ALSACIENS = NAZIS ?

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Dessin signé Phil paru dans le « Répu­bli­cain Lorrain » du 12.4.2017 et présenté dans le cadre d’une expo­si­tion sur le « FN au bout du crayon » qui regroupe plus de 160 dessins (Knut­tange, 14–20.4.2017). Les accu­sés appré­cie­ront la déli­ca­tesse de l’au­teur…

 

Docu­ments trans­mis par Gérard Michel et Richard Klein.

 

NB: Ce dessin est plus ancien : http://weis­schris­tian68.blog­spot.fr/2015_03_01_archive.html

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Projec­tion-débat sur Oradour et le procès de Bordeaux

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ASCQ 1944 – L’ORADOUR DU NORD

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 Jacque­line Duhem, Ascq 1944 – L’Ora­dour du Nord, Lille, 2017.

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MUR DES NOMS… Non à la confu­sion des victimes

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Article paru dans les DNA du 9.4.2017 trans­mis par Richard Klein & Gérard Michel

 

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Oradour et le Mur des Noms

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L’as­so­cia­tion Oradour, Histoire, Vigi­lance et Récon­ci­lia­tion vient d’adres­ser un cour­rier au secré­taire d’État aux Anciens combat­tants et à la mémoire, Jean-Marc Todes­chini, afin de lui faire part de sa « vigi­lance » quant à la construc­tion d’un « Mur des noms » à Schir­meck (Bas Rhin).

Comme l’écrit l’as­so­cia­tion créée en octobre 2012 pour soute­nir et aider Robert Hébras qui venait d’être condamné par la Cour d’Ap­pel de Colmar, « ce projet lancé en 2008, répon­dait à la demande des asso­cia­tions de descen­dants des” Malgré-nous” ». Berna­dette Malin­vaud, prési­dente de l’as­so­cia­tion OHVR estime « légi­time » la demande « des orphe­lins de pères “Malgré-nous” d’Al­sace-Lorraine qui souhaite que les familles des dispa­rus Alsa­ciens et Mosel­lans tués entre 1939 et 1945 puissent avoir un lieu pour se recueillir ».

Retardé par de nombreuses réserves émises, notam­ment par Philippe Breton, profes­seur de jour­na­lisme à l’uni­ver­sité de Stras­bourg et président de l’Ob­ser­va­toire de la vie poli­tique en Alsace, le projet est aujourd’­hui relancé après avoir reçu l’as­sen­ti­ment d’un conseil scien­ti­fique.

Mais pour l’as­so­cia­tion Oradour, Histoire, Vigi­lance et Récon­ci­lia­tion, « Graver sur un même mur 52.000 noms d’Al­sa­ciens et Mosel­lans par ordre alpha­bé­tique, sans distinc­tion sur leurs actions, rôles, fonc­tions durant cette période est très contes­table. Ainsi se trou­ve­raient sur le même plan, les noms de juifs morts en dépor­ta­tion, de résis­tants dépor­tés ou fusillés, de civils tués en 1944 lors des bombar­de­ments de Stras­bourg, de soldats enrô­lés de force dans la Wehr­macht et dans la Waffen-SS. Parmi ces morts les uns seraient donc les victimes des autres. Cet amal­game est tout à fait contes­table. Histo­rique­ment il est indé­fen­dable. Inscrire, côte à côte, les noms de certains acteurs du massacre d’Ora­dour-sur-Glane, même s’ils furent contraints puis amnis­tiés, avec ceux des victimes alsa­ciennes et mosel­lanes, habi­tants du village, paraît insup­por­table. Le projet de rassem­bler tous ces noms, indis­tinc­te­ment, risque de rouvrir les plaies de mémoires bles­sées et va à rebours des efforts réali­sés pour une recon­nais­sance mutuelle. Cette confu­sion de mémoires diverses et anta­go­nistes est dange­reuse et perni­cieuse, notam­ment pour les jeunes géné­ra­tions. À l’heure où chacun s’em­pare du concept de devoir de mémoire, la construc­tion prévue de ce monu­ment appa­raît incom­pa­tible avec le travail de la Mémoire et le devoir d’His­toire ».

