NEU Adolphe et NARTZ A.

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Je suis à la recherche de rensei­gne­ments concer­nant deux jeunes Alsa­ciens ayant pris la poudre d’es­cam­pette lors de leur incor­po­ra­tion dans l’ar­mée alle­mande et qui se sont cachés dans la ferme de ma grand-mère dans la région de Flers, dans l’Orne.

Il s’agit des nommés NEU Adolphe et NARTZ A. Je sais qu’ils étaient origi­naires de la région de Stras­bourg. Le nommé NEU a survécu aux évène­ments et a contacté la famille en 196O pour donner des nouvelles.

J’ef­fec­tue ces recherches pour complé­ter un fasci­cule trai­tant de la vie de notre grand-mère afin de diffu­sion dans la famille.

Avec mes remer­cie­ments pour d’éven­tuels rensei­gne­ments.

Cour­riel : grain­dor­geje@­free.fr

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Normands cherchent incor­po­rés de force

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Malgré nous

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Ce repor­tage donne la parole à deux incor­po­rés de force de la région de Nieder­bronn-les-Bains : Louise Grabler et Alfred Bill­mann.

Adresse du repor­tage : [http://www.lare­gie.fr/VOD/Mag3V/Les_Malgre-Nous-zS7IwYPNq3>www.lare­gie.fr/VOD/mag3V]

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« Profes­sion : bour­reau »…

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Après s’être inté­ressé en tant que juriste au procès de Bordeaux, puis à l’épu­ra­tion en Alsace et au Gaulei­ter Wagner, Jean-Laurent Vonau s’est penché sur 10 procès, tenus de 1946 à 1958, en Alle­magne et en France, devant des tribu­naux mili­taires ou civils. Mais malgré l’atro­cité des faits repro­chés aux comman­dants et gardiens des camps de Schir­meck et Stru­thof, les déci­sions de justice furent en dessous de ce qui était attendu par les dépor­tés survi­vants et par l’Al­sace.

Après le procès (raté car le drame de l’an­nexion de fait et de l’in­cor­po­ra­tion de force n’avait pas été mis en évidence) du Gaulei­ter Wagner, après les procé­dures déce­vantes de l’épu­ra­tion, cette série de procès allait-elle réha­bi­li­ter l’ac­tion de l’ad­mi­nis­tra­tion de l’État français char­gée de dire le droit? Hélas, la réponse de l’au­teur qui livre son troi­sième ouvrage axé sur les années noires de l’Al­sace et leur trai­te­ment par la justice est néga­tive. Malgré l’ins­truc­tion qui mit pour­tant au grand jour un niveau jamais atteint de sadisme, le résul­tat n’ap­porta pas à la popu­la­tion des raisons de se croire comprise par les repré­sen­tants de la France. Car, condam­nés à mort lors en 1946 et 1947, des tortion­naires du camp de Schir­meck ne le furent plus en 1953. Idem pour les bour­reaux du Stru­thof dont les condam­na­tions à mort de 1954 et 1955 ne furent pas suivies d’exé­cu­tion. Pire : les bour­reaux condam­nés furent libé­rés au plus tard en 1960. « A coup sûr, cette Justice a été sous influence » n’a pas peur d’écrire l’au­teur. Expli­ca­tions: d’une part, le poids de la poli­tique exté­rieure de la France avec l’Al­le­magne d’Ade­nauer et d’autre part, une certaine trans­for­ma­tion de l’opi­nion publique voulant « tour­ner la page »…

