien du maré­chal Pétain ». N’y sont abor­dées que les
inter­ven­tions du géné­ral Hunt­zi­ger sur la ques­tion d’Al­sace-Lorraine en tant que président de la Commis­sion française d’ar­mis­tice à Wies­ba­den d’abord (pendant 2 mois), puis comme ministre secré­taire d’Etat de la Guerre du maré­chal Pétain. Ce rôle est très limité dans le temps, puisque le géné­ral Hunt­zi­ger a été tué dans un acci­dent d’avion le 12 novembre 1941 et qu’il n’a pas eu affron­ter la ques­tion de l’in­cor­po­ra­tion des Alsa­ciens-Lorrains dans la Wehr­macht.

8. Défense de l’Al­sace française

Dès le début de son séjour à Wies­ba­den, le géné­ral Hunt­zi­ger est
égale­ment inter­venu sur l’an­nexion de fait de l’Al­sace et du dépar­te­ment
de la Moselle, alors que les premières protes­ta­tions de L’Hu­ma­nité
clan­des­tine ne datent que du 10 décembre 1940 (1).

 Le 6 juillet, la délé­ga­tion française remet ainsi une note contre la
préten­tion d’un déta­che­ment mili­taire alle­mand de former à St-Etienne un
train de réfu­giés alsa­ciens et lorrains.

 Le 10 juillet, le géné­ral Hunt­zi­ger signale au géné­ral von Stülp­na­gel
les premières atteintes alle­mandes à la souve­rai­neté française dans le
Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle, dont le rempla­ce­ment des préfets et
des sous-préfets. Le préfet de Stras­bourg avait même été emmené à
Stutt­gart, et le sous-préfet de Molsheim expulsé. Il s’étonne aussi que
des réfu­giés origi­naires des trois dépar­te­ments, qui se trou­vaient dans
la Loire, aient été rassem­blés par des patrouilles moto­ri­sées et rame­nées
par voie ferrée dans leur région d’ori­gine. Hunt­zi­ger demanda à
Stülp­na­gel de lui faire connaître tous rensei­gne­ments. Il n’en reçut
aucun.

De son côté, Stülp­na­gel avait alors protesté contre les diffi­cul­tés
que le gouver­ne­ment français multi­pliait pour empê­cher les « Alle­mands
d’Al­sace-Lorraine » de renter chez eux. A quoi Hunt­zi­ger opposa que la
conven­tion d’ar­mis­tice avait été signée avec « la France totale, telle
qu’elle était établie dans ses fron­tières avant son entrée en guerre ».

Stülp­na­gel redit aussi qu’il n’ad­met­tait pas que l’ex­pres­sion
Alsa­ciens-Lorrains de commu­nauté alle­mande soit contes­tée : « Le
gouver­ne­ment du Reich alle­mand reven­dique pour lui le droit d’ac­cor­der
aide et protec­tion à tous les membres de la commu­nauté alle­mande, si loin
qu’ils puissent être établis hors des fron­tières du Reich ». Il deman­dait
donc le rapa­trie­ment des Alsa­ciens-Lorrains de commu­nauté alle­mande se
trou­vant dans les camps de jeunesse, en métro­pole comme en Afrique du
nord (12).

 Le 18 juillet, Léon Noël demande la mise en liberté des préfets et
sous-préfets Agard, Alape­tite et Viguié.

 Les 24 juillet et 1er août, la délé­ga­tion française proteste contre le
ratta­che­ment du réseau d’Al­sace et de Lorraine au réseau ferré alle­mand.

 Le 7 août, le géné­ral Hunt­zi­ger inter­pelle le ministre Hemmen sur les
premières mesures alle­mandes en Alsace et en Lorraine (2).

 Le 8 août, 61 offi­ciers alsa­ciens adressent de Toulouse une lettre au
géné­ral Hunt­zi­ger, avec copie au Dr Méné­trel, secré­taire parti­cu­lier du
Maré­chal : « Nous vous deman­dons, supplient-ils, de bien vouloir avec
tout votre coeur et votre téna­cité d’Al­sa­cien d’in­ter­ve­nir, aussi­tôt que
s’an­non­ce­ront les négo­cia­tions du futur traité de paix, pour que l’Al­sace
reste française. La France sans l’Al­sace n’est pas la France » (3).