Article paru dans « Le Popu­laire du Centre » le 6.4.2017. Source : http://www.lepo­pu­laire.fr/oradour-sur-glane/armee-conflit/2017/04/06/lasso­cia­tion-oradour-histoire-vigi­lance-et-recon­ci­lia­tion-vigi­lante-face-au-mur-des-noms_12354359.html

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WENDENBAUM René, Jean & Antoine

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Je recherche toute infor­ma­tion sur René et Jean Wenden­baum de Stras­bourg-Robert­sau.

Fiche WASt de Jean :

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Fiche WASt de René  :
WENDEBAUM Rena­tus, gebo­ren am 5. April 1921in STRASSBURG
Am 11. Mârz 1944,als SS-Panzer­gre­na­dier der 7. Kompa­nie/ll.SS-P anzer-Grena­dier-Regi­ment 35, 5km südlich Cisterna di Litto­ria /ltalien gefal­len. Grablage : Feld­grab bei Cisterna. Am 4. Juli 1947 umge­bet­tet nach Pome­zia tlta­lie.n, Block H, Grab 945.

D’après les rensei­gne­ments dont je dispose, Jean a enfin été reconnu pour avoir été incor­poré de force et la mention « mort pour la France » va lui être accor­dée (elle lui avait été refu­sée jusqu’en 2016).

Le cas de René est diffé­rent. D’après Nico­las Mengus : » Né en 1921, il meurt au sein de la divi­sion Waffen-SS « Reichsfüh­rer-SS » dans laquelle se sont retrou­vés de nombreux Alsa­ciens incor­po­rés de force, mais de la classe 1926. Il faudrait savoir comment il s’est retrouvé dans cette unité et, malheu­reu­se­ment, la WASt (qui l’a enre­gis­tré sous Wende­baum) ne nous renseigne pas, ni le BAVCC.
Si l’on se fonde unique­ment sur sa date de nais­sance et son unité, on en conclura qu’il s’agit d’un enga­ge­ment volon­taire, puisque la classe 21 a été appe­lée (toujours sous la contrainte) le 15 janvier 1943 dans la Wehr­macht. Mais l’ex­pé­rience a prouvé à maintes reprises qu’il existe des excep­tions et on peut envi­sa­ger que votre oncle René pour­rait en être une. De nombreux Alsa­ciens et Mosel­lans ont été versés dans la Waffen-SS après avoir effec­tué une période dans la Wehr­macht et sans qu’on leur ait demandé leur avis. Mais, pour beau­coup, l’équa­tion Waffen-SS = volon­taires, bien qu’à nuan­cer très forte­ment, reste une vérité qui engendre de nombreuses conclu­sions hâtives et d’injus­tices.
Il existe d’autres cas liti­gieux où la mention « mort pour la France » a été attri­buée ou pas à des non-rentrés ».

Mes recherches actuelles tendent effec­ti­ve­ment vers un enga­ge­ment volon­taire. Malheu­reu­se­ment, j’en ignore les circons­tances et, surtout, les moti­va­tions réelles.

Merci pour tout rensei­gne­ment complé­men­taire.

Jean-Marie WENDENBAUM

jm.wenden­baum@­wa­na­doo.fr

Pierre Lind

a.e.pierre.lind@­wa­na­doo.fr

* Préci­sions et fiche du VDK (sous le nom de Jean Wenden­bauer , tout comme sur son acte de décès à l’état-civil de Stras­bourg) trans­mises par Claude Herold  : ces deux hommes sont absents des listes connues, y compris celles de pertes de l’ar­mée française. Etant morts au combat, ils ne figurent pas non plus au DRK.

Johann Wenden­bauer

Johann Wenden­bauer ruht auf der Krieg­sgrä­berstätte in Char­kow.

Endgra­blage: Block 12 Reihe 30 Grab 5366

Nähere Infor­ma­tio­nen zu diesem Fried­hof erhal­ten Sie hier.

Name und die persön­li­chen Daten des Oben­ge­nann­ten sind auch im Gedenk­buch der Krieg­sgrä­berstätte verzeich­net.

