Malgré nous
Ce reportage donne la parole à deux incorporés de force de la région de Niederbronn-les-Bains : Louise Grabler et Alfred Billmann.
Adresse du reportage : [http://www.laregie.fr/VOD/Mag3V/Les_Malgre-Nous-zS7IwYPNq3>www.laregie.fr/VOD/mag3V]
« Profession : bourreau »…
Après s’être intéressé en tant que juriste au procès de Bordeaux, puis à l’épuration en Alsace et au Gauleiter Wagner, Jean-Laurent Vonau s’est penché sur 10 procès, tenus de 1946 à 1958, en Allemagne et en France, devant des tribunaux militaires ou civils. Mais malgré l’atrocité des faits reprochés aux commandants et gardiens des camps de Schirmeck et Struthof, les décisions de justice furent en dessous de ce qui était attendu par les déportés survivants et par l’Alsace.
Après le procès (raté car le drame de l’annexion de fait et de l’incorporation de force n’avait pas été mis en évidence) du Gauleiter Wagner, après les procédures décevantes de l’épuration, cette série de procès allait-elle réhabiliter l’action de l’administration de l’État français chargée de dire le droit? Hélas, la réponse de l’auteur qui livre son troisième ouvrage axé sur les années noires de l’Alsace et leur traitement par la justice est négative. Malgré l’instruction qui mit pourtant au grand jour un niveau jamais atteint de sadisme, le résultat n’apporta pas à la population des raisons de se croire comprise par les représentants de la France. Car, condamnés à mort lors en 1946 et 1947, des tortionnaires du camp de Schirmeck ne le furent plus en 1953. Idem pour les bourreaux du Struthof dont les condamnations à mort de 1954 et 1955 ne furent pas suivies d’exécution. Pire : les bourreaux condamnés furent libérés au plus tard en 1960. « A coup sûr, cette Justice a été sous influence » n’a pas peur d’écrire l’auteur. Explications: d’une part, le poids de la politique extérieure de la France avec l’Allemagne d’Adenauer et d’autre part, une certaine transformation de l’opinion publique voulant « tourner la page »…
Pourtant, de tous les livres de J-L Vonau, c’est certainement celui-ci le plus effrayant à lire. Car le juriste se transforme en écrivain pour rendre compte, comme si le lecteur était dans la salle d’audience, des dialogues entre témoins et accusés. Les témoins décrivent des scènes d’horreur : cadavre de fillette de 6 ans aux dents défoncées par des gardiens devant le crématoire du Struhof, cris d’un jeune Polonais de 13 ou 14 ans « Mama, Mama » dans sa cellule avant l’exécution, chiens mordeurs lancés contre deux jeunes Alsaciens de 17 ans après une tentative d’évasion du camp de Schirmeck suivie de la mise à mort, détenus obligés, la nuit de Noël 1942, de se rouler dans la neige comme un rouleau compresseur humain, gardien urinant sur des déportés grièvement blessés, etc… Aussi lâches qu’ils avaient été monstrueux, les responsables de camps et gardiens SS nient vigoureusement ou minimisent leur absence totale d’humanité. Les familles des victimes sont scandalisées, effondrées. Elles le seront aussi en 1954 quand le préfet Demange met le feu à la plupart des blocks du camp du Struthof, pourtant classé en 1950 Monument Historique, comme le village d’Oradour-sur-Glane bien préservé lui. Les proches des déportés assassinés furent aussi consternés quand, à partir de 1955, le camp de Schirmeck fut rasé, le terrain découpé en parcelles et vendu pour des maisons individuelles. On aurait voulu gommer ce qui avait dramatiquement singularisé le sort de l’Alsace qu’on ne s’y serait pas pris autrement… Jean-Laurent Vinau en appelle donc au témoignage (son livre en est un très fort) pour rendre plus compréhensible au reste de la France cette « tragédie dont le dernier acte est inachevé ».
Marie Goerg-Lieby
Jean-Laurent Vonau, « Profession: bourreau », Les procès des tortionnaires des camps de Schirmeck et du Struthof, La Nuée Bleue, 280 pages, 22 €, nombreuses photos.