 Mais à la mi-août, Hunt­zi­ger ne peut que consta­ter, désa­busé, que « la
sépa­ra­tion est de plus en plus étanche ».

 Le 19 août, il reparle à Hemmen des viola­tions alle­mandes de la
conven­tion d’ar­mis­tice en Alsace et en Moselle.

 Le 1er septembre, il remet une note à von Stülp­na­gel protes­tant contre
l’em­ploi par les Alle­mands de l’ex­pres­sion « Alle­mands d’Al­sace-Lorraine
 » (4).

 Deux jours plus tard, le 3 septembre, en fin d’après-midi, avant de
s’en­vo­ler pour Vichy, qui venait de le nom-mer ministre secré­taire d’Etat
à la guerre, il remet à Stülp­na­gel la première « protes­ta­tion solen­nelle
d’en­semble » du gouver­ne­ment français contre les mesures prises par le
gouver­ne­ment alle­mand en Alsace et en Moselle.

Le récit de Paul Reynaud

Paul Reynaud, l’an­cien président du conseil, en a raconté la genèse.
Le maré­chal Pétain, écrit-il, est resté trop long­temps « silen­cieux »,
quand « l’Al­sace-Lorraine a été arra­chée à la patrie ». Il n’a commencé à
bouger qu’a­près le 15 août, lorsque des Messins s’étaient rassem­blés
devant la statue commé­mo­rant leur libé­ra­tion de 1918. Bürckel, gaulei­ter
depuis le 7 août précé­dent, en avait tiré prétexte pour expul­ser sans
préavis de Moselle les Lorrains de langue française, faire arra­cher les
poteaux-fron­tière et les repor­ter à leurs empla­ce­ments d’avant 1918.

« Le Maré­chal et le géné­ral Weygand, pour­suit Paul Reynaud, firent
d’abord la sourde oreille. Personne ne bougea à Vichy, où l’on feignit
d’igno­rer les événe­ments tragiques de Metz et de Stras­bourg. Il fallut,
pour aler­ter Vichy, l’in­ter­ven­tion éner­gique et coura­geuse de deux
repré­sen­tants de la Lorraine, MM. Moncelle et Béron. C’est sur leur
insis­tance, après de multiples démarches, et le 3 septembre seule­ment,
que le Maré­chal se décida. A quoi ? A adres­ser une protes­ta­tion
solen­nelle à Hitler ? Allait-il rappe­ler au Führer qu’il croyait avoir
traité « dans l’hon­neur, entre soldats » ? Allait-il saisir l’opi­nion
mondiale, au lende­main du jour où le président des Etats-Unis avait
déclaré que son pays ne recon­naî­trait pas une annexion par la force ?
Hélas, non ! Pétain savait fort bien que, s’il élevait cette protes­ta­tion
solen­nelle, et si elle restait sans effet, il devait quit­ter les ombrages
de Vichy. Tout se rédui­sit à l’en­voi d’une note adres­sée à la commis­sion
d’ar­mis­tice et signé du géné­ral Hunt­zi­ger, chef de notre délé­ga­tion à Rethondes » (5).

En voici le texte :

Note pour M. le géné­ral d’in­fan­te­rie de Stülp­na­gel, président de la
commis­sion alle­mande d’ar­mis­tice

Objet : mesures prises par le gouver­ne­ment du Reich dans les dépar­te­ments du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle

Mon géné­ral,

D’ordre de mon gouver­ne­ment, j’ai l’hon­neur de vous trans­mettre la
décla­ra­tion suivante :

Depuis l’en­trée des troupes alle­mandes dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et
la Moselle, les auto­ri­tés alle­mandes d’oc­cu­pa­tion ont pris un grand
nombre de mesures qui ont pour effet de priver la France de ses droits de
souve­rai­neté sur ces terri­toires. Parmi ces mesures, le gouver­ne­ment
français ne veut citer que les suivantes :

1. les préfets, sous-préfets et maires, ainsi que nombre de
fonc­tion­naires d’ori­gine non locale et dont les tendances passaient pour
suspectes, ont été évin­cés de leurs sièges respec­tifs.

