Une stèle inau­gu­rée à Sarre­gue­mines

Commentaire (0) Mémoire

Le 8 mai 2010 a été inau­gu­rée une stèle dédiée « aux 130.000 « Malgré-Nous » alsa­ciens et mosel­lans incor­po­rés de force dans l’ar­mée alle­mande », place Sibille, à Sarre­gue­mines.

Voir l’ar­ticle de Jacque­line Mouzard dans L‘Ami des Foyers Chré­tiens du 23 mai 2010 p. 24.

jpg_Stele_Sarreguemines_1.jpg

jpg_Stele_Sarreguemines_2.jpg

Stele_des_Malgre-Nous_de_sarreguemines.jpg

Lire l’article

Spor­tifs alsa­ciens-lorrains et Malgré-Nous

Commentaire (0) Liste des avis de recherche

Notre Comité Régio­nal de Lorraine (et Alsace) souhaite recen­ser les
spor­tifs alsa­ciens-lorrains ayant fréquenté soit :

 l’Ecole de Gymnas­tique de Join­ville le Pont

 Bataillon de Join­ville

 Bataillon d’An­tibes,

Donc ayant suivi une forma­tion de moni­teur spor­tif au sein de l’armé
française (ou ayant été spor­tif de haut niveau) et ayant été
incor­poré dans l’ar­mée alle­mande.

Pour plus d’in­for­ma­tion, visi­tez notre site web : http://www.join­vil­lais-lorraine.free-hosting.fr

Bien spor­ti­ve­ment

Thierry JAMBOIS, chargé de commu­ni­ca­tion

 Cour­riel : commu­ni­ca­tion@join­vil­lais-lorraine.free-hosting.fr

Lire l’article

Des Alsa­ciens tombés, inter­nés, rapa­triés…

Commentaire (0) Les incorporés de force

Extraits de presse du Kolma­rer Kurier et des Strass­bur­ger Neueste Nachrich­ten / Dernières Nouvelles (septembre 1943 – juin 1945) compre­nant des annonces de décès, des listes de noms d’Al­sa­ciens inter­nés en Russie, en Grande-Bretagne, en Italie et en France (camp de Mailly-le-Camp), de rapa­triés, de libé­rés et de dépor­tés.

Lire l’article

Divi­sion des archives des Victimes des conflits contem­po­rains

Commentaires (4) Contacts et liens

Divi­sion des archives des Victimes des conflits contem­po­rains

11 rue Neuve Bourg L’Abbé

BP 552

14037 CAEN cedex

Tel : 02 31 38 45 87

Cour­riel : shd-caen.cour­rier.fct@in­tra­def.gouv.fr

Lire l’article

GEORG Xavier

Commentaires (4) Liste des avis de recherche

jpg_GEORG_Xavier.jpg Je recherche des infor­ma­tions sur GEORG Xavier né le 14/01/1914 à La Want­ze­nau. J’ai­me­rais avoir des infos sur son parcours mili­taire, son unité, sa date et lieu de dispa­ri­tion. Si une personne pouvait m’ai­der, cela me permet­trait de connaitre le parcours du deuxième Malgré-Nous de notre famille (le 1er étant FEY Antoine dont nous avons pu établir son parcours jusqu’à sa dispa­ri­tion).

Je vous remer­cie par avance.

Guy Wend­ling

 Cour­riel : gwend­ling@­neuf.fr

* D’après Claude Herold, Xavier Georg n’est pas réper­to­rié au Volks­bund et faisait partie de la 3e compa­gnie du Landes­schüt­zen-Bataillon 579 qui a été anéanti à Witebsk en juin 44, comp­tant 201 portés dispa­rus.

Lire l’article

Verein zur Klärung von Schick­sa­len Vermiss­ter & Gefal­le­ner e. V.

Commentaire (0) Contacts et liens

Verein zur Klärung von Schick­sa­len Vermiss­ter & Gefal­le­ner e. V.