MEYER Emile, MEYER Pierre Paul-Georges, MIESCH Jean, NIGLIS Eugène
Je cherche à savoir si Emile Meyer,né le 30.06.1923 et demeurant à Riedisheim d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945, est identique à la fiche du Volksbund ci-dessous ?
Emil Meyer ruht auf der Kriegsgräberstätte in Andilly.
Endgrablage: Block 14 Reihe 9 Grab 668
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Meyer
Vorname:
Emil
Dienstgrad:
Gefreiter
Geburtsdatum:
30.06.1923
Todes-/Vermisstendatum:
12.11.1944
Je cherche également des informations sur le parcours :
de Georges-Paul Meyer, né à Waldighofen et demeurant à Steinsoultz d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945.
Pierre Paul Georges Meyer wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt oder konnte im Rahmen unserer Umbettungsarbeiten nicht geborgen werden. Eine Grablage ist nicht registriert, lediglich der Todesort ist bekannt.
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Meyer
Vorname:
Pierre Paul Georges
Geburtsdatum:
27.06.1926
Geburtsort:
Waldighoffen
Todes-/Vermisstendatum:
10.07.1944
Todes-/Vermisstenort:
St.Lo
de Jean Miesch, né et demeurant à Mulhouse d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945
Johann Miesch ruht auf der Kriegsgräberstätte in Bergen-Solheim./Norwegen
Endgrablage: Block 1 Reihe 16 Grab 14
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Miesch
Vorname:
Johann
Dienstgrad:
Gefreiter
Geburtsdatum:
22.11.1922
Geburtsort:
Mühlhausen
Todes-/Vermisstendatum:
12.03.1945
Todes-/Vermisstenort:
Karnöy
Photo Volksbund
de Eugène Niglis, né et demeurant à Muespach-le-Haut d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945
Eugen Niglis ruht auf der Kriegsgräberstätte in Champigny-St.Andre.
Endgrablage: Block 14 Grab 692
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Niglis
Vorname:
Eugen
Dienstgrad:
Schütze
Geburtsdatum:
26.06.1911
Todes-/Vermisstendatum:
21.07.1944
Merci pour tout renseignement.
Claude Herold
claude.herold@wanadoo.fr
Pour ceux tombés en Normandie, merci de transférer également vos informations à Nicolas Mengus : info@malgre-nous.eu
« Au nom de la race et de la science » – Strasbourg 1941–1944
Les films documentaires relatifs aux évènements survenus durant l’annexion de fait en Alsace sont trop rares pour ne pas saluer la sortie de l’un d’eux. C’est ce qui fut fait le 2 avril au cinéma Le Royal à Rothau où, grâce au Centre européen du résistant déporté (sur le site du Struthof), une avant-première a réuni du public.
« En novembre 1944, les troupes alliées découvrent à l’Institut d’anatomie de l’université de Strasbourg 86 corps atrocement mutilés, les corps de juifs gazés au camp de Natzweiler-Struthof. Une découverte qui va mettre à jour l’un des projets les plus inconcevables et plus méconnus du régime nazi ».
L’introduction du film a tout avec ses superlatifs pour captiver les téléspectateurs… qui ne sauront pas forcément que l’Université de Strasbourg dont il est question ici est bien la Reichsuniversität inaugurée par les nazis en 1941….
« Entre 1941 et 1944 en Alsace, sous la direction d’Himmler, scientifiques et soldats ont imaginé une collection anatomique visant à prouver l’existence des races et à conserver une trace de la « race juive » après sa disparition ».
Même remarque puisqu’il n’est pas précisé que l’Alsace a été annexée de fait… Si cela apparaît rapidement dans le film, ce qui importe avant tout aux auteurs du film, c’est de prouver que « l’histoire de « Au nom de la race et de la science » résume à elle seule la tentative d’extermination du peuple juif par les nazis ». Rien de moins!
Le pourquoi et le comment…
Sonia Rolley a eu connaissance des agissements du Pr Hirt lors de ses études de journalisme à Strasbourg. Elle a ensuite travaillé en Afrique pour différents média, notamment au Rwanda. Axel Ramonet, producteur et réalisateur, a cofondé la société de production Temps noirs en 2002 avec son frère, Tancrède Ramonet, diplômé en philosophie à la Sorbonne. Ensemble, ils ont notamment produit un documentaire d’interviews « Moi, Fidel Castro ».