2. Mgr Heintz, évêque concor­da­taire de Metz, a été chassé de son
diocèse, plusieurs membres du clergé tant sécu­lier que régu­lier ont été
expul­sés sous le prétexte qu’ils étaient de langue et de menta­lité
françaises.

3. Mgr Ruch, évêque concor­da­taire de Stras­bourg, s’est vu inter­dire
l’ac­cès de son diocèse et, par voie de consé­quence, la reprise de son
minis­tère.

4. M. J. Burckel a été nommé le 7 août 1940 gaulei­ter de Lorraine et M.
R. Wagner, gaulei­ter d’Al­sace. La première de ces provinces a été
ratta­chée au gau de Sarre-Pala­ti­nat et la seconde, à celui de Bade.

5. L’Al­sace et la Lorraine ont été inté­grées dans l’ad­mi­nis­tra­tion de
l’Al­le­magne. La fron­tière et la police doua­nière ont été portées à la
limite terri­to­riale de ces provinces.

6. Les chemins de fer ont été incor­po­rés dans le réseau alle­mand.

7. L’ad­mi­nis­tra­tion des PTT a été prise en mains par les postes
alle­mandes, qui substi­tuent graduel­le­ment au person­nel en place leur
propre person­nel.

8. La langue française a été élimi­née tant de la vie admi­nis­tra­tive que
de l’usage public.

9. Les noms des loca­li­tés ont été germa­ni­sés.

10. La légis­la­tion raciale de l’Al­le­magne est intro­duite dans le pays
et, à la faveur de cette mesure, les Israé­lites sont expul­sés, ainsi que
ceux des natio­naux que l’au­to­rité alle­mande tient pour des intrus.

11. Seuls les Alsa­ciens et les Lorrains qui consentent à se recon­naître
comme étant de souche alle­mande sont admis à réin­té­grer leurs foyers.

12. Le patri­moine des asso­cia­tions de carac­tère poli­tique et des Juifs
est frappé de confis­ca­tion, de même que les biens acquis posté­rieu­re­ment
au 11 novembre 1918 par les Français.

Rien n’illustre mieux l’es­prit qui anime ces mesures, en elles-mêmes
arbi­traires, que les paroles pronon­cées publique­ment, le 16 juillet à
Stras­bourg, par M. R. Wagner. Parlant de l’éli­mi­na­tion en cours de tous
les éléments de souche ou de natio­na­lité étran­gère, ce haut fonc­tion­naire
affir­mait que le dessein de l’Al­le­magne était de régler une fois pour
toutes la ques­tion d’Al­sace.

Une pareille poli­tique, qui ne saurait être le fait d’or­ganes d’oc­cu­pa­tion subor­don­nés, équi­vaut à une annexion et est formel­le­ment contraire aux enga­ge­ments sous­crits par l’Al­le­magne à Rethondes. En effet, c’est avec la France entière, dans ses fron­tières de 1939, que
l’Al­le­magne a signé la conven­tion du 22 juin 1940. C’est l’in­té­grité de
la France entière que l’Al­le­magne a comprise dans la conven­tion
d’ar­mis­tice en préci­sant que le gouver­ne­ment français avait le devoir
d’ad­mi­nis­trer les terri­toires occu­pés et non occu­pés sans limi­ta­tion
terri­to­riale aucune.

Fort de son droit, le gouver­ne­ment français élève une protes­ta­tion
solen­nelle contre les mesures prises en viola­tion de la conven­tion
d’ar­mis­tice à l’égard des dépar­te­ments alsa­ciens et lorrains et de leurs
popu­la­tions, ce qui consti­tue une annexion de fait de ces terri­toires.

Veuillez agréer, mon Géné­ral, l’as­su­rance de ma haute consi­dé­ra­tion,
Hunt­zi­ger (5).