Pour­tant, de tous les livres de J-L Vonau, c’est certai­ne­ment celui-ci le plus effrayant à lire. Car le juriste se trans­forme en écri­vain pour rendre compte, comme si le lecteur était dans la salle d’au­dience, des dialogues entre témoins et accu­sés. Les témoins décrivent des scènes d’hor­reur : cadavre de fillette de 6 ans aux dents défon­cées par des gardiens devant le créma­toire du Stru­hof, cris d’un jeune Polo­nais de 13 ou 14 ans « Mama, Mama » dans sa cellule avant l’exé­cu­tion, chiens mordeurs lancés contre deux jeunes Alsa­ciens de 17 ans après une tenta­tive d’éva­sion du camp de Schir­meck suivie de la mise à mort, déte­nus obli­gés, la nuit de Noël 1942, de se rouler dans la neige comme un rouleau compres­seur humain, gardien urinant sur des dépor­tés griè­ve­ment bles­sés, etc… Aussi lâches qu’ils avaient été mons­trueux, les respon­sables de camps et gardiens SS nient vigou­reu­se­ment ou mini­misent leur absence totale d’hu­ma­nité. Les familles des victimes sont scan­da­li­sées, effon­drées. Elles le seront aussi en 1954 quand le préfet Demange met le feu à la plupart des blocks du camp du Stru­thof, pour­tant classé en 1950 Monu­ment Histo­rique, comme le village d’Ora­dour-sur-Glane bien préservé lui. Les proches des dépor­tés assas­si­nés furent aussi conster­nés quand, à partir de 1955, le camp de Schir­meck fut rasé, le terrain découpé en parcelles et vendu pour des maisons indi­vi­duelles. On aurait voulu gommer ce qui avait drama­tique­ment singu­la­risé le sort de l’Al­sace qu’on ne s’y serait pas pris autre­ment… Jean-Laurent Vinau en appelle donc au témoi­gnage (son livre en est un très fort) pour rendre plus compré­hen­sible au reste de la France cette « tragé­die dont le dernier acte est inachevé ».

Marie Goerg-Lieby

Jean-Laurent Vonau, « Profes­sion: bour­reau », Les procès des tortion­naires des camps de Schir­meck et du Stru­thof, La Nuée Bleue, 280 pages, 22 €, nombreuses photos.

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MEYER Emile, MEYER Pierre Paul-Georges, MIESCH Jean, NIGLIS Eugène

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Je cherche à savoir si Emile Meyer,né le 30.06.1923 et demeu­rant à Riedi­sheim d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945, est iden­tique à la fiche du Volks­bund ci-dessous ?

 Emil Meyer ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Andilly.

 Endgra­blage: Block 14 Reihe 9 Grab 668

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Meyer

 Vorname:
Emil

 Dienst­grad:
Gefrei­ter

 Geburts­da­tum:
30.06.1923

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
12.11.1944

Je cherche égale­ment des infor­ma­tions sur le parcours :

 de Georges-Paul Meyer, né à Waldi­gho­fen et demeu­rant à Stein­soultz d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945.

 Pierre Paul Georges Meyer wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt oder konnte im Rahmen unse­rer Umbet­tungs­ar­bei­ten nicht gebor­gen werden. Eine Grablage ist nicht regis­triert, ledi­glich der Tode­sort ist bekannt.

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Meyer

 Vorname:
Pierre Paul Georges

 Geburts­da­tum:
27.06.1926

 Geburt­sort:
Waldi­ghof­fen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
10.07.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort:
St.Lo

 de Jean Miesch, né et demeu­rant à Mulhouse d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945

 Johann Miesch ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Bergen-Solheim./Norwe­gen

 Endgra­blage: Block 1 Reihe 16 Grab 14

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Miesch

 Vorname:
Johann

 Dienst­grad:
Gefrei­ter

 Geburts­da­tum:
22.11.1922

 Geburt­sort:
Mühl­hau­sen

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
12.03.1945

 Todes-/Vermiss­te­nort:
Karnöy

image001-5.jpgPhoto Volks­bund

 de Eugène Niglis, né et demeu­rant à Mues­pach-le-Haut d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945

 Eugen Niglis ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Cham­pi­gny-St.Andre.
Endgra­blage: Block 14 Grab 692

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Niglis

 Vorname:
Eugen

 Dienst­grad:
Schütze

 Geburts­da­tum:
26.06.1911

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
21.07.1944

Merci pour tout rensei­gne­ment.