Tout au long des 52 minutes du nouveau film, est exposé pourquoi et comment un médecin nommé August Hirt s’est fait livrer des déportés juifs sélectionnés à Auschwitz dans le but de s’approprier leurs squelettes en vue d’une future collection à visée scientifique. Une collection qui ne verra d’ailleurs jamais le jour puisque, sans qu’on sache vraiment pourquoi, le professeur se désintéresse de son projet dès 1943.
Le film alterne d’intéressantes images d’archives exposant des personnalités nazies : Wolfram Sievers, un des dirigeants du Deutsches Ahnenerbe, un centre de recherche dépendant de la SS dont l’une des missions est de prouver la validité des théories raciales nazies ; Josef Kramer, le commandant du Struthof qui joua un rôle majeur dans le projet de collection du Professeur Hirt ; Bruno Beger, anthropologue de l’Ahnenerbe, un scientifique qui mena dés 1938 une expédition au Tibet à la recherche des traces de la race aryenne.
Pour expliquer le contexte, les auteurs se sont entretenus avec de brillants spécialistes : les Strasbourgeois Pierre Karli, professeur de neurophysiologie et ancien élève du Pr Hirt, et Robert Steegmann, auteur d’une thèse d’histoire sur le KL Natzweiler-Struthof ; l’Allemand Hans Joachim Lang, journaliste et historien qui a fait des recherches sur les 86 victimes et publié en 2003 le livre « Les noms derrière les matricules »; Yves Ternon, médecin et historien, ainsi que Johann Chapoutot, agrégé d’histoire et auteur de livres sur le nazisme, « Une idéologie en actes ».
Où sont les victimes?
Lors de la présentation, les réalisateurs ont dit tout le travail qu’a nécessité le film et leurs regrets par rapport aux entretiens non retenus. On regrettera avec eux d’être privés de ceux d’anciens déportés et de celui du Dr Georges Yoram Federmann, le psychiatre strasbourgeois qui a tant œuvré à la pose d’une plaque commémorative sur l’institut d’anatomie et au changement de nom du quai Pasteur en quai Menachem Taffel, du nom de ce qui fut longtemps la seule victime juive identifiée.
On regrettera en plus dans ce film l’absence de personnalisation des victimes (des juifs grecs en majorité, hommes et femmes de 16 à 55 ans). On regrettera aussi que le film se concentre exclusivement sur les seules victimes juives gazées au Struthof pour le Pr Hirt (des cadavres de prisonniers soviétiques morts au camp de Mutzig furent également retrouvés à l’institut d’anatomie) et n’évoque pas les autres cobayes humains : déportés politiques ou de droit commun allemands, morts dans de grandes souffrances après des injections de gaz ypérite.
On aurait pareillement apprécié que soit évoquées les expériences médicales sur le vaccin contre le typhus menées par un autre de ces scientifiques sans conscience, le Pr Haagen, sur des déportés polonais et tziganes eux aussi décédés tragiquement au camp de Natzweiler-Struthof. Cet élargissement du point de vue (et pourquoi pas jusqu’à certains essais de médicaments menés encore récemment sur des populations fragiles de pays pauvres…) aurait permis de pointer plus efficacement comment au nom de la science s’efface le respect de l’humain.
Marie Goerg-Lieby
sur France 3, lundi 29 avril à 23h50
sur France 3 Alsace, samedi 18 mai à 15h 20
Lettre de Georges Yoram Federmann, président du Cercle Menachem Taffel, aux réalisateurs et producteurs du documentaire
Georges Yoram FEDERMANN
Président du Cercle Menachem TAFFEL
Maison des Associations
Place des Orphelins
67000 Strasbourg
Strasbourg le 8 mai 2013,
A Sonia ROLLEY, Sonia BRUCKER, Axel RAMONET et Tancrède RAMONET,
J’ai vu le documentaire « Au nom de la science et de la race », lundi 29 avril 2013 sur FR3.
