La résis­tance des Alsa­ciens en DVD-Rom

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L’As­so­cia­tion pour des Études sur la Résis­tance Inté­rieure des Alsa­ciens (AERIA) vient de fran­chir une étape capi­tale depuis sa créa­tion en 2002 avec la sortie du DVD-Rom sur la Résis­tance des Alsa­ciens. Celui-ci s’in­tègre comme 26ème réali­sa­tion d’une série natio­nale de DVD-Rom sur la résis­tance dans les régions et dépar­te­ments lancée par l’AERI, un dépar­te­ment de la Fonda­tion de la Résis­tance. Un travail présenté au monde de l’Édu­ca­tion natio­nale lundi 13 juin au collège de Châte­nois par Philippe Richert, Frédé­ric Bierry et Eric Strau­mann, prési­dents des trois collec­ti­vi­tés alsa­ciennes ayant soutenu finan­ciè­re­ment les recherches histo­riques. Celles-ci furent diffi­ciles car dans l’Al­sace annexée dès juin 1940 par l’Al­le­magne nazie qui inter­di­sait notam­ment à la popu­la­tion de parler et de penser français, les consé­quences de la Deuxième Guerre mondiale furent très diffé­rentes par rapport au reste de la France.

Vendredi 27 mai, l’his­to­rien Éric le Normand, chargé d’études pour l’AERIA, a présenté au Musée histo­rique de Stras­bourg une confé­rence « Qui sont les résis­tants stras­bour­geois? » devant un public nombreux qui n’a pas ménagé ses ques­tions. Pour répondre à cette soif d’in­for­ma­tions, l’as­so­cia­tion prépare aussi pour l’au­tomne une expo­si­tion itiné­rante qui fera mieux connaître la réalité, igno­rée voire niée, de la résis­tance des Alsa­ciens entre 1940 et 1945. Une résis­tance avec ses nombreux martyrs dans l’Al­sace annexée (comme les hommes du réseau Adam fusillés à Stras­bourg ou bien le chef du réseau La Main Noire, Marcel Weinum guillo­tiné en Alle­magne ainsi que les résis­tants alsa­ciens actifs dans les dépar­te­ments de la France occu­pée, comme Charles Mangold, chef de l’Ar­mée Secrète en Dordogne-nord, fusillé à Péri­gueux, les profes­seurs et étudiants de l’Uni­ver­sité de Stras­bourg repliée à Cler­mont-Ferrand etc.

Mais le DVD-Rom met aussi en lumière la résis­tance la plus mécon­nue, celle des incor­po­rés de force ayant réussi à s’éva­der de l’ar­mée alle­mande et à rejoindre les rangs des maqui­sards en France (comme Jacques Knecht, de Stras­bourg, qui diri­gea le maquis du Chey­lard en Ardèche jusqu’à son arres­ta­tion pour son exécu­tion en janvier 1945 en Alle­magne) et dans toute l’Eu­rope. Cet outil multi­mé­dia est destiné à un large public, notam­ment scolaire puisque tous les collèges et lycées alsa­ciens en seront dotés. Il met en valeur des person­na­li­tés et des parcours grâce à des docu­ments inédits: photos, vidéos, cari­ca­tures, cartes géogra­phiques…

Pour se procu­rer le DVD-Rom, envoyer un chèque libellé au nom de l’AERIA avec vos coor­don­nées et le montant de 24€ par exem­plaire (frais postaux compris) à Mireille Hincker, 12 boule­vard Paul Dérou­lède, 67000 Stras­bourg.

Voir aussi: https://lare­sis­tan­ce­de­sal­sa­ciens.word­press.com
Contact: lare­sis­tan­ce­de­sal­sa­ciens@g­mail.com

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« Pèle­ri­nage Tambov » en Russie en août 2016 – Cinq jeunes d’Ora­dour-sur-Glane feront partie du groupe de jeunes

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L’as­sem­blée géné­rale de l’as­so­cia­tion « Pèle­ri­nage Tambov » qui s’est tenue dimanche à Sessen­heim a évoqué le départ de 45 pèle­rins pour un séjour en Russie du 20 au 27 aout. Précédé par la réha­bi­li­ta­tion du site d’in­hu­ma­tion par 15 jeunes Alsa­ciens et Lorrains (Stéphane et David) avec en plus, grande nouveauté, cinq jeunes venant d’Ora­dour-sur-Glane.