Claude Herold

 claude.herold@­wa­na­doo.fr

 Pour ceux tombés en Norman­die, merci de trans­fé­rer égale­ment vos infor­ma­tions à Nico­las Mengus : info@­malgre-nous.eu

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« Au nom de la race et de la science » – Stras­bourg 1941–1944

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Les films docu­men­taires rela­tifs aux évène­ments surve­nus durant l’an­nexion de fait en Alsace sont trop rares pour ne pas saluer la sortie de l’un d’eux. C’est ce qui fut fait le 2 avril au cinéma Le Royal à Rothau où, grâce au Centre euro­péen du résis­tant déporté (sur le site du Stru­thof), une avant-première a réuni du public.

« En novembre 1944, les troupes alliées découvrent à l’Ins­ti­tut d’ana­to­mie de l’uni­ver­sité de Stras­bourg 86 corps atro­ce­ment muti­lés, les corps de juifs gazés au camp de Natz­wei­ler-Stru­thof. Une décou­verte qui va mettre à jour l’un des projets les plus incon­ce­vables et plus mécon­nus du régime nazi ».

L’in­tro­duc­tion du film a tout avec ses super­la­tifs pour capti­ver les télé­spec­ta­teurs… qui ne sauront pas forcé­ment que l’Uni­ver­sité de Stras­bourg dont il est ques­tion ici est bien la Reich­su­ni­ver­sität inau­gu­rée par les nazis en 1941….

« Entre 1941 et 1944 en Alsace, sous la direc­tion d’Himm­ler, scien­ti­fiques et soldats ont imaginé une collec­tion anato­mique visant à prou­ver l’exis­tence des races et à conser­ver une trace de la « race juive » après sa dispa­ri­tion ».

Même remarque puisqu’il n’est pas précisé que l’Al­sace a été annexée de fait… Si cela appa­raît rapi­de­ment dans le film, ce qui importe avant tout aux auteurs du film, c’est de prou­ver que « l’his­toire de « Au nom de la race et de la science » résume à elle seule la tenta­tive d’ex­ter­mi­na­tion du peuple juif par les nazis ». Rien de moins!

Le pourquoi et le comment…

Sonia Rolley a eu connais­sance des agis­se­ments du Pr Hirt lors de ses études de jour­na­lisme à Stras­bourg. Elle a ensuite travaillé en Afrique pour diffé­rents média, notam­ment au Rwanda. Axel Ramo­net, produc­teur et réali­sa­teur, a cofondé la société de produc­tion Temps noirs en 2002 avec son frère, Tancrède Ramo­net, diplômé en philo­so­phie à la Sorbonne. Ensemble, ils ont notam­ment produit un docu­men­taire d’in­ter­views « Moi, Fidel Castro ».
Tout au long des 52 minutes du nouveau film, est exposé pourquoi et comment un méde­cin nommé August Hirt s’est fait livrer des dépor­tés juifs sélec­tion­nés à Ausch­witz dans le but de s’ap­pro­prier leurs sque­lettes en vue d’une future collec­tion à visée scien­ti­fique. Une collec­tion qui ne verra d’ailleurs jamais le jour puisque, sans qu’on sache vrai­ment pourquoi, le profes­seur se désin­té­resse de son projet dès 1943.

Le film alterne d’in­té­res­santes images d’ar­chives expo­sant des person­na­li­tés nazies : Wolfram Sievers, un des diri­geants du Deutsches Ahne­nerbe, un centre de recherche dépen­dant de la SS dont l’une des missions est de prou­ver la vali­dité des théo­ries raciales nazies ; Josef Kramer, le comman­dant du Stru­thof qui joua un rôle majeur dans le projet de collec­tion du Profes­seur Hirt ; Bruno Beger, anthro­po­logue de l’Ahne­nerbe, un scien­ti­fique qui mena dés 1938 une expé­di­tion au Tibet à la recherche des traces de la race aryenne.
Pour expliquer le contexte, les auteurs se sont entre­te­nus avec de brillants spécia­listes : les Stras­bour­geois Pierre Karli, profes­seur de neuro­phy­sio­lo­gie et ancien élève du Pr Hirt, et Robert Steeg­mann, auteur d’une thèse d’his­toire sur le KL Natz­wei­ler-Stru­thof ; l’Al­le­mand Hans Joachim Lang, jour­na­liste et histo­rien qui a fait des recherches sur les 86 victimes et publié en 2003 le livre « Les noms derrière les matri­cules »; Yves Ternon, méde­cin et histo­rien, ainsi que Johann Chapou­tot, agrégé d’his­toire et auteur de livres sur le nazisme, « Une idéo­lo­gie en actes ».