Site : www.vksvg.eu ou www.vermisst-gefal­len.net

K1600_IMG_8805.jpg

K1600_IMG_8821.jpg
A Zetten­dorf (Saxe-Anhalt). Exhu­ma­tion de trois soldats de l’ar­mée alle­mande, hélas dépour­vus de plaques d’iden­tité. Les corps sont comple­te­ment pris dans les racines d’un chêne. Il s’agit sans doute de victimes qui devaient défendre un pont situé quelques mètres plus loin. (Photos VKSVG trans­mise par Claude Herold)

Lire l’article

Vichy et les soldats alsa­ciens et mosel­lans

Commentaire (0) Evacuation et Annexion

Le géné­ral d’Ar­mée Colson, secré­taire d’Etat à la Guerre du gouver­ne­ment de Vichy, fait savoir qu’il faut inci­ter les soldats de l’Ar­mée française origi­naires de l’Al­sace et de la Moselle à retour­ner dans leurs régions désor­mais annexées au IIIe Reich, ajou­tant qu’il ne leur sera pas tenu rigueur des enga­ge­ments auxquels les nazis pour­raient les contraindre.
A noter que les Français libres de Londres tiennent le même discours à l’égard des Alsa­ciens et Mosel­lans rentrés chez eux.

A l’au­tomne 1940, une autre note secrète du gouver­ne­ment de Vichy indique, à propos des soldats français d’Al­sace-Moselle, captu­rés puis libé­rés par les Alle­mands (en contre­par­tie d’une décla­ra­tion selon laquelle ils se recon­naissent « de sang alle­mand ») : « Les Alsa­ciens et Lorrains qui acceptent de signer la fameuse décla­ra­tion avec ce qu’elle implique pour eux de devoirs envers la « Patrie alle­mande », c’est-à-dire à servir éven­tuel­le­ment dans les armées du IIIe Reich, sont rassem­blés… ».

La France a donc incité ses compa­triotes alsa­ciens-mosel­lans à « se jeter dans la gueule du loup », sachant qu’il était fort possible que ces hommes soient enrô­lés dans la Wehr­macht.
Et l’ave­nir montrera, à la Libé­ra­tion, que les enga­ge­ments de la France en 1940 (« … il ne leur sera pas tenu rigueur… ») ne furent pas tenus lors de l’épu­ra­tion.

Colson 30.8.1940

Lire l’article

SCHMITT Frédé­ric

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

jpg_Schmitt_Frederic.jpg

 Nach­name: Schmitt

 Vorname: Frie­drich

 Dienst­grad:

 Geburts­da­tum: 01.03.1925

 Geburt­sort:

 Todes-/Vermiss­ten­da­tum:

 Todes-/Vermiss­te­nort: Kurland

Au moment de sa dispa­ri­tion, Frédé­ric Schmitt appar­te­nait à la 14e compa­gnie du Grena­dier-Regi­ment 32 (FPN 10145).