Nach­name:Wenden­bauer

Vorname:Johann

Dienst­grad:Schütze

Geburts­da­tum:12.11.1924

Geburt­sort:Straß­burg

Todes-/Vermiss­ten­da­tum:28.03.1943

Todes-/Vermiss­te­nort: San.Kp. 2/542 Orts­laz. Amwros­sijewka

thumb_fh1_bcd84853aa.jpgCime­tière de Char­kow (Photo Volks­bund)

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Après les parcours de Jean et René WENDENBAUM, voici celui de leur frère Antoine.

    Né en 1922, il a connu l’éva­cua­tion en Dordogne où il a terminé ses études et obtenu le CPA de ferblan­tier. De retour à Stras­bourg, il a exercé sa profes­sion qui lui a permis de parti­ci­per à la couver­ture de la gare de Stras­bourg.

    Du 13 octobre 1941 au 28 mars, il a été au R.A.D..

    Conseil de révi­sion le 12 septembre 1942

    Incor­po­ra­tion dans la Wehr­macht le 14.10.1942 et affecté à la Stammkp./Inf.Ers.Batl.63

    Le 31.12.1942, muté à la 147. Gren. Divi­sion, puis le 8.1.1943 à la 1.KP./Res.Gren.Batl.63

    Le 6.12.1943, blessé aux bras et au menton, sur le front russe à BELOSCHIZY

    Evacué sur le Krieg­sla­za­rett CHERITCOWA, puis trans­féré au Reser­ve­la­za­rett BRESLAU.

    Le 12.2.1944, muté à titre admi­nis­tra­tif au Gren.Ers.Batl.63K

    Rapa­trié en France début juillet 1945

     

    Voilà l’his­toire du troi­sième frère WENDENBAUM qui est certes revenu, mais profon­dé­ment meur­tri.

    Ce n’est qu’a­près de longues et nombreuses démarches que ses bles­sures de guerre furent homo­guées par le minis­tère de la défense et qu’il a pu obte­nir le statut de Grand Inva­lide de Guerre.

     

    En conclu­sion, on pourra médi­ter sur la triste desti­née de cette famille qui, comble de malheur, a de surcroît perdu sa maison lors du bombar­de­ment de Stras­bourg le 11 août 1944…

     

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L’Al­le­magne et l’in­cor­po­ra­tion de force

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Alors que certains tentent de déve­lop­per une polé­mique autour de la créa­tion d’un Mur des Noms des victimes alsa­ciennes et mosel­lanes au Mémo­rial de Schir­meck, l’his­to­rien du Droit Jean-Laurent Vonau revient, au vu des récentes prises de posi­tion de l’Al­le­magne, sur la défi­ni­tion de l’in­cor­po­ra­tion de force en tant que crime…

De nombreux docu­ments offi­ciels (archives du Bureau des Archives des Victimes des Conflits Contem­po­rains à Caen, cartes de rapa­trie­ment, statuts de l’As­so­cia­tion des Déser­teurs, Evadés et Incor­po­rés de Force du Bas-Rhin, etc.) attestent que l’in­cor­po­ra­tion de Français dans la Wehr­macht et la Waffen-SS est une « dépor­ta­tion mili­taire ». Pourquoi n’est-elle plus consi­dé­rée comme telle de nos jours ?

La déno­mi­na­tion de « déporté mili­taire » ne corres­pon­dait pas exac­te­ment à la situa­tion. Un déporté a un statut parti­cu­lier qu’on lui a conféré pour les pensions, les accès à la retraite, etc. On ne pouvait pas calquer le cas des incor­po­rés de force sur celui des indi­vi­dus qui avaient été incar­cé­rés dans les camps de concen­tra­tion. En effet, un déporté est privé de liberté, alors qu’un incor­poré de force est certes privé de sa liberté d’être un mili­taire de tel ou tel pays, mais il n’est pas privé d’une certaine liberté de mouve­ment. Il faut aussi souli­gner que les dépor­tés ont aussi refusé que ce terme soit décliné pour tous les cas de victimes du nazisme, dont les incor­po­rés de force. Tout ceci explique pourquoi la déno­mi­na­tion de « déporté mili­taire » a été aban­don­née.

 


Retrou­vez l’en­tre­tien inté­gral qu’a accordé Jean-Louis Vonau à Nico­las Mengus dans L’Ami hebdo daté du 16 avril 2016, dispo­nible en édition papier, sur tablette tactile avec notre app L’Ami Kiosk ou en édition numé­rique.