Où sont les victimes?

Lors de la présen­ta­tion, les réali­sa­teurs ont dit tout le travail qu’a néces­sité le film et leurs regrets par rapport aux entre­tiens non rete­nus. On regret­tera avec eux d’être privés de ceux d’an­ciens dépor­tés et de celui du Dr Georges Yoram Feder­mann, le psychiatre stras­bour­geois qui a tant œuvré à la pose d’une plaque commé­mo­ra­tive sur l’ins­ti­tut d’ana­to­mie et au chan­ge­ment de nom du quai Pasteur en quai Mena­chem Taffel, du nom de ce qui fut long­temps la seule victime juive iden­ti­fiée.

On regret­tera en plus dans ce film l’ab­sence de person­na­li­sa­tion des victimes (des juifs grecs en majo­rité, hommes et femmes de 16 à 55 ans). On regret­tera aussi que le film se concentre exclu­si­ve­ment sur les seules victimes juives gazées au Stru­thof pour le Pr Hirt (des cadavres de prison­niers sovié­tiques morts au camp de Mutzig furent égale­ment retrou­vés à l’ins­ti­tut d’ana­to­mie) et n’évoque pas les autres cobayes humains : dépor­tés poli­tiques ou de droit commun alle­mands, morts dans de grandes souf­frances après des injec­tions de gaz ypérite.

On aurait pareille­ment appré­cié que soit évoquées les expé­riences médi­cales sur le vaccin contre le typhus menées par un autre de ces scien­ti­fiques sans conscience, le Pr Haagen, sur des dépor­tés polo­nais et tziganes eux aussi décé­dés tragique­ment au camp de Natz­wei­ler-Stru­thof. Cet élar­gis­se­ment du point de vue (et pourquoi pas jusqu’à certains essais de médi­ca­ments menés encore récem­ment sur des popu­la­tions fragiles de pays pauvres…) aurait permis de poin­ter plus effi­ca­ce­ment comment au nom de la science s’ef­face le respect de l’hu­main.

Marie Goerg-Lieby

 sur France 3, lundi 29 avril à 23h50

 sur France 3 Alsace, samedi 18 mai à 15h 20

Lettre de Georges Yoram Feder­mann, président du Cercle Mena­chem Taffel, aux réali­sa­teurs et produc­teurs du docu­men­taire

Georges Yoram FEDERMANN

Président du Cercle Mena­chem TAFFEL

Maison des Asso­cia­tions

Place des Orphe­lins

67000 Stras­bourg

Stras­bourg le 8 mai 2013,

A Sonia ROLLEY, Sonia BRUCKER, Axel RAMONET et Tancrède RAMONET,

J’ai vu le docu­men­taire «  Au nom de la science et de la race », lundi 29 avril 2013 sur FR3.

Il aurait pu être pour moi un beau docu­men­taire, péda­go­gique et « esthé­tique », même s’il reste d’une certaine manière confor­miste.

Mais son défilé et son dérou­le­ment ont réac­tivé ma décep­tion à cause d’inexac­ti­tudes qui n’y ont pas leur place.

Le fait de « lever le voile », comme on vous le fait dire http://www.lexpress.fr/culture/les-nazis-voulaient-garder-une-trace-anato­mique-des-juifs_1245015.html, vous auto­ri­sait-il à renfor­cer, en les taisant, tous les non-dits sur lesquels nous avons tenté de travailler et d’éveiller la conscience de nos contem­po­rains, à Stras­bourg ?

