OBERNAI 25 août 2022 – COMMEMORATION du  80e ANNIVERAIRE DU DECRET WAGNER

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Photo Marie Goerg-Lieby

 L’INCORPORATION DE FORCE DES ALSACIENS – 25 août  1942

Chers cama­rades, chères familles et amis des « Malgré Nous », qu’ils soient encore vivants parmi nous, ou dispa­rus depuis long­temps…

Nous sommes réunis pour que vive la mémoire de l’Al­sace .

En parti­cu­lier en COMMEMORATION  du  80 ème ANNIVERAIRE du Décret du Gaulei­ter WAGNER, il y a exac­te­ment 80 ans, ordon­nant le 25 août 1942  l’INCORPORATION DE FORCE des ALSACIENS dans l’ar­mée alle­mande.

Aloses Kief­fer, qui depuis des années nous adres­sait un message, m’a demandé de le rempla­cer, étant moi-même ancien Luft­waf­fen­hel­fer et incor­poré de force.

Nous avons un devoir de mémoire

         pour que l’on se souvienne de ces pages de l’his­toire de l’Al­sace.

Par respect pour ceux qui sont morts ou qui ont subi, souf­fert d’une incor­po­ra­tion pour une cause qui n’était pas la leur.

Par respect de leurs familles, leurs parents, enfants orphe­lins, des vies brisées….

Il est impor­tant de se souve­nir et de le trans­mettre, orale­ment ou par publi­ca­tion d’ar­ticles ou de livres, y compris dans nos écoles par l’en­sei­gne­ment de l’his­toire.

Nous sommes horri­fiés par l’agres­sion crimi­nelle de l’Ukraine et nous nous sentons soli­daires de ce peuple qui défend héroïque­ment son exis­tence et sa liberté. Mais je suis frappé par le fait qu’une propa­gande menson­gère, assé­née depuis des années par le pouvoir russe et les médias de ce pays – déniant toute exis­tence à l’Ukraine – ait façonné l’opi­nion russe pour lui faire accep­ter cette guerre contre un peuple frère.

Autant le Christ Jésus nous demande de ne pas céder à la violence pour ne pas enclen­cher une esca­lade meur­trière, autant il est faux de croire que le Chré­tien n’a pas le droit de se défendre s’il est attaqué.

C’est un devoir de proté­ger sa vie, celle de ses proches, sa liberté, son pays, sa patrie.

La guerre comme la paix se construisent. Des paroles de haine et de mépris de l’autre sont un poison. Réécrire l’His­toire en défor­mant le passé, désin­for­mer en niant les crimes de l’op­pres­sion, est un refus de la vérité, une insulte aux victimes.

Notre devoir de Mémoire nous appelle aussi à croire et à travailler à l’avè­ne­ment d’une Europe plus soli­daire, riche des cultures de chaque peuple et ouverte sur le monde.

Dieu n’est pas absent de ce monde.

« Malgré tout » comme disait l’abbé Pierre, nous croyons que Son Esprit de Vérité, d’Amour, de Justice et de Paix travaille le cœur de tout homme et habite l’Hu­ma­ni­té….

Et, en respec­tant  ceux qui doutent ou cherchent par d’autres voies, je vous invite à prier   NOTRE PERE………

  Chanoine Joseph SIFFERLEN, Stras­bourg

 

 

 

Entre septembre 1942 et février 1945 les hommes des années 1908 à 1928 soit 21 classes d’âge d’Al­sace ont été incor­po­rés de force dans l’ar­mée alle­mande.

Ceux ces classes 1908 – 1910 et ceux de 1926 étant versés dans les Waffen SS (à condi­tion de mesu­rer 1,69 mètres et au-dessus !!!!!! )

100.000 Alsa­ciens. et 30.000 Mosel­lans. 130.000 dont 30.000 ont perdu la vie et 10.000 décla­rés » « Vermisst  dispa­rus ».

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COMMEMORATION DU 80e ANNIVERSAIRE AU MEMORIAL DE SCHIRMECK – UN REPORTAGE DE MARIE GOERG-LIEBY. En annexe : un...

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Plein succès samedi 27 août au Mémo­rial d’Al­sace-Moselle à Schir­meck pour la commé­mo­ra­tion du 80e anni­ver­saire de l’in­cor­po­ra­tion de force!

Des centaines de sachets de couleur vive, avec des messages person­na­li­sés, ont été dispo­sés sur le chemin montant au Mémo­rial d’Al­sace Montagne par les familles. Les lumi­gnons placés à l’in­te­rieur ont été allu­més à la tombée de la nuit par le person­nel du Mémo­rial.

Comme celui ci, des messages ont été écrits par des petits enfants d’in­cor­po­rés de force.