Il aurait pu être pour moi un beau documentaire, pédagogique et « esthétique », même s’il reste d’une certaine manière conformiste.
Mais son défilé et son déroulement ont réactivé ma déception à cause d’inexactitudes qui n’y ont pas leur place.
Le fait de « lever le voile », comme on vous le fait dire http://www.lexpress.fr/culture/les-nazis-voulaient-garder-une-trace-anatomique-des-juifs_1245015.html, vous autorisait-il à renforcer, en les taisant, tous les non-dits sur lesquels nous avons tenté de travailler et d’éveiller la conscience de nos contemporains, à Strasbourg ?
Vous terminez le film en affirmant qu’il a fallu attendre 2005 « pour que toute la vérité soit enfin dite sur cette histoire et que cessent les bruits », alors que nos travaux ont commencé en 1992 et que le livre de H.-J. LANG date de 2003, et celui de Robert STEEGMANN sur « Le Struthof » de 2005.
Le Cercle TAFFEL s’est battu constamment contre l’oubli, institutionnalisé dès 1945. Il s’est d’emblée fixé comme objectif de redonner un nom aux 86 matricules, et de montrer en quoi l’adhésion au nazisme des « meilleurs médecins du monde » n’était pas accidentelle, mais structurelle.
Le sommet du cynique est que vous avez été capable de ne jamais citer, ni Patrick WECHSLER, qui soutient sa thèse en 1991, ni Jacques MOREL et Bruno ESCOUBES, à partir de 1992, ni le Cercle TAFFEL, alors que le film se termine sur cette plaque apposée en décembre 2005. Je ne parle même pas de « L’Album du Struthof » de J.-C. PRESSAC qui passe « inaperçu » en 1985, alors qu’il est le premier à « renommer » Menachem TAFFEL.
Comment pouvez-vous renoncer au témoignage de Nelly STURM, sa fille, alors que vous dédiez le film à Elisabeth KLEIN ?
De surcroît, vous manquez l’occasion de mettre en lumière l’essentiel, à savoir « redonner un nom aux matricules », qui reste le travail majeur effectué par H.-J. LANG, dont vous n’avez malheureusement rendu ni le sens ni la valeur de l’œuvre.
Certes les images d’archives et cette chambre à gaz, montrée de manière tellement esthétique, ont sûrement sensibilisé les spectateurs à la valeur du sujet, mais la façon dont il a été traité et notamment sa fin en queue de poisson est à mon sens fautive. Elle risque d’ancrer pour longtemps le sentiment qu’il n’est plus nécessaire de revenir sur cette histoire, alors que notre travail d’élaboration montre au contraire que la « répétition » est à l’œuvre. Aussi bien dans le domaine médical à l’égard de ce que nous appelons les « juifs d’aujourd’hui », que dans le refus obstiné d’enseigner cette histoire… et de rendre-compte des obstacles qui continuent de parsemer notre chemin.
Vous terminez sur la plaque, alors qu’elle met en lumière le nom de représentants d’Institutions qui avaient TOUTES été à un moment ou un autre réticentes ou indifférentes à nos actions, notamment la Communauté Juive (convertie début 2005 seulement) et l’Université Louis Pasteur ; quant aux différents doyens de la Faculté de médecine, ils ont tous été hostiles depuis 1992… et le restent. Par ailleurs, nous n’avons pas pu obtenir cette plaque sous les deux mandatures de Mme TRAUTMANN.
Je suis vraiment désolé que notre action locale n’ait pas fait plus sens au cœur et à l’esprit de personnes qui « normalement » auraient dû être tellement sensibles à cette dimension, mais le racolage et les images de la chambre à gaz sous la pleine lune devaient certainement l’emporter sur la loyauté et la vérité historique, pour « accrocher » l’intérêt du « pauvre » téléspectateur qu’il ne faut surtout pas alerter sur sa responsabilité actuelle et sur les dangers idéologiques à l’œuvre.
Le documentaire s’achève sur un commentaire solennel mais fallacieux car affirmant dire « toute la vérité sur cette histoire ».