Bien entendu, cette protes­ta­tion n’eut aucune réponse. Hemmen, le
président de la délé­ga­tion écono­mique alle­mande, aurait simple­ment dit :
« Je n’ai pas d’opi­nion, je n’ai qu’une fonc­tion » (6).

« Que va faire Pétain, pour­suit Paul Reynaud ? Aura-t-il un sursaut ?
Aucun. Il reste à Vichy et, six semaines plus tard, à Montoire, il va
mettre sa main dans la main du bour­reau de l’Al­sace-Lorraine » (5).

Pas de publi­cité

Mais nous avons égale­ment la version de Paul Baudouin, le ministre des
affaires étran­gères du Maré­chal. Le samedi 24 août 1940, écrit-il, « 
après le conseil restreint, nous restons seuls, le géné­ral Weygand et moi
avec le Maré­chal. Nous lui expliquons qu’il n’est pas possible de ne pas
protes­ter solen­nel­le­ment à Wies­ba­den contre toutes les mesures prises par
les Alle­mands en Alsace-Lorraine, qui privent la France de ses droits de
souve­rai­neté. Je vais faire prépa­rer, dit Baudouin, une décla­ra­tion du
gouver­ne­ment français très ferme qui serait remise le plus tôt possible
par le géné­ral Hunt­zi­ger au géné­ral von Stülp­na­gel. Le Maré­chal nous
approuve, mais il reste inébran­lable dans son refus de rendre publique
cette protes­ta­tion. Je lui réponds que notre silence nous rend complices
des Alle­mands. »

Et cepen­dant le Maré­chal persista dans son refus de la rendre publique
(7). Maurice Catoire, de la direc­tion des Services de l’ar­mis­tice, le
déplora égale­ment. « Malheu­reu­se­ment, aucune publi­cité, écrit-il, ne fut
donnée à la protes­ta­tion du 3 septembre 1940, de sorte que nos
compa­triotes l’igno­rèrent et que la radio de Londres trouva dans le
silence offi­ciel du gouver­ne­ment français rela­ti­ve­ment aux affaires
d’Al­sace et Lorraine un levier puis­sant pour sa propa­gande » (8).

Dans ses propres mémoires, le géné­ral Weygand s’at­tri­bue, de même, le
mérite d’avoir obtenu, malgré « l’op­po­si­tion de M. Laval »,
vice-président du conseil, la remise de cette première protes­ta­tion
solen­nelle d’en­semble. Il était d’avis, lui aussi, à lui donner plus de
bruit : « J’in­sis­tai ensuite au conseil des ministres pour qu’un
carac­tère plus solen­nel et mondial fut donné à cette protes­ta­tion. Je
rappe­lai celle qui avait été formu­lée en 1871, en expri­mant l’es­poir que
nous montre­rions dans cette circons­tance un courage égal à celui des
Français qui, 70 ans aupa­ra­vant, à Bordeaux, n’avaient pas craint
d’éle­ver leurs voix contre l’injus­tice. Ce fut en vain. Notre
protes­ta­tion ne dépassa pas Wies­ba­den » (9).

Mais l’ex­pli­ca­tion de Paul Reynaud du silence du Maré­chal n’est sans
doute pas la bonne. Jacques Laurent-Cély, qui était alors au Service de
l’in­for­ma­tion, en rapporte une bien diffé­rente. « Les Alle­mands sont des
sadiques, aurait dit le Maré­chal. Si je publiais la protes­ta­tion (du 3
septembre 1940), ils broie­raient les Alsa­ciens ». « Malgré sa haine de
l’Al­le­mand et sa volonté de résis­ter à leurs empiè­te­ments, ajoute
l’au­teur de Prénom Clotilde, le Maré­chal aura toujours tendance à céder
fina­le­ment à cause de la crainte qu’il a d’at­ti­rer des repré­sailles sur
la nation française et surtout sur les prison­niers » (10).

