« Le récit de Charles Hoeffler, incorporé de force, évadé, caché avec d’autres « Waldteufel » dans le Wineckerthal », L’Outre-Forêt n°183, 2018, p.59–68.
HERRBACH Pierre
Photo de la famille Herrbach qui date vraisemblablement de 1942 , avec mon père Paul (avec les lunettes, décédé en 2001), mon oncle Pierre (décédé en 1944 et qui repose à Sebesh) et leurs parents Paul (décédé en 1955) et Cécile (décédée en 1985).
Mon oncle Pierre Jean Alfred HERRBACH, né à Mulhouse le 28/07/1924, vivait chez ses parents à Bollwiller (68540) au moment de son incorporation de force dans l’armée allemande.
En fait, je ne sais de sa période d’incorporation (13 mois) que les faits suivants :
- Il a été incorporé « de force » (son certificat de décès dont j’ai copie mentionne « Mort pour la France ») le 20/05/1943,
- Il est décédé d’un éclat d’obus à Podlenkowo (Russie) le 26/06/1944 (et non le 19/06 comme indiqué sur certains documents – sa dernière lettre à ses parents que je possède est datée du 24/06) sans doute en raison d’un bombardement du camp où il était semble-il cantonné depuis l’hiver 1944 (j’ai une photo du camp enneigé) par les troupes russes.
- Je sais aussi qu’il a été cantonné quelque temps à l’été 1943 à Chelkowo en Pologne durant l’été 1943
Les documents en ma possession indiquent qu’il est mort d’un éclat d’obus le 26/06/1944 (ou le 19/06 d’après un seul de ces documents) à Podkolenkow en Russie (près de St-Petersbourg et du Lac Ladoga ou vers la frontière avec l’Estonie ?).
Ces mêmes documents disent qu’il serait enterré dans un cimetière militaire à proximité de Borki, sur la route d’Opotschka à Ostroff. Il repose aujourd’hui à Sebesh.
Pierre HERRBACH


- Fiches de la Région Alsace et du VDK transmises par Claude Herold :
Nom: HERRBACH
Prénom: Jean Pierre Alfred
Prénom usuel: Pierre
Date de naissance: 28/07/1924
Lieu de naissance: Mulhouse (Haut-Rhin) – France
Lieu de résidence: Feldkirch (Haut-Rhin) – France
Incorporé de force dans la Wehrmacht
Date d’incorporation: 20/05/1943
Date de décès: 19/06/1944
Lieu de décès: Podkolenkow (sud d’Ostrow) – Russie
Circonstances de décès: Tué au combat
Peter Herrbach
Peter Herrbach ruht auf der Kriegsgräberstätte in Sebesh.
Endgrablage: Block 7 Reihe 13 Grab 1292
Name und die persönlichen Daten von Peter Herrbach sind auch im Gedenkbuch der Kriegsgräberstätte verzeichnet.
Nachname: Herrbach
Vorname: Peter
Dienstgrad: Gefreiter
Geburtsdatum: 28.07.1924
Geburtsort: Michlhausen
Todes-/Vermisstendatum: 19.06.1944
Todes-/Vermisstenort: Podkolenkowo, 1 km südl.
Au théâtre : DESIRER TANT

Le NEST, théâtre de Thionville, reçoit sur la période du 5 au 9 décembre le spectacle Désirer tant, écris et mis en scène par Charlotte Lagrange.
Celui-ci traite de l’histoire de trois générations de femmes, la première étant celle d’une grand-mère alsacienne ayant vécu la Deuxième Guerre mondiale. Les choix qu’elle aura fait pendant cette période trouble auront une incidence sur les deux générations qu’elle a engendré.
Ce spectacle, en plus d’être une bouleversante histoire d’amour familial, porte une grande dimension historique puisqu’il questionne fortement l’héritage de l’Occupation dans les zones qui ont été annexées ou occupées.
Ainsi, nous organisons lors de la journée du dimanche 9 décembre une rencontre autour du thème Français de l’intérieur / Français de l’extérieur : les Mosellans et Alsaciens pendant la guerre.
En voici une brève présentation :
La Moselle et l’Alsace sont des territoires de l’entre deux, des zones frontalières ayant maintes fois changé d’appartenance. Tantôt français, tantôt allemands, embringués dans les complexités de conflits qui les dépassent, les Mosellans et Alsaciens ont été ballotés entre deux cultures, deux identités proches et éloignées à la fois. Voisins de cette France de l’intérieur qui leur a parfois donné l’impression de les abandonner, ils étaient ces Français de l’extérieur qui ont soit subi les conflits, soit s’y sont engagés.
Nous recevrons à cette occasion l’historien Philippe Wilmouth, président de l’AS.CO.ME.MO. (Association pour la Conservation de la Mémoire en Moselle en 39/45), ainsi que Charlotte Lagrange, autrice et metteuse en scène du spectacle.
Nous aborderons les questions de la vie sous l’Occupation, ainsi que de l’identité laissée dans les territoires annexés et occupés.
La rencontre sera précédée d’un brunch, servi au théâtre à partir de 12h (14€, buffet à volonté, réservations auprès du théâtre).
Programme de la journée :
– 12h-13h : repas (facultatif)
– 13h30–14h30 : rencontre
– 15h : spectacle (durée : 2h15)
Et pour l’occasion, nous proposons aux lecteurs de L’Ami hebdo de bénéficier d’un tarif de 10€ pour la représentation.
Il suffira pour cela de réserver auprès du théâtre en donnant le mot de passe « AMI HEBDO ».
On trouvera plus d’informations sur le spectacle à la page dédiée sur notre site internet : https://nest-theatre.fr/saison/18–19/desirer-tant-13
Contact : Youssef Ghali
youssefghali@nest-theatre.fr | 03 82 54 70 47
Le Mur des Noms : où en-est-on?
HEIDMANN Léon
Je fais des recherches sur mon grand-père Léon Heidmann. Né le 22 janvier 1915 à Strasbourg, il est décédé le 30 janvier 1944 officiellement sur la ligne Gustave près de Monte Cassino en Italie, soit deux ans après la naissance de son fils. Il avait été soldat du 152e régiment d’infanterie (les Diables rouges) et aurait été enrôlé de force comme Grenadier en mars ou avril 1943. Avant cela, il aurait été caché par des habitants pendant une courte période, mais la menace de représailles sur les familles l’a décidé à obéir à l’ordre d’incorporation.
Il est « mort pour la France ».
Merci pour tout renseignement complémentaire,
Gary Heidmann



