SCHERRER Marcel

Commentaire (1) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

Je suis à la recherche d’in­for­ma­tions concer­nant mon oncle mater­nel, Marcel SCHERRER, né le 28 décembre 1921 à Soultz-les-Bains, incor­poré de force dans la Wehr­macht, est offi­ciel­le­ment décédé en Russie le 17 décembre 1943. D’après la WASt, lors de sa dispa­ri­tion le 17 décembre 1943 près de Nowo-Niko­lajewka, alors qu’il appar­te­nait, en tant que Pionier, à la 1. leichte Kompa­nie (mot.) Panzer-Pionier-Bataillon 13.
J’au­rais telle­ment aimé savoir ce qui est arrivé à mon oncle, dans quelles circons­tances il est décédé et où il repose.

Scher­rer Marcel

Par avance, merci pour toute infor­ma­tion complé­men­taire.

Martine BATH

 martine.bath@out­look.com

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Le crime de l’in­cor­po­ra­tion de force et l’OPMNAM (août 2018)

Commentaires (2) Actualité, Billet d'humeur, Opinion

Mes chers amis,

Chers élus de la Répu­blique,

Chers compa­triotes d’Al­sace-Moselle,

75 années sont passée, le Rhin coule paisi­ble­ment entre les deux rives jadis enne­mies, des mains se sont tendues, la paix s’est instal­lée dans son nouveau terri­toire on se congra­tule, on s’étreint, on s’es­claffe, « plus jamais cela. . . ».

Mais à quel prix me direz-vous, combien de nos enfants d’Al­sace et de Moselle ont été sacri­fiés, par la folie d’un peuple sous influence du mal absolu. Un peuple qui s’est tout permis, un peuple qui a tout pris, l’or des Grecs, les œuvres d’art, les bijoux et les dents en or des juifs, la vie de millions de gens ordi­naires, le travail obli­ga­toire des français, la vie et le sang des Alsa­ciens et des Mosel­lans.

Pris, vous avez dit pris ou volé ? Déro­bées les vies de nos pères, les vies sacrées de jeunes français dans la force de l’âge.   Quand on vole, ou quand on assas­sine on vous demande d’ex­pier la faute ? On vous demande d’im­plo­rer le pardon, on vous conseille de vous faire tout petit devant les juges. Qui a présenté la facture aux assas­sins d’hier ? Qui a conclu avec eux un pacte sur le dos des victimes, sur celui des descen­dants des réfrac­taires, des insou­mis, des déser­teurs, des contraints, des fusillés, des massa­crés, des victimes inno­centes de cette guerre atroce ? Qui les a absous de leurs fautes et à quel prix ? 40 000 morts ça coûte combien ? Quel eût été le bilan de la vie de nos jeunes pères, un calcul courant qui se pratique dans les compa­gnies d’as­su­rances ?

Mais qui a décidé de lais­ser couler l’eau du Rhin sans que Madame Merkel, si prompte à corri­ger les mauvais élèves, n’y lave son linge sale en public ? Qui a décidé de l’am­nis­tie d’un peuple qui a mis l’Eu­rope à feu et à sang ? Quel a pu être le montant du pactole, pour effa­cer l’ar­doise de la vie de nos 40 000 morts qui réclament justice et honneur, eux que l’Al­le­magne a plongé dans un bain de sang en lieu et place des teutons pur porc ? Qui a ramassé la mise dans ce marché de dupes ? Tissent, Krupp, Schnei­der, Siemens Lufthansa et Bayer se sont remplis les poches pour plusieurs géné­ra­tions, durant ce conflit qui devait éradiquer le commu­nisme. Opéra­tion réus­sie depuis novembre 1989 par la chute du mur de Berlin, tant mieux, mais le silence de nos morts vaut autant d’or que celui des indus­triels. Heureux les boutiquiers qui font sonner les pièces d’or sur les tombes de ceux que l’on a jeté dans le feu de l’en­fer sur terre. Honte à la confré­rie des lâches qui se congra­tulent à chacune de leurs rencontres toni­truantes, drapeaux au vent épaules en arrière et bedaines tendues pour faire briller les breloques, en oubliant les vraies victimes inno­centes, le peuple avec son sang, ses enfants orphe­lins accro­chés au tablier des veuves. Mais un affront de plus vient de se rajou­ter à cette kermesse honteuse, le « Auswer­ti­ge­samt » vient de répondre aux plai­gnants « circu­lez il n’y a rien à voir », il ne s’est rien passé, vous avez dû vous vous trom­per de porte. . . Rien n’est plus bles­sant que le déni de la réalité, ils ne l’em­por­te­ront pas au para­dis, mais nous ici, nous ne lâche­rons pas ce tablier tant que les « descen­dants des assas­sins » ne confes­se­ront leurs crimes.