Ce faisant il dénie toute réalité aux combats toujours nécessaires du Cercle TAFFEL (qui les mène toujours quasiment seul) et les masque, par un magistral escamotage, derrière l’existence d’une « rumeur », dont le ressort serait inconscient. Alors que « l’oubli » est totalement volontaire.
C’est pour tout cela que le Cercle TAFFEL continue à lutter. Pour que cette « histoire » soit enseignée dans les facultés de médecine et de sciences en France et en Europe (en remettant aussi à chaque étudiant de première année un exemplaire du Rapport d’ Autopsie de janvier 1946 de SIMONIN, FOURCADE et PIEDDELIEVRE). Et nous travaillons à favoriser la vulgarisation du procès des médecins de Nuremberg, qui montre que la structure des corporations médicales occidentales est homogène, et « ne diffère de la médecine sous le nazisme que sur un point : les chercheurs pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient » (Ernst KLEE, La médecine nazie et ses victimes, SOLIN – ACTES SUD, 1999, avant-propos).
Rappelons aussi que l’immense majorité des médecins ayant adhéré au nazisme a été « recyclée » et a continué à enseigner et à exercer, inspirée par l’idéologie nazie, jusque dans les années 1970.
De surcroît la structure du documentaire épouse en partie le fil des travaux que nous avons réalisés depuis 20 ans et reprend notamment, avec le témoignage du Dr MAGER, le début de l’article accueilli en 2005 par la revue QUASIMODO (http://www.revue-quasimodo.org/PDFs/9%20-%20Federmann.pdf).
Quant au dossier de presse, il reprend quasiment in extenso les propos du président du Cercle, qu’on retrouve sous la plume de Sonia ROLLEY.
Enfin, le Cercle vous a fourni le Rapport d’ Autopsie et guidé vers le Professeur KARLI.
Toutes choses sur lesquelles se sont accordés une bonne partie de vos propres intervenants dûment informés.
Le Cercle Menachem TAFFEL vous demande donc de bien vouloir tenir compte de l’ensemble de ces remarques dans la perspective de la projection du 18 mai sur FR 3 Alsace.
Bonne persévérance et bonne projection,
Georges Yoram FEDERMANN,
Président du Cercle Menachem TAFFEL
En annexe, la retranscription explicite du commentaire final :
« …mais si la mémoire de ce crime
semblait avoir été perdue,
elle revenait régulièrement,
comme par une opération inconsciente,
une sorte de retour du refoulé,
sous la forme d’une rumeur,
qui pendant 60 ans
a hanté les milieux étudiants de Strasbourg.
Et bien que les corps des 86 victimes aient été enterrés
le 23 octobre 1945,
il aura fallu attendre 2005
et l’apposition d’une plaque commémorative
sur les murs de l’Institut d’Anatomie
pour que toute la vérité soit enfin dite sur cette histoire
et que cessent les bruits
et que son identité soit rendue à chacune des victimes ».
KUSTER René et LERCH Bernard
René Kuster est né et demeurait à Eguisheim d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945.
Renatus Küster ruht auf der Kriegsgräberstätte in Andilly.
Endgrablage: Block 5 Reihe 16 Grab 791
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Küster
Vorname:
Renatus
Geburtsdatum:
09.11.1926
Todes-/Vermisstendatum:
11.10.1944
Bernard Lerch est né et demeurait à Kirchberg d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945.
Bernhard Lerch wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt oder konnte im Rahmen unserer Umbettungsarbeiten nicht geborgen werden. Eine Grablage ist nicht registriert, lediglich der Todesort ist bekannt.
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Lerch
Vorname:
Bernhard
Dienstgrad:
Grenadier
Geburtsdatum:
11.10.1926
Geburtsort:
Kirchberg/Oberelsass
Todes-/Vermisstendatum:
28.06.1944
Todes-/Vermisstenort:
Grainville-sur-Odon
Merci pour tout renseignement.
Claude Herold
Courriel : claude.herold@wanadoo.fr
ATTENTION ARNAQUE !!
Plusieurs personnes ont à nouveau été contactée par une certaine personne prétendant connaître une autre personne possédant des affaires personnelles d’un Malgré-Nous non-rentré. Il s’agit bien sûr d’une arnaque et nous vous conseillons très vivement de ne pas y donner suite.