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MUR DES NOMS, TAMBOV & HOMMAGE AUX INCORPOREES DE FORCE

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Paru dans L’Ami hebdo daté du 9 avril

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Albert BALDAUF, rescapé de la « Prinz Eugen »

Commentaire (0) Portraits d'incorporés de force/déportés militaires

Albert Baldauf est né le 11.3.1927. En mars 1942, il est engagé dans les chemins de fer. Le 6.7.1944, il est appelé au RAD à Colmar et effec­tue son temps à Belfort.

En octobre, il est rappelé à Lingol­sheim pour rempla­cer un appelé. Le 8 novembre, il reçoit son ordre d’in­cor­po­ra­tion dans la SS. L’uni­forme noir lui est remis à Munich. Après avoir parti­cipé au déblaie­ment dans des villes bombar­dées, il est versé dans la divi­sion « Prinz Eugen » qui combat dans les Balkans. Udine, Trieste, Brod et Zagreb. Il échappe au tribu­nal mili­taire pour déso­béis­sance. Le 16.4.1945, il est blessé à la mâchoire. Il est opéré à l’hô­pi­tal mili­taire de Brod, puis il est trans­féré à Zell am See (Autriche).

Il retrouve Lingol­sheim le 24.5.1945. Il a 18 ans et doit effec­tuer son service mili­taire à Vieux Brisach (Brei­sach). Il se marie en 1953 et prend sa retraite de chemi­not en 1982. Il est porte-drapeau.

  • Merci à Madame Margue­rite Jung pour nous avoir trans­mis les éléments du parcours de Monsieur Baldauf.

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KOPP Xavier

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Le soldat Xavier Kopp, incor­poré de force dans l’ar­mée alle­mande, est né le 9.5.1922 à Niede­rher­gheim (Haut-Rhin). Il est fusillé à Colmar le 4.2.1945 et reconnu « mort pour la France » le 2.12.1957.

Un témoi­gnage de Paul et Irma Jung (19.8.1947), conservé par le BAVCC de Caen, Xavier Kopp s’était évadé de la Wehr­macht, est sorti de sa cachette et a été abattu par un soldat améri­cain. Le récit de son père Joseph Kopp (13.8.1947) fait état d’une arres­ta­tion par les Améri­cains, Xavier étant revêtu pour moitié de son uniforme alle­mand, pour moitié d’ef­fets civils, puis d’une exécu­tion. Son corps a ensuite été emmené et n’a pas été retrouvé.

Merci pour tout rensei­gne­ment complé­men­taire sur ce parcours : claude.herold@­wa­na­doo.fr

 

  • Fiche de la Région Alsace

Nom: KOPP

Prénom: Xavier

Date de nais­sance:09/05/1922

Lieu de nais­sance:Niede­rher­gheim (Haut-Rhin) – France

Lieu de rési­dence:Niede­rher­gheim (Haut-Rhin) – France

Incor­poré de force dans la Wehr­macht

Date de décès:04/02/1945

Lieu de décès:Colmar (Haut-Rhin) – France

Circons­tances de décès:Exécu­tion mili­taire

CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005

CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007

Préci­sions de Laurent Kloep­fer et de Chris­tian Burgert :

Xavier Kopp, était un frère de René Kopp, de la classe 1922. Il était forge­ron. Il est tombé le 4.2.1945 à Colmar.

Lors du conseil de revi­sion en 1942 pour l’in­cor­po­ra­tion de force, les jeunes conscrits de cette classe 22 refu­serent de signer leur soumis­sion. Ils furent dépor­tés sur le champ au camp de Schir­meck du 19 septembre au 2 octobre. Sont concer­nés : Emile Baumann, Léon Furs­ten­ber­ger, Armand Keller, Xavier Kopp, Joseph Litz­ler, Charles Miesch-Hechin­ger, Joseph Rietsch et André Zemb.

Xavier Kopp était caché à Colmar vers la fin de la guerre. Le 4.2.1945, soit 2 jours après la libé­ra­tion de Colmar, il est descendu dans la rue habillé en alle­mand et un Ameri­cain l’a descendu, le prenant pour un soldat de la Wehr­macht. Personne ne sait où il a été enterré.

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