Gérard MICHEL Président de l’OPMNAM

 

 A lire ! Brochure de 18 pages publiée par l’OPMNAM

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Prison­niers en URSS – Ouver­ture des archives (1995)

Commentaires (14) Documents, L'après-guerre, Les incorporés de force

Docu­ment trans­mis par Renée Baudot

SDA/ATS
– 06. octobre 1995 12:11
Alsa­ciens et Lorrains enrô­lés dans la Wermacht sur le front de l’Est
La Russie ouvre ses archives secrètes concer­nant leur sort

Moscou, 6 oct (ats/reuter) Cinquante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Moscou a accepté d’ou­vrir ses archives secrètes rela­tives aux milliers d’Al­sa­ciens-Lorrains mobi­li­sés dans l’ar­mée alle­mande et fait prison­niers sur le front de l’Est.

Après l’Au­triche, la Pologne, l’Ita­lie et le Dane­mark, la France a signé lundi avec la Russie un accord. Celui-ci permet­tra à tout descen­dant d’un soldat alsa­cien ou lorrain tombé en capti­vité en Union sovié­tique pendant la guerre d’ob­te­nir une copie du dossier person­nel établi par le NKVD (l’an­cêtre du KGB) sur son père ou son grand-père.

« Il est désor­mais possible de retra­cer avec exac­ti­tude le parcours des 23 000 prison­niers de guerre français incor­po­rés de force dans la Wehr­macht et faits prison­niers par l’Ar­mée Rouge », selon le direc­teur du Centre de conser­va­tion des collec­tions histo­riques et docu­men­taires (TsKhIDK).

Impor­tance poli­tique et humaine

« Ces dossiers nous disent avec exac­ti­tude qui a été fait prison­nier, où et dans quelles circons­tances. Ils peuvent même permettre, dans certains cas, de retrou­ver la sépul­ture des prison­niers morts en capti­vité », ajoute Mansour Moukha­medja­nov. Ce dernier omet cepen­dant de dire qu’ils contiennent égale­ment le compte rendu des inter­ro­ga­toires menés par le NKVD sur les captifs.

« Le docu­ment que nous venons de signer a une très grande impor­tance poli­tique et humaine. Cinquante ans après la fin de la guerre, de nombreuses familles françaises peuvent enfin savoir ce qu’il est advenu de leurs proches. »

Chiffres contes­tés

A la suite d’une ordon­nance prise le 25 août 1942 dans les trois dépar­te­ments du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle – annexés de fait à l’Al­le­magne -, envi­ron 120 000 Alsa­ciens et Mosel­lans furent incor­po­rés dans la Wehr­macht. La quasi tota­lité fut envoyée sur le front de l’Est.

On évalue à quelque 40 000 le nombre de « Malgré nous » morts au combat ou dans les camps de l’ar­chi­pel du Goulag. Les histo­riens hexa­go­naux estiment à envi­ron 10 000 le nombre de prison­niers de guerre – soldats de l’ar­mée française et « Malgré nous » – morts en capti­vité en URSS. Certains long­temps après la fin du conflit.

Un chiffre contesté par Mansour Moukha­medja­nov, selon qui seuls 1325 Français ont péri dans les camps sovié­tiques. Les Alsa­ciens-Lorrains furent, pour la plupart, inter­nés à Rada, non loin de Tambov. Les Français repré­sen­taient envi­ron la moitié des déte­nus de ce « Camp 188 », situé à envi­ron 400 km au sud-est de Moscou.

« Boîte de Pandore »

A la fin de la guerre, le NKVD rete­nait prison­niers 2,3 millions de soldats appar­te­nant à une tren­taine de natio­na­li­tés diffé­rentes. La plupart étaient alle­mands. « La quasi tota­lité des Alsa­ciens-Lorrains – soit un peu plus de 21 000 – ont été rapa­triés en France avant octobre 1945 », estime le direc­teur du TsKhIDK. Il recon­naît toute­fois qu’une « poignée » d’entre eux ont pu rester en URSS de leur plein gré ou après avoir été recon­nus coupables de crimes de guerre.