 

Certaines familles avaient même accro­ché aux lumi­gnons  des photos de leurs proches, dispa­rus pendant la 2e Guerre Mondiale .

Comme d’autres auteurs,  le chanoine Siffer­len , 96 ans et ancien.incor­poré de force  à 17 ans comme Luft­waf­fen­hel­fer, auxi­liaire de l’ar­mée de l’air, a dédi­cacé des livres.

Parmi les invi­tés présents lors de l’évé­ne­ment,  Guillaume d’And­lau, direc­teur du Centre Euro­péen du Résis­tant Déporté sur le site de l’an­cien camp de Natz­wei­ler Stru­thof dont on voit le monu­ment blanc en face du Mémo­rial.

Au pied du Mémo­rial, le chiffre de 130 000 appa­raît avec des lumi­gnons orange. Parmi les gerbes, celle du Souve­nir Français dont plusieurs membres étaient présents durant cette jour­née orga­ni­sée par Sabine Bierry direc­trice du Mémo­rial d’Al­sace Moselle.

 

Article paru dans « Le Monde » du vendredi 26 aout 2022

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Juin/Juillet 1944 : des Alsa­ciens à Chemille-en-Anjou

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Je pense que cela se passait en juin ou juillet 1944. Un pelo­ton de chars alle­mand a stoppé sur la route de Chemille (49120) à Jallais (en France) parce que leurs chenilles se sont enfon­cées dans le bitume de la chaus­sée. Ils ont mis plusieurs jours à répa­rer. C’était en campagne, à 100 mètres de la maison de mes grand-parents. Il y avait des Alsa­ciens parmi eux. J’au­rais bien aimé faire la connais­sance de leurs survi­vants.

Merci de m’y aider.

Ma famille pater­nelle était alsa­cienne, de Brumath et Benfeld.

René Barrault –  rlbar­rault@o­range.fr

 

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GERBER Roger – Dossier trans­mis par Eric Lause­cker

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LAUTEMANN Georges – Dossier composé par Eric Lause­cker

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Les « Malgré-Nous » dans « L’Ami hebdo » du 21.8.22

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Printz Charles

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Printz Charles

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RICHWILLER ET LES « MALGRE-NOUS »

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Article paru dans les DNA du 19.8.22 aima­ble­ment trans­mis par Jean-Marc Munch

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André Hugel nous a quit­tés. La viti­cul­ture et l’his­toire de l’Al­sace en deuil

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André Hugel est né à Rique­wihr le 19 août 1929, fils d’une famille de viti­cul­teurs implan­tée dans cette ville depuis 1639. Après des études secon­daires, il étudie la viti­cul­ture à Beaune (Côte-d’Or) et à Geisen­heim (Alle­magne). Il rejoint l’en­tre­prise fami­liale en 1951 et la fera pros­pé­rer avec ses deux frères.

Profon­dé­ment atta­ché à l’his­toire et au patri­moine de sa ville, il est très tôt actif au sein de la Société d’his­toire et d’ar­chéo­lo­gie de Rique­wihr.  C’est sous son impul­sion, en 1968, que sont réno­vés les musées instal­lés dans  les tours médié­vales du Dolder et des Voleurs. Dix ans plus tard, il accepte la prési­dence de la Société.

André n’a jamais oublié l’An­nexion de 1940 et l’in­cor­po­ra­tion de force de ses deux frères dans l’ar­mée alle­mande. Lui-même aurait été enrôlé en janvier 1945 si les Améri­cains n’avaient libéré Rique­wihr le 5 décembre 1944.

Outre de nombreuses confé­rences et visites guidées pour faire comprendre l’his­toire diffi­cile de l’Al­sace, en parti­cu­lier depuis 1870, il est l’au­teur de nombreux ouvrages portant notam­ment sur la Seconde Guerre mondiale et les « Malgré-Nous ». Il a été le premier, avec Nico­las Mengus, à étudier l’in­cor­po­ra­tion forcée des Alsa­ciens dans la Waffen-SS (Entre deux fronts…, 2 vol. parus en 2007 et 2008).

Pendant de longues années, il a défendu l’hon­neur et la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui ont été contraints d’en­dos­ser l’uni­forme alle­mand. Il avait à cœur de restau­rer l’hon­neur bafoué des 13 « Malgré-Nous » lors du procès d’Ora­dour (1953).

André nous a quit­tés le 14 août 2022 pour rejoindre ceux et celles pour lesquels il s’est tant battu. Person­nel­le­ment, je garde­rai un excellent souve­nir de cet homme qui m’a honoré de son amitié.

 

Nico­las Mengus

 

André Hugel à Oradour-sur-Glane, avec Alphonse Troest­ler et Nico­las Mengus, en août 2013.  Photo DR

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