Les Alsa­ciens-Lorrains des Chan­tiers de Jeunesse et de l’Ar­mée d’ar­mis­tice

La ques­tion alsa­cienne-lorraine resta à l’ordre du jour pendant tout
le second semestre 1940 et au-delà, mais concen­trée sur celle des jeunes
alsa­ciens-lorrains restés dans l’ar­mée d’ar­mis­tice et les chan­tiers de
jeunesse, et dont les Alle­mands récla­maient le rapa­trie­ment. Cette fois,
Vichy avait les moyens d’ou­tre­pas­ser la simple protes­ta­tion écrite. Il
pouvait empê­cher, filtrer et/ou sabo­ter ce rapa­trie­ment.

Tout d’abord, il convient de rappe­ler que ce rapa­trie­ment s’ins­crit
dans un triple mouve­ment : le retour volon­taire chez eux d’une bonne
partie des Alsa­ciens-Lorrains évacués en septembre 1939 dans le sud-ouest
 ; le retour volon­taire dans les dépar­te­ments du nord des fuyards de la
débâcle ; ainsi que la libé­ra­tion des Alsa­ciens-Lorrains de l’ar­mée
française faits prison­niers en mai-juin 40 par les Alle­mands pour peu
qu’ils se recon­naissent Volks­deutsch par écrit.

Les Alle­mands avaient commencé à se poser en protec­teurs de tous les
Alsa­ciens et Lorrains en zone libre par la note du 3 août du géné­ral
Mieth. Vichy n’avait pas cru devoir y répondre. Puis le 29 août, le
géné­ral von Stülp­na­gel était inter­venu lui-même pour deman­der le retour
des jeunes Alsa­ciens et Lorrains rete­nus dans les camps de jeunesse et
l’ar­mée d’ar­mis­tice (4).

Vichy crut d’abord n’y mettre aucun obstacle, ne se doutant pas encore
de l’an­nexion des trois dépar­te­ments. Le 30 août 1940, le géné­ral d’ar­mée
Colson, alors secré­taire d’Etat à la guerre, donna ainsi la consigne aux
géné­raux comman­dant les régions mili­taires de ne pas décou­ra­ger les
mili­taires alsa­ciens et lorrains voulant rentrer chez eux, leur deman­dant
même de les délier de tout enga­ge­ment pour leur épar­gner toute
compli­ca­tion avec les Alle­mands. La ques­tion de ce retour s’était posée,
semble-t-il, à Toulouse, où exis­tait un déta­che­ment de la Légion d’Al­sace
et de Lorraine, comman­dée par le comman­dant Gous­sot (11).

Puis, ayant pris conscience que les trois dépar­te­ments étaient
pure­ment et simple­ment annexés, Vichy se ravi-sa. Il se mit à vouloir
frei­ner le rapa­trie­ment des mili­taires, se mettant ainsi en contra­dic­tion
avec l’ar­ticle 16 de la conven­tion d’ar­mis­tice, qu’il ne cessait
d’in­voquer par ailleurs pour favo­ri­ser le retour des réfu­giés dans les
dépar­te­ments du Nord et ainsi contrer leur germa­ni­sa­tion.

Mais les Alle­mands étaient assez bien infor­més de la situa­tion,
puisque leurs commis­sions de contrôle faisaient le tour des prin­ci­paux
camps et caser­ne­ments. Le 12 septembre, l’une d’elles s’était ainsi
présen­tée au camp de jeunesse de Roche­fort-Montagne, à l’ouest de
Cler­mont-Ferrand, au pied du Mont-Dore. Elle avait fait convoquer les 11
Alsa­ciens qui s’y trou­vaient pour leur deman­der s’ils dési­raient rentrer
en Alsace. Deux semaines plus tard, le 30 septembre, le géné­ral Mieth
exigea la libé­ra­tion et le rapa­trie­ment de 150 autres Alsa­ciens-Lorrains
se trou­vant au camp de jeunes de la forêt doma­niale de Tronçais, à
l’ouest de Moulins (Allier). « Ils sont trai­tés comme des prison­niers,
souligne-t-il. Ils reçoivent une mauvaise nour­ri­ture et n’ont pas le
droit de fréquen­ter la popu­la­tion civile. Les vête­ments civils et les
fiches de démo­bi­li­sa­tion leur ont été reti­rés. Leur loge­ment est
rudi­men­taire et anti­hy­gié­nique » (12).