- Fiche de la Région Alsace avec erreur sur le lieu de décès
- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
- REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946
APRES L’ITINERANCE MEMORIELLE, par Renée Baudot
La France a commémoré la fin de la guerre de 1914–1918. Pendant une semaine d’itinérance mémorielle, il a été rappelé aux jeunes générations les horreurs de la guerre, les millions de morts, les actes de bravoure, les grandes batailles, Verdun, le Chemin des Dames, les maréchaux Foch, Pétain… ce qui nous a amenés au souvenir de la guerre de 1940.
Au premier rang des nations invitées de trouvaient l’Allemagne et la Turquie. Les vaincus étaient élevés au niveau des vainqueurs.
Parmi nos alliés de la Première Guerre mondiale, je cherchais la Serbie ; elle avait été reléguées au fond de la tribune !
Cette commémoration a été placée sous le signe de l’amitié et de la réconciliation franco-allemande, du couple franco-allemand.
Les discours étaient beaux et graves. Nous vivons un moment unique au firmament de l’Histoire, nous sommes sur le chemin de la paix éternelle en Europe. Un rêve.
Attentive aux discours, j’attendais :
– une parole destinée aux 380 000 familles de « Malgré-Nous » de la Première Guerre mondiale. Pas un seul mot. Ils furent oubliés.
Oubliés. Le président Chirac refusa de leur attribuer la Légion d’honneur comme il le fit pour les autres soldats survivants de la Première Guerre mondiale sous prétexte qu’ils avaient servi dans une armée étrangère. Par la faute de qui ? Nos trois départements furent lâchement abandonnés par l’Assemblée Nationale siégeant à Bordeaux et par monsieur Thiers qui « en même temps » exhortait la population de l’Alsace et de la Moselle à ne pas quitter leurs villes et leurs villages afin qu’ils puissent un jour être réunis à la France
– une phrase commémorant le retour de nos trois départements à la France.
En vain.
Quand on se souvient de la liesse de nos populations, le 11 novembre 1918, heureuses de retrouver la Mère Patrie, cela fait de la peine…
Les « Malgré-Nous » de la Première Guerre mondiale sont « sortis » de l’Histoire officielle.
Pour ma part, je refuse que les enrôlés de force de la Seconde Guerre mondiale connaissent le même sort et soient sacrifiés sur l’autel de la réconciliation franco-allemande.
L’Allemagne doit assumer son passé et reconnaître l’incorporation de force comme crime contre l’humanité.
Paraphrasant Albert Camus, Prix Nobel de Littérature qui a écrit à propos de l’Algérie : « entre la justice (l’indépendance) et ma mère (pied-noir attachée à sa terre natale), je choisis ma mère ». Je dis « entre mon oncle Armand (et ses compagnons d’infortune) et l’amitié franco-allemande, je choisis mon oncle ».
Après tant d’émotions, la sagesse commandait de prendre un peu de repos. Aussi, ai-je terminé la journée en relisant le livre de l’auteur allemand Marie-Louise Fischer, Heirat ohne Liebe.
Renée Baudot
HOCHEL Lucien Georges
L’association russe Memorial me signale que Lucien Georges Hochel, né en 1924, combattit dans un détachement de partisans en Biélorussie. Il fut décoré de la médaille des partisans de la grande guerre patriotique 1ère catégorie. Mort du typhus le 2 mars 1945 au camp 188 de Tambov, il connut les honneurs militaires et fut enterré dans un cercueil.
Je suis à la recherche de renseignements complémentaires sur cet homme.
Merci d’avance pour toute aide,
Laurent Kleinhentz
SCHULIAR Henri
Henri Schuliar (* 28.1.1914) était soldat dans la 10e compagnie du 10e Pz.-Gren. Rgt. Il disparaît en Normandie en août 1944.
Fiche du DRK transmise par Claude Herold.
SCHMITT Albert
Albert Joseph Schmitt est né le à Strasbourg, le 3 1 1921, domicilié à Albey/La Broque. Vu une dernière fois en vie le 8.10.1945, il est officiellement décédé le 27.10.1945. Selon le DRK (fiche ci-contre transmise par Claude Herold) il a disparu en captivité au camp de Karaganda.- ADEIF – Recueil photo des disparus du Bas-Rhin (ADEIF)
- CAEN – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
- CAEN3 – Fichier des Incorporés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007