Selon Alphonse Irjud, membre des auto­ri­tés provi­soires à Stras­bourg à la Libé­ra­tion, il restait 12 000 « Malgré nous » en URSS après la capi­tual­tion alle­mande. Ils ont été progres­si­ve­ment rapa­triés dans les mois qui ont suivi la fin du conflit. Le dernier retour connu est celui de Jean–Jacques Remet­ter en avril 1955.

« Cet accord, c’est la boîte de Pandore. Il sera inté­res­sant de voir combien de familles deman­de­ront à avoir une copie des dossiers. On pour­rait décou­vrir que l’un ou l’autre a refait sa vie (en Russie) », souligne Alphonse Irjud.

Geste attendu en retour

Selon le M. Moukha­medja­nov, seule une cinquan­taine de demandes ont été à ce jour dépo­sées auprès du TsKhIDK. « C’est peu et nous souhai­te­rions qu’un maxi­mum de familles françaises profitent de l’op­por­tu­nité qui leur est main­te­nant offerte. »

En guise d’ »avance », les Russes ont remis lundi 32 dossiers aux repré­sen­tants français. « Nous aime­rions main­te­nant que Paris fasse un geste en retour. Nous souhai­te­rions notam­ment qu’on nous resti­tue une partie des archives de l’émi­gra­tion russe des années 1918–1920 », souligne Mansour Moukha­medja­nov.

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MAEDER Joseph

Commentaire (0) Actualité, Les incorporés de force face à leur destin, Témoignages

Sur le front de l’Ouest, les liens qui se tissèrent entre les Incor­po­rés de Force et les Normands (les premiers ont toujours pris l’ini­tia­tive de contac­ter les seconds) étaient toujours d’es­prit patrio­tique pour les Mosel­lans et les Alsa­ciens. Les Normands le comprirent très vite, car l’af­flic­tion se lisait dans les regards de ces Français sous l’uni­forme nazi. A la ques­tion : Vous ne vous méfiiez donc pas ?. Leurs approches auraient pu être un piège? Madame Andrée Leconte, née Duval a répondu :  » Leurs misères se voyaient dans leur regard, nous avons l’ha­bi­tude, car à la ferme, si une bête est malade, cela se voit dans ses yeux ». Que ceux qui l’ignorent le sachent , pour les Normands, les incor­po­rés de force étaient réduits à l’état animal. Leurs souf­frances physiques et morales devaient être immenses pour que le patrio­tisme et le courage asso­ciés, leur donnent la force de prendre les risques liés à l’éva­sion.

Une évasion d’in­cor­poré de force était un acte sans pareil de résis­tance au nazisme. Curieu­se­ment, c’est en propos lauda­tifs et justes que seules, les entrées de résis­tants dans les maquis, ou aussi les actions non orga­ni­sées, indi­vi­duelles, donc isolées, sont portées à la connais­sance de la popu­la­tion par l’His­toire de France.

Il est injuste et donc déplo­rable ( je pense honteux) que de nos « poli­tiques » ne disent rien, sur les actes de résis­tance qui honorent les Mosel­lans et les Alsa­ciens, alors qu’ils étaient sous l’uni­forme nazi. Il ne faut surtout pas igno­rer celles et ceux ,qui en Alsace-Moselle, résis­tèrent et furent dépor­tés dans le 3ème Reich. Chaque évasion d’in­cor­poré de force était un acte de Résis­tance tant pour l’ai­dant que pour l’aidé.

Mais, il y eut aussi, des évasions collec­tives d’ini­tia­tives indi­vi­duelles. Par un pur hasard, nous avons eu la connais­sance de l’une d’elles. La voici racon­tée à grands traits.

Il y a quelques années déjà, nous avons reçu, ici en Norman­die, un cour­rier d’Al­sace. L’au­teur était Joseph MAEDER. Il avait lu dans la Presse alsa­cienne, l’exis­tence de la SNIFAM. Il nous tres­sait pour cela des couronnes de féli­ci­ta­tions. Bien qu’ir­ré­gu­liers, nos échanges épis­to­laires ont duré. Ils ont duré jusqu’à la fin de l’an­née 2017. C’est à cette époque que Joseph et son épouse Alice sont venus en Norman­die pour vivre près de leur fils Guy, retraité de la Marine Natio­nale.