Vous termi­nez le film en affir­mant qu’il a fallu attendre 2005 « pour que toute la vérité soit enfin dite sur cette histoire et que cessent les bruits », alors que nos travaux ont commencé en 1992 et que le livre de H.-J. LANG date de 2003, et celui de Robert STEEGMANN sur « Le Stru­thof » de 2005.

Le Cercle TAFFEL s’est battu constam­ment contre l’ou­bli, insti­tu­tion­na­lisé dès 1945. Il s’est d’em­blée fixé comme objec­tif de redon­ner un nom aux 86 matri­cules, et de montrer en quoi l’adhé­sion au nazisme des « meilleurs méde­cins du monde » n’était pas acci­den­telle, mais struc­tu­relle.

Le sommet du cynique est que vous avez été capable de ne jamais citer, ni Patrick WECHSLER, qui soutient sa thèse en 1991, ni Jacques MOREL et Bruno ESCOUBES, à partir de 1992, ni le Cercle TAFFEL, alors que le film se termine sur cette plaque appo­sée en décembre 2005. Je ne parle même pas de «  L’Al­bum du Stru­thof » de J.-C. PRESSAC qui passe « inaperçu » en 1985, alors qu’il est le premier à « renom­mer » Mena­chem TAFFEL.

Comment pouvez-vous renon­cer au témoi­gnage de Nelly STURM, sa fille, alors que vous dédiez le film à Elisa­beth KLEIN ?

De surcroît, vous manquez l’oc­ca­sion de mettre en lumière l’es­sen­tiel, à savoir « redon­ner un nom aux matri­cules », qui reste le travail majeur effec­tué par H.-J. LANG, dont vous n’avez malheu­reu­se­ment rendu ni le sens ni la valeur de l’œuvre.

Certes les images d’ar­chives et cette chambre à gaz, montrée de manière telle­ment esthé­tique, ont sûre­ment sensi­bi­lisé les spec­ta­teurs à la valeur du sujet, mais la façon dont il a été traité et notam­ment sa fin en queue de pois­son est à mon sens fautive. Elle risque d’an­crer pour long­temps le senti­ment qu’il n’est plus néces­saire de reve­nir sur cette histoire, alors que notre travail d’éla­bo­ra­tion montre au contraire que la « répé­ti­tion » est à l’œuvre. Aussi bien dans le domaine médi­cal à l’égard de ce que nous appe­lons les « juifs d’aujourd’­hui », que dans le refus obstiné d’en­sei­gner cette histoi­re… et de rendre-compte des obstacles qui conti­nuent de parse­mer notre chemin.

Vous termi­nez sur la plaque, alors qu’elle met en lumière le nom de repré­sen­tants d’Ins­ti­tu­tions qui avaient TOUTES été à un moment ou un autre réti­centes ou indif­fé­rentes à nos actions, notam­ment la Commu­nauté Juive (conver­tie début 2005 seule­ment) et l’Uni­ver­sité Louis Pasteur ; quant aux diffé­rents doyens de la Faculté de méde­cine, ils ont tous été hostiles depuis 1992… et le restent. Par ailleurs, nous n’avons pas pu obte­nir cette plaque sous les deux manda­tures de Mme TRAUTMANN.

Je suis vrai­ment désolé que notre action locale n’ait pas fait plus sens au cœur et à l’es­prit de personnes qui « norma­le­ment » auraient dû être telle­ment sensibles à cette dimen­sion, mais le raco­lage et les images de la chambre à gaz sous la pleine lune devaient certai­ne­ment l’em­por­ter sur la loyauté et la vérité histo­rique, pour « accro­cher » l’in­té­rêt du « pauvre » télé­spec­ta­teur qu’il ne faut surtout pas aler­ter sur sa respon­sa­bi­lité actuelle et sur les dangers idéo­lo­giques à l’œuvre.

Le docu­men­taire s’achève sur un commen­taire solen­nel mais falla­cieux car affir­mant dire « toute la vérité sur cette histoire ».