En octobre, le géné­ral von Stülp­na­gel renou­velle ses exigences :
libé­ra­tion et rapa­trie­ment de tous les Alsa­ciens-Lorrains rete­nus dans
l’ar­mée d’ar­mis­tice et les camps de jeunesse. Le mercredi 23, Hunt­zi­ger
les expose en conseil restreint à Vichy. Les accep­ter, c’était
recon­naître l’an­nexion de fait. Baudouin s’y opposa donc « forte­ment » en
souli­gnant « une fois de plus, combien il est regret­table que le
gouver­ne­ment n’ait pas eu le courage de mettre le pays au courant des
actes graves que les Alle­mands se sont permis en-dehors de la conven­tion
d’ar­mis­tice. Si nous nous écar­tons de cette conven­tion, dit-il, nous
sommes grigno­tés, mangés, perdus. Le pays ignore tout ce que nous faisons
pour le défendre. Comment aurait-il confiance en nous ? » (7) .

Vichy ne s’étant pas exécuté, von Stülp­na­gel revient à la charge par
lettre le 15 novembre, suite à un inci­dent survenu lors de la visite
d’une commis­sion de contrôle dans un camp de jeunesse près de Pau. Sept
Alsa­ciens s’étaient alors présen­tés spon­ta­né­ment à elle pour lui dire
qu’ils avaient été cachés le temps de cette visite, sous la menace de
peines sévères s’ils cher­chaient à faire connaître aux Alle­mands qu’ils
dési­raient rentrer chez eux. Aussi, avaient-il demandé asile et
protec­tion à cette commis­sion (2) (12) (13).

Stülp­na­gel rappela à cette occa­sion qu’une aide sans réserve était
accor­dée aux Volks­deutsche, qui deman­daient protec­tion aux auto­ri­tés
alle­mandes en zone libre. Il exigea dere­chef la libé­ra­tion et le renvoi
dans leurs foyers de tous les Alsa­ciens-Lorrains dans l’ar­mée et les
camps de jeunesse avant le 1er janvier 1941, qu’ils soient volon­taires ou
non, à la seule excep­tion de ceux dont les familles avaient déjà été
expul­sées d’Al­sace et de Moselle.

Réso­lu­tion médiane

Même si cela reve­nait à un aban­don de souve­rai­neté, le géné­ral Doyen,
nouveau président de la délé­ga­tion française de Wies­ba­den, recom­manda à
Vichy d’y consen­tir (2). Comme ministre comman­dant les forces
terrestres, Hunt­zi­ger prit fina­le­ment une réso­lu­tion médiane. Il s’op­posa
à tout rapa­trie­ment forcé et jugea inac­cep­table un recen­se­ment des
Alsa­ciens et des Lorrains en zone libre. De l’autre côté, il ordonna de
lais­ser les jeunes Français origi­naires des trois dépar­te­ments
accom­plis­sant leurs obli­ga­tions légales de service civil retour­ner dans
leurs foyers, s’ils le souhai­taient. Il demanda même « de fermer les yeux
sur les évasions des Alsa­ciens et Lorrains enrô­lés dans les chan­tiers de
la jeunesse, voire dans certains cas, de les leur faci­li­ter » (13).

Certains de ces Alsa­ciens-Lorrains avaient effec­ti­ve­ment été forcés
d’en­trer ces camps. Et Hunt­zi­ger ne voulait pas avoir à les renvoyer chez
eux, mécon­tents. Pour faci­li­ter leur évasion, ils furent regrou­pés dans
les camps les plus rappro­chés de la ligne de démar­ca­tion. Les évadés ne
devaient être ni recher­chés, ni punis. Mais concer­nant les appe­lés de
l’ar­mée, dit Hunt­zi­ger, « il n’était pas possible de tolé­rer les évasions
 ». En conseil restreint, il pro-posa de promettre aux Alle­mands que les
Alsa­ciens et Lorrains qui le souhai­taient seraient libé­rés. En
contre-partie, il deman­de­rait que les commis­sions alle­mandes de contrôle
ne fassent plus aucune inqui­si­tion dans aucune des trois armes. En son
for inté­rieur, il était persuadé que la moitié des 3 500 Alsa­ciens et
Lorrains subsis­tant dans l’ar­mée, comme des 4 000 appe­lés des Chan­tiers
de jeunesse choi­si­raient de rester en zone libre.