Joseph et son fils ont accepté notre invi­ta­tion. Dès le début du repas, Joseph nous a dit qu’il igno­rait le nom de la commune normande dans laquelle il fut mis au milieu des combats. Il savait seule­ment – pour l’avoir appris en Angle­terre – le nom du hameau : le » VALTRU. »

Heureuse coïn­ci­dence, nous connais­sons ce village et par consé­quent le nom de la commune : Grain­ville-sur-Odon.

Grain­ville-sur-Odon fut un des lieux où se dérou­lèrent de sanglants combats de » l’OPÉRATION EPSOM * ». Selon nos recherches 21 incor­po­rés de force furent tués à Grain­ville. Pendant les repos, des contacts exis­taient entre les incor­po­rés de force et les Normands. Un ami habi­tant le »VALTRU » disait, il y a de cela plus de 30 ans: « Un alsa­cien du nom de Walter était pour nous un vrai père de famille ».

Avec Joseph et Guy Maeder, nous nous sommes rendus au « VALTRU » Nous y atten­daient des membres de l’As­so­cia­tion » COTE 112″ **. Cette rencontre fut très émou­vante pour tous et surtout pour Joseph.

Joseph avait été nommé Sergent et chef d’une escouade de 10 ou 13 incor­po­rés de force: des Serbes, des Polo­nais, des Belges, un Luxem­bour­geois. Aucun Français.

Joseph arri­vait de Russie. Il y fut blessé . Après 4 ou 5 jours sur le sol de France, dans la nuit du 17 juillet 1944, il entraina tous ses compa­gnons dans les lignes britan­niques. Ils furent très rapi­de­ment mena­cés et faits prison­niers. A leur grand éton­ne­ment, les Anglais consta­tèrent que ce soldat alle­mand s’ex­pri­mait en français. Ils allèrent cher­cher un capi­taine parlant lui aussi français.

Voici la conver­sa­tion racon­tée à grands traits:

  • Le capi­taine anglais : Vous êtes alle­mand et vous parlez français ??
  • Joseph : Vous êtes anglais et vous parlez français ??
  • Le capi­taine anglais : je suis un Français né en Alsace, j’ai fui l’an­nexion et rejoint l’An­gle­terre en 1940.
  • Joseph : je suis un Français né en Alsace et incor­poré de force dans la Wehr­macht. Nos deux Alsa­ciens étaient de la même région du Haut-Rhin. La diffé­rence d’âge était probante.

Les Britan­niques bais­sèrent leurs armes. Les incor­po­rés de force avaient déjà déposé les leurs. Tous frater­ni­sèrent. Ces faits eurent lieu en pleine nuit au château de Missy, commune limi­trophe de Grain­ville-sur –Odon.

Un climat de franche amitié et même de frater­nité très rapi­de­ment s’éta­blit, les réjouis­sances égale­ment. Le « calva » du châte­lain fut plus qu’ho­noré.

Le lende­main en dépit des vapeurs d’al­cool, Joseph et ses compa­gnons furent embarqués à bord d’un          » Liberty Ship », ils furent débarqués en Angle­terre où leur séjour leur fut agréable.

Emmené en Ecosse, Joseph y resta prison­nier. Le 10 novembre 1944, remis aux auto­ri­tés françaises, il s’en­ga­gea dans le bataillon Alsace-Moselle et affecté à Camber­ley. De Londres, il revint à Paris à L’École Mili­taire en décembre 1944. De là, il alla près de Narbonne et retrouva la vie civile, en janvier 1945.

De tels faits méritent consi­dé­ra­tion. Voilà pourquoi,  » l ASSOCIATION COTE 112″ ** a invité Joseph à s’ex­pri­mer lors de la céré­mo­nie commé­mo­ra­tive du 8 juillet 2018. Incor­poré de force, il était physique­ment chez les nazis mais comme pour tous les autres, ses idéaux étaient pour la France. Les propos de Joseph émurent, surprirent et éton­nèrent. Bref beau­coup de personnes apprirent en la décou­vrant la « réalité » alsa­cienne et mosel­lane.

Une séna­trice, des élus locaux, des anciens combat­tants, une soixan­taine de porte drapeaux soit envi­ron 200 personnes ont applaudi Joseph, chez qui l’émo­tion était très visible. Elle l’était encore au cours de conver­sa­tions qui suivirent le vin d’hon­neur.