Ce faisant il dénie toute réalité aux combats toujours néces­saires du Cercle TAFFEL (qui les mène toujours quasi­ment seul) et les masque, par un magis­tral esca­mo­tage, derrière l’exis­tence d’une « rumeur », dont le ressort serait incons­cient. Alors que « l’ou­bli » est tota­le­ment volon­taire.

C’est pour tout cela que le Cercle TAFFEL conti­nue à lutter. Pour que cette « histoire » soit ensei­gnée dans les facul­tés de méde­cine et de sciences en France et en Europe (en remet­tant aussi à chaque étudiant de première année un exem­plaire du Rapport d’ Autop­sie de janvier 1946 de SIMONIN, FOURCADE et PIEDDELIEVRE). Et nous travaillons à favo­ri­ser la vulga­ri­sa­tion du procès des méde­cins de Nurem­berg, qui montre que la struc­ture des corpo­ra­tions médi­cales occi­den­tales est homo­gène, et « ne diffère de la méde­cine sous le nazisme que sur un point : les cher­cheurs pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient » (Ernst KLEE, La méde­cine nazie et ses victimes, SOLIN – ACTES SUD, 1999, avant-propos).

Rappe­lons aussi que l’im­mense majo­rité des méde­cins ayant adhéré au nazisme a été « recy­clée » et a conti­nué à ensei­gner et à exer­cer, inspi­rée par l’idéo­lo­gie nazie, jusque dans les années 1970.

De surcroît la struc­ture du docu­men­taire épouse en partie le fil des travaux que nous avons réali­sés depuis 20 ans et reprend notam­ment, avec le témoi­gnage du Dr MAGER, le début de l’ar­ticle accueilli en 2005 par la revue QUASIMODO (http://www.revue-quasi­modo.org/PDFs/9%20-%20Fe­der­mann.pdf).

Quant au dossier de presse, il reprend quasi­ment in extenso les propos du président du Cercle, qu’on retrouve sous la plume de Sonia ROLLEY.

Enfin, le Cercle vous a fourni le Rapport d’ Autop­sie et guidé vers le Profes­seur KARLI.

Toutes choses sur lesquelles se sont accor­dés une bonne partie de vos propres inter­ve­nants dûment infor­més.

Le Cercle Mena­chem TAFFEL vous demande donc de bien vouloir tenir compte de l’en­semble de ces remarques dans la pers­pec­tive de la projec­tion du 18 mai sur FR 3 Alsace.

Bonne persé­vé­rance et bonne projec­tion,

Georges Yoram FEDERMANN,
Président du Cercle Mena­chem TAFFEL

 En annexe, la retrans­crip­tion expli­cite du commen­taire final  :

« …mais si la mémoire de ce crime
semblait avoir été perdue,
elle reve­nait régu­liè­re­ment,
comme par une opéra­tion incons­ciente,
une sorte de retour du refoulé,
sous la forme d’une rumeur,
qui pendant 60 ans
a hanté les milieux étudiants de Stras­bourg.
Et bien que les corps des 86 victimes aient été enter­rés
le 23 octobre 1945,
il aura fallu attendre 2005
et l’ap­po­si­tion d’une plaque commé­mo­ra­tive
sur les murs de l’Ins­ti­tut d’Ana­to­mie
pour que toute la vérité soit enfin dite sur cette histoire
et que cessent les bruits
et que son iden­tité soit rendue à chacune des victimes ».

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KUSTER René et LERCH Bernard

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René Kuster est né et demeu­rait à Egui­sheim d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945.

 Rena­tus Küster ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Andilly.

 Endgra­blage: Block 5 Reihe 16 Grab 791

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Küster

 Vorname:
Rena­tus

 Geburts­da­tum:
09.11.1926

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
11.10.1944

Bernard Lerch est né et demeu­rait à Kirch­berg d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945.

 Bern­hard Lerch wurde noch nicht auf einen vom Volks­bund errich­te­ten Solda­ten­fried­hof überführt oder konnte im Rahmen unse­rer Umbet­tungs­ar­bei­ten nicht gebor­gen werden. Eine Grablage ist nicht regis­triert, ledi­glich der Tode­sort ist bekannt.