Lire l’article

Lettre de l’APOGA au président de la Répu­blique, 17 mai 2010

Commentaire (0) Actualité

Colmar, le 17 mai 2010

Monsieur le Président,

Votre discours du 8 Mai, à Colmar, était, en tous points, remarquable. Je me trou­vais sur la Place RAPP et j’ai senti combien vos paroles trou­vaient le chemin des cœurs de toutes celles et de tous ceux qui atten­daient, depuis des décen­nies, qu’un chef de l’Etat français, prononçât enfin les mots par lesquels tout soupçon de trai­trise ou de lâcheté pouvait être levé.
Les incor­po­rés de force encore en vie vous en sont très recon­nais­sants.
Les enfants des 40.000 morts et dispa­rus, dont je suis, vous disent tout autant leur grati­tude. Que l’hon­neur de leurs chers défunts soit plei­ne­ment reconnu, leur est une précieuse conso­la­tion.
Mais en même temps, ils perçoivent encore plus doulou­reu­se­ment l’injus­tice dont ils se sentent les victimes, depuis qu’en Juillet 2004, un décret a été signé par le Premier Ministre, M. Jean-Pierre Raffa­rin, insti­tuant la recon­nais­sance et la répa­ra­tion finan­cière pour les orphe­lins dont les parents furent victimes d’actes de barba­rie pendant la deuxième guerre mondiale.
Vous l’avez dit fort juste­ment : l’in­cor­po­ra­tion de force dans la Wehr­macht ou dans les Waffen SS a été un véri­table crime de guerre qui a fait des 130.000 jeunes hommes d’Al­sace et de Moselle, des victimes du nazisme qui était, en soi, une barba­rie.
Dès lors, les dispo­si­tions de ce décret de 2004 devraient nous être appli­cables.
Nous ne compren­drions pas, Monsieur le Président, que les mots justes et émou­vants que vous avez su trou­ver, ne soient pas suivis par les actes qu’ils appellent à leur suite.
Nous sommes aujourd’­hui dans l’at­tente, à nouveau, par rapport à une déci­sion qui devrait s’im­po­ser en toute cohé­rence.

Monsieur le Président de la Répu­blique, au nom des quelques milliers d’or­phe­lins de guerre, pupilles de la nation, enfants de soldats français incor­po­rés de FORCE dans les troupes hitlé­riennes, je vous demande solen­nel­le­ment de faire droit à notre exigence d’être consi­dé­rés par vous, comme les égaux de celles et de ceux dont la Nation a d’ores et déjà pris en consi­dé­ra­tion le chemin de croix qui fut le leur.

Bernard RODENSTEIN

Président de la FEDERATION DES PUPILLES DE LA NATION (FPN) et de l’ASSOCIATION DES PUPILLES DE LA NATION, ORPHELINS DE GUERRE d’ALSACE (APOGA)

Lire l’article

Lettre de l’APOGA au président de la Répu­blique, 10 mai 2010

Commentaire (0) Actualité

Après le 8 mai 2010…

Le 8 mai 2010 restera un jour histo­rique pour notre pays, la France. Le président de la Répu­blique, M. Nico­las SARKOZY, est venu à Colmar, prési­der les commé­mo­ra­tions de la Victoire de 1945.
Avec clarté, avec solen­nité, il est venu dire à la France entière ce que fut l’in­cor­po­ra­tion de force de 130.000 citoyens français, alsa­ciens et mosel­lans, dans la Wehr­macht ou dans les Waffen SS du pire dicta­teur du 20 Siècle, Adolph HITLER.
Les anciens, ceux qui ont aujourd’­hui au moins 83 ans et qui consti­tuaient la dernière classe d’âge obli­gée d’en­dos­ser l’uni­forme honni, ceux de la classe 1927, avaient les larmes aux yeux.
Un Président de la Répu­blique est venu procla­mer à la face de la France qu’ils n’étaient pas des traitres. Il a serré la main trem­blante de vieillesse et d’émo­tion de quelques-uns d’entre eux.
Puis il est reparti. Aussi vite qu’il était venu.
Mais rien ne sera plus comme avant.
Avant, des français se permet­taient de cracher à la figure d’autres français, dont le tort était d’ha­bi­ter du mauvais côté des Vosges, ils étaient donc des « boches ».
Avant planait sur l’Al­sace et la Moselle le soupçon récur­rent de leurs affi­ni­tés élec­tives avec l’Al­le­magne.
Avant, le procès de Bordeaux, en 1953, était encore dans les mémoires et l’on ne se souve­nait volon­tiers que des 13 jeunes alsa­ciens incor­po­rés de force dans la divi­sion « Das Reich » de sinistre mémoire pour ses forfaits commis à ORADOUR s/GLANE et dans le Sud Ouest de la France. 13 « monstres », plus un quator­zième réel­le­ment volon­taire, ont incarné les « trahi­sons » des Alsa­ciens Mosel­lans dans l’ima­gi­naire collec­tif des Français dont la grande majo­rité n’avait, cela va de soi, rien à se repro­cher.
Avant, il n’y avait guère que quelques histo­riens qui avaient oeuvré coura­geu­se­ment pour que la Vérité soit faite sur l’his­toire singu­lière et tragique de ces terri­toires aban­don­nés par Vichy à l’ogre germa­nique.
Avant, quelques anciens incor­po­rés de force et quelques rares élus s’étaient déme­nés pour obte­nir la recon­nais­sance de la Nation toute entière.
65 ans sont passés.