Le 20 juillet, des membres de l’ASSOCIATION COTE 112″ **ont emmené Joseph et son fils Guy au château de Missy. Nous étions présents. Les actuels proprié­taires Monsieur et Madame de SAINT -MARTIN nous ont fort bien reçus. Ils ont exprimé beau­coup de consi­dé­ra­tion à Joseph. Une dame, fillette en 1944 et témoin des combats, a apporté des préci­sions. Joseph a reconnu les douves et les abords du château. Il a égale­ment décrit l’ac­cès au sous-sol et les bois envi­ron­nants.

Cette enri­chis­sante rencontre pour l’His­toire s’est terminé dans un restau­rant à Évrecy. La recon­nais­sance due aux incor­po­rés de force a fort bien été expri­mée.

Joseph est né le 17 mars 1924 à Soultz ( Haut-Rhin). Il fut incor­poré de force le 15 octobre 1942. Il fut blessé le 28 octobre 1943 près de Krie­sino (Russie) .Il a toujours des éclats dans la jambe gauche.

Les faits de guerre de Joseph, après 74 ans sont enfin connus. Il est à la fois heureux, ému et étonné que de ses compa­triotes normands lui expriment cette modeste consi­dé­ra­tion et leurs remer­cie­ments.

Justice serait faite si l’His­toire des Incor­po­rés de Force était natio­na­le­ment donc offi­ciel­le­ment racon­tée.

 

Jean BÉZARD

 

*OPÉRATION EPSOM : Les attaques des alliés contre Caen furent un échec. Le Géné­ral Mont­go­mery décide et orga­nise le contour­ne­ment des défenses alle­mandes par l’Ouest pour attaquer la ville par le Sud. Près de 80000 hommes sont enga­gés dans ces combats. Il était prévu que la seconde armée britan­nique traverse l’Odon et l’Orne. Les combats eurent lieu du 26 juin au 1er juillet . il y avait des Écos­sais, des Cana­diens et des Anglais. Tactique­ment l’of­fen­sive EPSOM a échoué. Le dernier obus tomba sur la ville de Caen le 9 août.

 

**LA COTE 112 » est le nom donné à une colline située à une dizaine de km à l’ouest de Caen. Sur cette colline, les nazis avaient installé un poste d’ob­ser­va­tion et de comman­de­ment. Pour prendre cette colline, les combats furent atroces. Dix fois la posi­tion fut reprise et perdue. Il y eut près de 2000 morts.

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NIMESGERN Fernand

Commentaire (0) Avis de recherche, Liste des avis de recherche, Liste des non rentrés

Je recherche mon oncle qui a disparu vrai­sem­bla­ble­ment en Italie lors d’une rafle le 6–8–1944, selon les éléménts en ma posses­sion. Il s’agit de Fernand Nimes­gern, né le 19/1/1924 à Maizières-les-Metz (57). Sa FPN était 06741 C (1er batl. Pz.-Gren.-Rgt. 9).

Merci pour toute infor­ma­tion complé­men­taire.

Gilles Nimes­gern

mgnpel­tre@ya­hoo.fr

 

Voir aussi : https://www.malgre-nous.eu/les-dispa­rus-du-panzer­gre­na­dier-regi­ment-9/ 

et https://www.malgre-nous.eu/2018/08/22/alsa­ciens-en-italie/

Fiche du DRK trans­mise par Claude Herold. Il n’est pas réper­to­rié au VDK.

Préci­sion de Matteo D’An­gella : In the area of Empoli-Pisa went missing Fernand Nimes­gern, on the Arno river line.

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A propos des diffé­rences de trai­te­ment entre les pupilles de la Nation – Docu­ment trans­mis par Serge...

Commentaire (0) Actualité, Questions écrites, législation et jurisprudence

 

Ques­tion écrite n° 10021 de Monsieur Fabien DI FILIPO (Les Répu­bli­cains – Moselle)