Nous joignons les deux messages envoyés tout récemment, car ils sont toujours rédigés sur les même canevas. Avec le premier message est souvent envoyé un extrait d’une liste où figure le nom du non-rentré. Il s’agit en fait d’une liste de prisonniers de guerre français de 39–40 plus ou moins bien falsifiée.
PREMIER MAIL (ACCOMPAGNEE D’UNE LISTE FALSIFIEE)
To: XXXXXX
Subject: A propos de XXXX Philippe
From: bianca_durand@aol.fr
Date: Mon, 29 Apr 2013 12:11:37 –0400
Bonsoir
Je pense que nous avons le devoir de nous s’entraider, nous les décendents des incorporés de force c’est dans ce but que je me permets de
vous proposez mon aide.
Mon père fut un malgré nous mais nous ses enfants avons eu la chance de le connaitre après la guerre avant qu’il ne nous quitte.
Alors j’imagine la peine de ceux qui n’ont pas eu la chance de voir ou connaitre l’histoire de leurs parents ou un membre de leurs familles et la détermination qu’ils ont afin de mettre une histoire sous leurs noms.
Voila le père de mon ex était lui aussi un incorporé de force qui était sur le front de l’est en Russie, il était parmis ceux qui étaient de retour en France, je me rappelle aussi que son fils m’avait fait voir les archives que son père avait en possession après la guerre.
Il sagit des documents de certains malgré nous Français, des registres des incorporés de force Française, ainsi que des lettres de certains qui sont portés disparu et quelques effets personnels de ses amis morts ou disparu.
Il à pu restitué certains effets à des familles auxquels ils revenaient de droit, mais n’a pas pu retrouvé certaines famille alors quand je suis tomber sur votre annonce, je me suis dis pourquoi ne pas vous aidez en demandent à mon ex de fouiller dans les documents voir si le nom de votre grand oncle figure sur quelques choses.
Mais avant de faire quoi que ce soit, j’aimerai avoir votre avis d’abord; j’espère recevoir votre réponse dans les jours avenir.
Cordialement
DEUXIEME MAIL ENVOYE SUITE A LA REPONSE DE LA PERSONNE CONTACTEE
To:XXXXXX
Subject: Re : A propos de XXXXX
From: bianca_durand@aol.fr
Date: Sun, 5 May 2013 13:34:25 –0400
Bonsoir
Mon ex est tombé sur certaines choses qui devrait vous intéresez, je vous l’aie envoyé en retour par pièces jointes une liste sur laquelle figure le nom de RIEHL Henri qu’il m’a fait parvenir ce matin (il à dit que la conception de cette liste était dans le but d’enrégistré les noms de certains incorporés de force sur le front de l’est en suite faire un journal commun ou chacun racontera ce qu’il vit sur le front, d’après mon ex, seul la liste à été possible mais l’idée d’un journal commun n’a été possible faute du manque de temps car le combat était plus serré d’après les dires de son père).
Et ce n’est pas tous, il y à aussi une lettre qu’il avait rédigé mais n’a pas pu l’expédier avant sa disparition ainsi que son journal personnel; il y à également sa plaque d’identité (objet sur lequel est marqué son numéro d’identification militaire et le regiment auquel il appartient).
Mon ex est souffrant depuis 13ans, il est atteint du sclérose en plaque puis vit au TOGO depuis plusieurs années car la maladie ne se dévéloppe pas dans les zones où la température est comprise entre 40° d’atitude de l’équateur à cause de la vitamine D produite par le soleil.
Il à dit si toute fois vous souhaitez rentrer en possession de ses objets, que vous pouvez rentré en contact avec lui afin qu’il vous le fasse parvenir; il se nomme Jean-Marie BURCHI donc je vous laisse son contact:
Mail: jmabrrchi@hotmail.fr
Tel : +228 99563655
Vous ne devez pas perdre de temps car il doit se rendre au Canada le mercredi prochain pour un nouveau traittement.