Depuis le 8 MAI de cette année, beau­coup de choses ont changé.
Des hommes igno­mi­nieu­se­ment traî­nés dans la boue, y compris par des compa­triotes prompts à tirer la couver­ture de la vaine gloriole à eux, au prétexte que eux ont fui l’in­cor­po­ra­tion de force, sont aujourd’­hui réha­bi­li­tés. Ils furent, dixit le Président de la Répu­blique, des victimes du nazisme, la pire des oppres­sions.
J’étais parmi les repré­sen­tants des asso­cia­tions patrio­tiques et d’an­ciens combat­tants. J’ai senti le poids qui tombait de leurs épaules. Plus personne ne pour­rait désor­mais, sans mauvaise foi, mettre en doute leur fidé­lité à la France. Ils sont partis silen­cieux et soula­gés. J’en suis heureux pour eux.
J’ai aussi pensé à notre père, Charles, à notre oncle Lucien, les deux seuls enfants de nos grands parents pater­nels. Le premier, porté disparu sur le front de l’Est en juillet 1944. Le second, tué dans les Carpates, égale­ment en 1944.
Ce beau discours de Nico­las SARKOZY, que chan­geait-il pour eux ?

La France va-t-elle enfin se déci­der à lancer de véri­tables recherches pour tenter de retrou­ver les traces de ses enfants morts et dispa­rus ?
A l’ins­tar de l’Al­le­magne qui a mis en oeuvre un vaste réseau de cher­cheurs de tombes pour ses soldats ense­ve­lis, la France va-t-elle mobi­li­ser des moyens propres ?
Auront-ils droit, comme d’autres, à l’hom­mage de la Nation toute entière, à l’Arc de Triomphe, un hommage à la hauteur du « crime de guerre » enfin reconnu dont ils furent les victimes ?
Ques­tions parmi d’autres, aujourd’­hui sans réponse.
Je veux bien croire qu’il faille agir étape par étape. On ne cesse de nous conseiller cette patience.
Mais le temps est compté. Les uns après les autres, ils dispa­raissent, ceux qui furent direc­te­ment concer­nés.
Et puis, dans nos rangs d’or­phe­lins de guerre, les décès aussi s’ad­di­tionnent chaque année.

Nous n’avons, pour ce qui nous concerne, les fils et les filles de ces jeunes citoyens français envoyés comme chair à canon sur le front de l’Est, notam­ment, avec sur le dos l’uni­forme de leurs pires enne­mis, endossé sous la menace de repré­sailles, nous n’avons rien entendu qui puisse nous ouvrir les portes de la recon­nais­sance que nous atten­dons nous aussi, depuis qu’en 2000 et en 2004, les gouver­ne­ments français ont décidé de répa­rer les souf­frances parti­cu­lières de certains orphe­lins de guerre, à l’ex­clu­sion de beau­coup d’autres.
Nous devons appa­rem­ment comprendre que, à défaut de moyens finan­ciers, l’Etat nous adresse aujourd’­hui des paroles conso­la­trices.

Croire que nous pouvons nous conten­ter de discours, aussi émou­vants soient-ils, c’est mal connaître la déter­mi­na­tion qu’a fait naître dans nos rangs, l’injus­tice commise par la France, en s’ac­quit­tant finan­ciè­re­ment de sa dette auprès de quelques uns et en discri­mi­nant les autres.

La gran­deur d’une Nation réside dans l’égale manière de prendre soin de tous ses enfants.

Bernard Roden­stein
président
10 mai 2010

Lire l’article