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Lerch

 Vorname:
Bern­hard

 Dienst­grad:
Grena­dier

 Geburts­da­tum:
11.10.1926

 Geburt­sort:
Kirch­berg/Oberel­sass

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
28.06.1944

 Todes-/Vermiss­te­nort:
Grain­ville-sur-Odon

Merci pour tout rensei­gne­ment.

Claude Herold

 Cour­riel : claude.herold@­wa­na­doo.fr

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ATTENTION ARNAQUE !!

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Plusieurs personnes ont à nouveau été contac­tée par une certaine personne préten­dant connaître une autre personne possé­dant des affaires person­nelles d’un Malgré-Nous non-rentré. Il s’agit bien sûr d’une arnaque et nous vous conseillons très vive­ment de ne pas y donner suite.

Nous joignons les deux messages envoyés tout récem­ment, car ils sont toujours rédi­gés sur les même cane­vas. Avec le premier message est souvent envoyé un extrait d’une liste où figure le nom du non-rentré. Il s’agit en fait d’une liste de prison­niers de guerre français de 39–40 plus ou moins bien falsi­fiée.

PREMIER MAIL (ACCOMPAGNEE D’UNE LISTE FALSIFIEE)

To: XXXXXX
Subject: A propos de XXXX Philippe
From: bianca_durand@aol.fr
Date: Mon, 29 Apr 2013 12:11:37 –0400

Bonsoir

Je pense que nous avons le devoir de nous s’en­trai­der, nous les décen­dents des incor­po­rés de force c’est dans ce but que je me permets de
vous propo­sez mon aide.

Mon père fut un malgré nous mais nous ses enfants avons eu la chance de le connaitre après la guerre avant qu’il ne nous quitte.

Alors j’ima­gine la peine de ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ou connaitre l’his­toire de leurs parents ou un membre de leurs familles et la déter­mi­na­tion qu’ils ont afin de mettre une histoire sous leurs noms.
Voila le père de mon ex était lui aussi un incor­poré de force qui était sur le front de l’est en Russie, il était parmis ceux qui étaient de retour en France, je me rappelle aussi que son fils m’avait fait voir les archives que son père avait en posses­sion après la guerre.

Il sagit des docu­ments de certains malgré nous Français, des registres des incor­po­rés de force Française, ainsi que des lettres de certains qui sont portés disparu et quelques effets person­nels de ses amis morts ou disparu.
Il à pu resti­tué certains effets à des familles auxquels ils reve­naient de droit, mais n’a pas pu retrouvé certaines famille alors quand je suis tomber sur votre annonce, je me suis dis pourquoi ne pas vous aidez en demandent à mon ex de fouiller dans les docu­ments voir si le nom de votre grand oncle figure sur quelques choses.

Mais avant de faire quoi que ce soit, j’ai­me­rai avoir votre avis d’abord; j’es­père rece­voir votre réponse dans les jours avenir.

Cordia­le­ment

DEUXIEME MAIL ENVOYE SUITE A LA REPONSE DE LA PERSONNE CONTACTEE

To:XXXXXX
Subject: Re : A propos de XXXXX
From: bianca_durand@aol.fr
Date: Sun, 5 May 2013 13:34:25 –0400

Bonsoir

Mon ex est tombé sur certaines choses qui devrait vous inté­re­sez, je vous l’aie envoyé en retour par pièces jointes une liste sur laquelle figure le nom de RIEHL Henri qu’il m’a fait parve­nir ce matin (il à dit que la concep­tion de cette liste était dans le but d’en­ré­gis­tré les noms de certains incor­po­rés de force sur le front de l’est en suite faire un jour­nal commun ou chacun racon­tera ce qu’il vit sur le front, d’après mon ex, seul la liste à été possible mais l’idée d’un jour­nal commun n’a été possible faute du manque de temps car le combat était plus serré d’après les dires de son père).