Cordialement
BIEHLMANN Louis et ENTZ François
Jean Vonarb recherche un oncle, Biehlmann Louis, né le 01/04/1917 à Heiteren et résidant à Balgau, époux d’Eugènie Seiler, disparu au front russe en février ou mars 1944. Selon certaines lettres datant d’août 1943, il se trouvait en Pologne, à Praschnitz, pour une formation, puis envoyé au front russe à partir du 24 décembre 1943. Sa compagnie se trouvait entre Nivel en Russie et Witebsk en Biélorussie, dans un lieu très boissé. Il cotoyait encore un alsacien de Colmar du nom de Entz au mois de février 1944. Selon une lettre de la maman de Biehlmann envoyée en avril 1944 au chef de compagnie demandant des nouvelles de son fils Mr Biehlmann Louis, la réponse au dos de la lettre était la suivante : Le soldat Biehlmann Louis a été blessé au pied gauche par des éclats d’obus, puis soigné et envoyé vers un Lazarett dont il ne connaisait pas le lieu. Le mot fut écrit « en campagne » le 19/04/1944 signé A.B(irrlz ??), Hauptfeldwebel.
Louis Biehlmann appartenait à la 3e compagnie de l’Infanterie Bataillon 356 à Praschnitz (Pologne), puis il a eu les Feldpostnummer 18343B et 04003C.
Je recherche également des renseignements sur ENTZ François, de Colmar, qui était le dernier compagnon alsacien de Louis Biehlmann.
Avec mes remerciements pour toute aide.
Huguette Hecht
Courriel : huguette.hecht@sfr.fr
* Compléments de Claude Herold :
Biehlmann Louis figure bien sur la liste de 1948 mais ne figure pas au VDK
La FPN 18343 B correspondait à la 1ere Kompanie du Feldersatz Bataillon 32
La FPN 04003 C correspondait à la 2e compagnie du Grenadier Regiment 94. Voir la liste des disparus de ce régiment établie par le DRK sur ce site (photo) : il y figure sous le nom erroné de Bichlmann.
KONRAD Louis
Je souhaite en savoir plus sur le parcours de Louis Konrad, né à Lipine et demeurant à Wittenheim d’après la liste des non-rentrés du Haut-Rhin de 1945. D’après sa date de décès, il pourrait être mort en captivité.
Merci d’avance pour tout renseignement.
Claude Herold
claude.herold@wanadoo.fr
Ludwig Konrad ruht auf der Kriegsgräberstätte in Andilly.
Endgrablage: Block 2 Reihe 3 Grab 221
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Konrad
Vorname:
Ludwig
Geburtsdatum:
31.10.1902
Todes-/Vermisstendatum:
10.03.1945
ZEMLER Robert et Henri
Je souhaiterais avoir des renseignements sur les circonstances, le lieu et
toutes informations possibles sur mes cousins Robert ZEMLER (né le
11/02/1925 à BORNY) et Henri ZEMLER (né le 02/09/1921 à BORNY), incorporés de force portés disparus.
Merci à toute personne susceptibles de m’aider dans mes recherches.
Claude Pifflinger
Courriel : leglise.beatrice@wanadoo.fr
* Fiche du Volksbund et précisions transmises par Claude Herold et Yves Scheeg :
Nach den uns vorliegenden Informationen ist Robert Zemler seit 01.01.1945 vermisst.
Nachname:
Zemler
Vorname:
Robert
Geburtsdatum:
11.02.1925
Todes-/Vermisstendatum:
01.01.1945
Todes-/Vermisstenort:
Posen / Oborniki /
Fiche du Volksbund transmise par Claude Herold :
Henri Zemler
Heinrich Zemler wurde noch nicht auf einen vom Volksbund errichteten Soldatenfriedhof überführt.
Nach den uns vorliegenden Informationen befindet sich sein Grab derzeit noch an folgendem Ort: Werebsk – Rußland
Name und die persönlichen Daten des Obengenannten sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname:
Zemler
Vorname:
Heinrich
Dienstgrad:
Grenadier
Geburtsdatum:
02.09.1921
Geburtsort:
Metz
Todes-/Vermisstendatum:
27.08.1943
Todes-/Vermisstenort:
Werebskije