Mais ce compro­mis est rejeté à Wies­ba­den. Un nouveau conseil restreint
en redis­cuta donc le 7 décembre, sans le Maré­chal. Hunt­zi­ger proposa de
répondre aux Alle­mands que les jeunes Alsa­ciens-Lorrains seront lais­sés
entiè­re­ment libres de rester ou de partir. Et si cette réponse ne
suffi­sait pas, une commis­sion de contrôle alle­mande serait admise à
véri­fier qu’au­cune pres­sion n’est exer­cée. Le géné­ral Doyen promit ainsi
le 18 décembre à Wies­ba­den que tous les jeunes gens origi­naires des trois
dépar­te­ments seront libé­rés avant le 1er janvier 1941, qu’ils soient dans
les camps ou dans l’ar­mée d’ar­mis­tice. Et qu’ils seront ache­mi­nés de la
zone libre en zone occu­pée au moyen de 7 trains (2) (12).

André Lavagne, le chef adjoint du cabi­net civil du Maré­chal, avance
que 4 416 jeunes Alsa­ciens et Lorrains, fran­chirent alors la ligne de
démar­ca­tion (4). Mais dès la fin du mois de décembre, von Stülp­na­gel
protesta qu’au lieu des 7 trains char­gés des 4 500 hommes escomp­tés,
seuls 700 hommes avaient pu être rapa­triés en Alsace-Lorraine même. Sans
doute, un grand nombre des libé­rés s’étaient-ils égayés dans la nature et
fondus dans la masse des réfu­giés restés en zone libre. Ceux qui avaient
choisi de rester dans l’ar­mée d’ar­mis­tice, en tout cas, furent dissi­mu­lés
sous de fausses iden­ti­tés et de faux papiers.

La ques­tion n’était pas éteinte pour autant. En mai 1941, les
Alle­mands remettent encore à Wies­ba­den une liste de 2 400 mili­taires
Alsa­ciens-Lorrains non rentrés (2). En août 1941, ils affir­mèrent encore
qu’il restait envi­ron 2 000 Alsa­ciens-Lorrains sous les drapeaux,
munis de faux papiers. Ils protestent égale­ment contre la survi­vance
d’uni­tés alsa­ciennes, telles que le 152e RI (le 15.2 de Colmar) ou une
demi-brigade de chas­seurs à pied qui arbo­rait l’écus­son d’Al­sace et dont
le drapeau était orné des armes des prin­ci­pales villes de la province (8)
(13).

En 1941, les Alle­mands demandent égale­ment que les Alsa­ciens-Lorrains
enga­gés volon­taires de l’ar­mée d’ar­mis­tice puissent rentrer eux aussi.
Mais seuls 12 sous-offi­ciers et 215 soldats le deman­dèrent alors, selon
Maurice Catoire. Vichy persista dans son refus de tout rapa­trie­ment
forcé. Les Alle­mands n’eurent donc d’autre ressource que de mena­cer de la
confis­ca­tion de leurs biens tous ceux qui refu­saient de se lais­ser
rapa­trier après le 31 juillet 1942 (11).

Une dernière inter­ven­tion de Hunt­zi­ger sur ces ques­tions est signa­lée
le 13 mai 1941. En tant que ministre secré­taire d’Etat à la guerre, il
adresse alors au ministre de l’Edu­ca­tion natio­nale la note n° 14.897/DSA
fixant des condi­tions très strictes au rapa­trie­ment des mineurs en
Alsace-Lorraine. A partir de 15 ans accom­plis, une demande des inté­res­sés
devait ainsi être exigée en plus de la demande de la personne inves­tie à
leur égard de la puis­sance pater­nelle. De plus, les auto­ri­tés alle­mandes
ne pouvaient se substi­tuer aux parents. Même les demandes par elles
produites devaient être exami­nées quant à leur authen­ti­cité et leur
sincé­rité.