publiée au JO le 03/07/2018 page 5656

Réponse publiée au JO le 24/07/2018 page 6646

Texte de la ques­tion

M. Fabien Di Filippo attire l’at­ten­tion de Mme la ministre des armées sur les diffé­rences de trai­te­ment entre les pupilles de la Nation et sur les moyens d’y remé­dier. En effet, une réelle rupture a été obser­vée entre d’un côté les pupilles de la Nation qui reçoivent un soutien finan­cier de l’État et de l’autre celles qui n’en touchent pas. Par trois décrets succes­sifs de juillet 2000, juillet 2004 et février 2005, la France a consa­cré le droit à répa­ra­tion des orphe­lins dont les parents ont été victimes de persé­cu­tions anti­sé­mites, dont les parents ont été victimes de la barba­rie nazie morts en dépor­ta­tion, fusillés ou massa­crés pour des actes de résis­tance ou pour des faits poli­tiques, et enfin dont les parents ont été victimes d’évé­ne­ments liés au proces­sus d’in­dé­pen­dance de ses anciens dépar­te­ments et terri­toires. Ces trois recon­nais­sances ont intro­duit une indem­nité sélec­tive, en oubliant notam­ment les pupilles de la Nation enfants de « Morts pour la France ». Elles ont ainsi déna­turé la loi du 24 juillet 1917 qui a créé un statut unique de pupille de la Nation à l’ini­tia­tive de Georges Clemen­ceau. Relayant notam­ment la demande de l’As­so­cia­tion natio­nale des orphe­lins de guerre ou du devoir, M. le député demande l’élar­gis­se­ment de la recon­nais­sance et du droit à répa­ra­tion à l’en­semble des pupilles de la Nation, notam­ment aux enfants de « Morts pour la France ». La propo­si­tion serait de créer un fonds appelé « fonds de soli­da­rité du tigre », en réfé­rence au surnom de Georges Clémen­ceau, alimenté par une taxe sur les gains distri­bués par la Française des Jeux à hauteur de 0,5 %, qui contri­bue­rait à hauteur de 500 euros par mois aux pupilles de la Nation de plus de 65 ans qui ne sont pas inclus dans les décrets minis­té­riels précé­dents. Ceux-ci sont pour l’es­sen­tiel les enfants de soldats de la Première Guerre mondiale, des guerres colo­niales comme l’Al­gé­rie et l’In­do­chine et enfin de certains soldats de la Seconde Guerre mondiale (comme les malgré-nous, soldats d’Al­sace-Moselle enrô­lés de force dans la Wehr­macht). Il lui demande donc si le Gouver­ne­ment entend prendre une telle mesure et s’as­su­rer ainsi qu’au­cun enfant de ceux ayant donné leur sang pour la France ne soit laissé pour compte.

Texte de la réponse

L’in­dem­ni­sa­tion, mise en place par les décrets no 2000–657 du 13 juillet 2000 insti­tuant une mesure de répa­ra­tion pour les orphe­lins dont les parents ont été victimes de persé­cu­tions anti­sé­mites et no 2004–751 du 27 juillet 2004 insti­tuant une aide finan­cière en recon­nais­sance des souf­frances endu­rées par les orphe­lins dont les parents ont été victimes d’actes de barba­rie durant la Deuxième Guerre mondiale, est plus parti­cu­liè­re­ment desti­née aux victimes de la barba­rie nazie. Cette dernière renvoie à une douleur tout à fait spéci­fique, celle d’avoir perdu un père ou une mère, ou parfois les deux, dans un camp d’ex­ter­mi­na­tion. C’est en effet le carac­tère hors normes d’ex­trême barba­rie propre à ces dispa­ri­tions spéci­fiques à la Seconde Guerre mondiale, le trau­ma­tisme dépas­sant le strict cadre d’un conflit entre États, ainsi que la compli­cité du régime de Vichy, comme l’a rappelé le Président de la Répu­blique, qui sont à l’ori­gine de ce dispo­si­tif réservé aux enfants dont les parents, résis­tants ou ayant fait l’objet de persé­cu­tions anti­sé­mites ou raciales, incar­nant des martyrs, sont décé­dés en dépor­ta­tion ou ont été exécu­tés dans les circons­tances défi­nies aux articles L. 342–3 et L. 343–5 du code des pensions mili­taires d’in­va­li­dité et des victimes de guerre (CPMIVG). Ce dispo­si­tif, qui traduit une certaine respon­sa­bi­lité de l’État français, doit rester fidèle à sa justi­fi­ca­tion essen­tielle qui est de consa­crer solen­nel­le­ment le souve­nir des victimes de la barba­rie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits. Le Gouver­ne­ment entend main­te­nir cette spéci­fi­cité pour ne pas porter atteinte à la cohé­rence de ces décrets. Au-delà de cette analyse, l’exa­men de plusieurs dossiers a laissé appa­raître la diffi­culté d’ap­pliquer des critères stricts permet­tant de distin­guer des situa­tions extrê­me­ment proches. Le minis­tère des armées s’at­tache donc à étudier les dossiers concer­nés au cas par cas, afin de garan­tir une égalité de trai­te­ment, tout en confir­mant la néces­sité de préser­ver le carac­tère spéci­fique de cette indem­ni­sa­tion dont l’ex­ten­sion à tous les orphe­lins de guerre ne saurait être envi­sa­gée. La secré­taire d’État auprès de la ministre des armées tient de plus à souli­gner que le dispo­si­tif d’in­dem­ni­sa­tion mis en place par la loi no 2005–158 du 23 février 2005 portant recon­nais­sance de la Nation et contri­bu­tion natio­nale en faveur des Français rapa­triés est tota­le­ment distinct des mesures insti­tuées par les décrets du 13 juillet 2000 et du 27 juillet 2004. En effet, la prise en compte de la situa­tion maté­rielle des rapa­triés d’Al­gé­rie, qui ont dû, avec leur famille, s’ex­pa­trier, n’est en rien compa­rable avec le carac­tère symbo­lique de l’in­dem­ni­sa­tion des orphe­lins dont les décrets préci­tés entendent recon­naître la spéci­fi­cité des souf­frances endu­rées lors du second conflit mondial. Enfin, il est précisé qu’ainsi que le prévoit le CPMIVG, tout orphe­lin de guerre peut perce­voir, ou a pu perce­voir, une pension spéci­fique jusqu’à son 21ème anni­ver­saire. En outre, tous les orphe­lins de guerre et pupilles de la Nation, quel que soit leur âge, sont ressor­tis­sants de l’Of­fice natio­nal des anciens combat­tants et victimes de guerre et peuvent béné­fi­cier, à ce titre, de l’as­sis­tance de cet établis­se­ment public, dispen­sée notam­ment sous la forme d’aides ou de secours en cas de mala­die, absence de ressources ou diffi­cul­tés momen­ta­nées. Dans ce contexte, la créa­tion d’un fonds de soli­da­rité alimenté par une frac­tion des gains distri­bués par la Française des jeux n’est pas actuel­le­ment prévue.