Et ce n’est pas tous, il y à aussi une lettre qu’il avait rédigé mais n’a pas pu l’ex­pé­dier avant sa dispa­ri­tion ainsi que son jour­nal person­nel; il y à égale­ment sa plaque d’iden­tité (objet sur lequel est marqué son numéro d’iden­ti­fi­ca­tion mili­taire et le regi­ment auquel il appar­tient).

Mon ex est souf­frant depuis 13ans, il est atteint du sclé­rose en plaque puis vit au TOGO depuis plusieurs années car la mala­die ne se dévé­loppe pas dans les zones où la tempé­ra­ture est comprise entre 40° d’ati­tude de l’équa­teur à cause de la vita­mine D produite par le soleil.

Il à dit si toute fois vous souhai­tez rentrer en posses­sion de ses objets, que vous pouvez rentré en contact avec lui afin qu’il vous le fasse parve­nir; il se nomme Jean-Marie BURCHI donc je vous laisse son contact:

Mail: jmabrr­chi@­hot­mail.fr
Tel : +228 99563655

Vous ne devez pas perdre de temps car il doit se rendre au Canada le mercredi prochain pour un nouveau trait­te­ment.

Cordia­le­ment

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BIEHLMANN Louis et ENTZ François

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Jean Vonarb recherche un oncle, Biehl­mann Louis, né le 01/04/1917 à Heite­ren et rési­dant à Balgau, époux d’Eu­gè­nie Seiler, disparu au front russe en février ou mars 1944. Selon certaines lettres datant d’août 1943, il se trou­vait en Pologne, à Prasch­nitz, pour une forma­tion, puis envoyé au front russe à partir du 24 décembre 1943. Sa compa­gnie se trou­vait entre Nivel en Russie et Witebsk en Biélo­rus­sie, dans un lieu très boissé. Il cotoyait encore un alsa­cien de Colmar du nom de Entz au mois de février 1944. Selon une lettre de la maman de Biehl­mann envoyée en avril 1944 au chef de compa­gnie deman­dant des nouvelles de son fils Mr Biehl­mann Louis, la réponse au dos de la lettre était la suivante : Le soldat Biehl­mann Louis a été blessé au pied gauche par des éclats d’obus, puis soigné et envoyé vers un Laza­rett dont il ne connai­sait pas le lieu. Le mot fut écrit « en campagne » le 19/04/1944 signé A.B(irrlz ??), Haupt­feld­we­bel.

Louis Biehl­mann appar­te­nait à la 3e compa­gnie de l’Infan­te­rie Bataillon 356 à Prasch­nitz (Pologne), puis il a eu les Feld­post­num­mer 18343B et 04003C.

Je recherche égale­ment des rensei­gne­ments sur ENTZ François, de Colmar, qui était le dernier compa­gnon alsa­cien de Louis Biehl­mann.

Avec mes remer­cie­ments pour toute aide.

Huguette Hecht

 Cour­riel : huguette.hecht@sfr.fr

* Complé­ments de Claude Herold :

 Biehl­mann Louis figure bien sur la liste de 1948 mais ne figure pas au VDK

 La FPN 18343 B corres­pon­dait à la 1ere Kompa­nie du Felder­satz Bataillon 32


 La FPN 04003 C corres­pon­dait à la 2e compa­gnie du Grena­dier Regi­ment 94. Voir la liste des dispa­rus de ce régi­ment établie par le DRK sur ce site (photo) : il y figure sous le nom erroné de Bichl­mann.

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KONRAD Louis

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Je souhaite en savoir plus sur le parcours de Louis Konrad, né à Lipine et demeu­rant à Witten­heim d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945. D’après sa date de décès, il pour­rait être mort en capti­vité.

Merci d’avance pour tout rensei­gne­ment.

Claude Herold

 claude.herold@­wa­na­doo.fr

 Ludwig Konrad ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Andilly.

 Endgra­blage: Block 2 Reihe 3 Grab 221

 Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

 Nach­name:
Konrad

 Vorname:
Ludwig

 Geburts­da­tum:
31.10.1902

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:
10.03.1945

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