Edouard Coeur­de­vey, le direc­teur de l’Ecole normale d’ins­ti­tu­teurs
catho­liques d’Ober­nai repliée à Soli­gnac, près de Limoges, donna lecture
de cette note à l’en­semble de ses élèves le samedi soir 14 mai. Ceux-ci
l’ac­cueillirent avec enthou­siasme : « Mes grands garçons ont brusque­ment
senti qu’ils étaient proté­gés contre tout arbi­traire et qu’ils deve­naient
maîtres de leur avenir. Ils ont entonné le chant « Vous n’au­rez pas
l’Al­sace et la Lorraine ». Ils y ont mis un accent passionné quand le
couplet fait dire « Et notre coeur vous ne l’au­rez jamais ». Quelques-uns
ont prononcé « chamais ». C’était un beau spec­tacle émou­vant », écrit le
direc­teur Coeur­de­vey, dans son rapport du 20 mai 1941 au secré­taire
géné­ral du recto­rat (14).

Jean-Claude Strei­cher

Notes :

(1) Jacques Duclos : « Mémoires », t. 3, Livre club Dide­rot, 1974, p. 93.
(2) Alphonse Irjud : « Vichy proteste en silence », Saisons d’Al­sace,
n° 117, p. 47–56. (3) Louis Noguères : « Le Véri­table procès du
Maré­chal Pétain », Fayard, 1955, 664 p. (4) Louis Cernay : « Le
Maré­chal Pétain, l’Al­sace et la Lorraine, Faits et docu­ments, 1940–1944
 », Paris, Les Îles d’or, 1955, 180 p. (5) Paul Reynaud : « La France à
sauvé l’Eu­rope », t. 2, Flam­ma­rion, Paris, 1947, p. 494–497. (6) Lothar
Kette­na­cker : « L’at­ti­tude du gouver­ne­ment de Vichy face à l’an­nexion de
fait de l’Al­sace-Lorraine dure la seconde guerre mondiale », Revue
d’Al­sace, 2006. (7) Paul Baudouin : « Neuf mois au gouver­ne­ment », La
Table ronde, 1948, 435 p. (8) Maurice Catoire : « La direc­tion des
Services de l’Ar­mis­tice », Berger-Levrault, 1955.
(9) Weygand : « Mémoires, Rappelé au service », Flam­ma­rion, 1950, t. 3.
(10) Cécil Saint-Laurent : « Prénom Clotilde », Presses de la Cité, 1957,
p. 146. (11) www.malgre-nous.eu. (12) Jacques Delper­rie de Bayac : « 
Le royaume du Maré­chal. Histo­rie de la zone libre », R. Laffont, 1975,
414 p. (13) Robert O. Paxton : « L’ar­mée de Vichy. Le corps des
offi­ciers français, 1940–1944 », Tallan­dier, 2004, 586 p. (14) « La
commu­nauté de Soli­gnac », Saisons d’Al­sace, 1992, n° 117, p. 902.

 Voir égale­ment : http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/de-saigon-a-marseille-un-convoi-anna­mite-jour­nal-candide-du-13-aout-1941–14867 et sur le crash de l’avion du géné­ral Hunt­zin­ger : http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/14217–14217

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Je recherche la tombe de mon père, Flaus Pierre, né le 31–01–1919. Il a été incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande le 29–09–1944 à Land­sberg, près de Berlin .
Il a été tué le 31–01–1945 à Eich­ha­gen-Wald­ko­lo­nie près de Neus­tadt (Haute -Silé­sie, Pologne).

Merci pour toute aide.

Jean Flaus

 flausjean@sfr.fr

 Fiche du Volks­bund trans­mise par Claude Herold :

 Peter Flaus

 Peter Flaus wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt.

 Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen befin­det sich sein Grab derzeit noch an folgen­dem Ort: Walce – Polen

 Nach­name:
Flaus

 Vorname:
Peter

 Dienst­grad:
Jäger

 Geburts­da­tum:
31.01.1919

 Geburt­sort:
Forbach

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
31.01.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort:
Eich­ha­gen, Wald­ko­lo­nie

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