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Le Maitron – Diction­naire biogra­phique des fusillés, guillo­ti­nés, exécu­tés, massa­crés 1940–1944

Commentaire (0) Contacts et liens, Documents

Cas de l’Al­sace-Moselle annexées : http://maitron-fusilles-40–44.univ-paris1.fr/spip.php?mot9453

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DIELMANN Arthur

Commentaires (3) Avis de recherche, Liste des avis de recherche

Je fais des recherches sur le parcours d’Arthur Diel­mann (* Wein­bourg 31.12.1914).

 

– Arthur Diel­mann a été enrôlé dans la SS avec le grade de SS Grena­dier (pas de date)

– Son affec­ta­tion aurait été : SS Grenad. Aus.u.ERS. Bat. V, 5ème Komp. à ELLWANGEN.

– D’après la Croix Rouge suisse, les dernières nouvelles de sa part date­raient du 12.11.1944 à ELLWANGEN.

– Il aurait été vu au plus tard le 23.08.1946 (et non le 10) à Bryma­lers, Lager STANISLAUS.

Le Lager Stanis­lau(s) se situait appa­rem­ment dans la ville aujourd’­hui appe­lée Ivano-Fran­kivsk, en Ukraine. Voir :

http://www.eind­ho­ven­fo­tos.nl/levens­loop_frans_de_waal.htm

– Nous dispo­sons égale­ment d’une plaque d’iden­ti­fi­ca­tion au nom d’Ar­thur DIELMANN, datée de 1934. Au dos de cette plaque est gravé  » 1890 – Saverne ». Né en 1914, il était soldat français en 39–40.

Merci infi­ni­ment pour toute aide.

Cathe­rine Diel­mann

cathe­rine.diel­mann@g­mail.com

 

Complé­ments de  Claude Herold :

 

 

Disparu en capti­vité au camp 304 qui se situe en Ukraine. Il est inscrit sur le monu­ment aux Morts de Wein­bourg.

Arthur Diel­mann

Nach den uns vorlie­gen­den Infor­ma­tio­nen gilt Arthur Diel­mann als vermisst.

Nach­name:Diel­mann

Vorname:Arthur

Geburts­da­tum:30.12.1914

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:10.08.1946

 

 

Né et demeu­rant à Wein­bourg d’après la liste des non-rentrés de 1948.

 

Non mentionné à la Région Alsace.

 

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