C’était un très ancien souhait de Charles Gant­zer, un des fonda­teurs de l’as­so­cia­tion dans les années 90. Lui, l’an­cien Malgré-Nous, avait voulu qu’a­près la récon­ci­lia­tion avec les Russes, l’as­so­cia­tion puisse contri­buer à une récon­ci­lia­tion franco-française. Elle l’avait fait en se rendant sur place à Pâques 1997, faci­li­tant la venue de Roland Ries comme maire de Stras­bourg lors de la commé­mo­ra­tion de juin de la même année. » Nous les jeunes, on est au delà des rancœurs des années 50. On en va pas refaire le procès de Bordeaux ! » a affirmé Éric Seyfried, respon­sable du groupe des jeunes avec Thomas Eckart.

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Sauve­gar­der ce lieu de mémoire aussi loin­tain soit-il.

Du camp sovié­tique de Tambov, à 500 km envi­ron de Moscou, il ne reste rien. Rien des barques semi-enter­rées ou des autres bâti­ments, infir­me­rie, morgue… Une forêt de bouleaux qui poussent sur les 55 tombes collec­tives conte­nant chacune les restes de 25 soldats français d’Al­sace et de Moselle, faits prison­niers alors qu’ils portaient sous la contrainte l’uni­forme alle­mand. Mais depuis que l’as­so­cia­tion a décidé il y a plus de 20 ans de réha­bi­li­ter le site d’in­hu­ma­tion d’en­vi­ron 2000 morts Alsa­ciens-Mosel­lans, la forêt est tenue à distance de ce paysage marqué par des traces symbo­liques de ce lieu de souf­france. Fils ou pères de famille partis parce qu’ils voulaient éviter que les repré­sailles de la Sippen­haft (mesures répres­sives allant jusqu’à la dépor­ta­tion) ne soit infli­gées à leurs proches… Les efforts de l’as­so­cia­tion sont faits «  pour que le sacri­fice de nos pères ne tombe pas dans l’ou­bli ».
Une volonté, parfai­te­ment comprise par les parte­naires russes, muni­ci­pa­li­tés et guides et traduc­teurs qui appré­cient les Fran­zous­kis. Parmi les stèles, celle inau­gu­rée par l’an­cien secré­taire d’Etat aux anciens combat­tants Jean Paul Masse­ret en 1998 en présence de Philippe Richert, des croix et des plaques nomi­na­tives placée à l’ins­ti­ga­tion de l’as­so­cia­tion par les famil­les…

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La réunion a été émaillée de films dont l’un sur la recons­ti­tu­tion du camp en 3D faite par l’as­so­cia­tion luxem­bour­geoise des incor­po­rés de force et un sur la libé­ra­tion des 1500 et l’échange de prison­niers russes faits par les Alle­mands en France. Une partie des quelque 150 membres étaient là ainsi que des invi­tés dont Anne Sanders, dépu­tée euro­péenne, le colo­nel Domi­nique Jagot repré­sen­tant le Souve­nir français et Robert Metz, maire de Sessen­heim, commune qui perdit 23 hommes incor­po­rés de force. Le maire rendit hommage à Georges Ruffe­nach, un des nombreux Malgré-Nous de la commune et le dernier prison­nier du camp de Tambov à être rentré en 1947. Alphonse Troest­ler, ancien délé­gué à la mémoire de la Région Alsace, cita du Mur des Noms qui listera toutes les victimes alsa­ciennes.

Régis Baty a tenu un stand pour propo­ser son livre « Tambov, camp sovié­tique 1942–1946 » , paru en 2011 suite à sa thèse sur « les prison­niers français en URSS entre 1940 et 1945 » et qui conti­nue d’in­té­res­ser des lecteurs. Quant à Claude Herold, le cher­cheur a été féli­cité par Marlène Dietrich et Charles Sandrock, tréso­rier, pour ses recherches béné­voles sur les parcours d’in­cor­po­rés de force à la demande des familles. Claude Herold a profité de la présence d’Al­phonse Troest­ler pour lui poser la ques­tion des enga­gés volon­taires dans la Wehr­macht: « J’ai le cas de deux jeunes dont le père était pro-nazi et qui n’étaient pas eux de vrais volon­taires. Leurs noms ne seront pas sur le Mur des Noms? » L’an­cien délé­gué à la Mémoire de la région Alsace a répondu que seuls les Alsa­ciens ayant la mention « Mort pour la France » sont recen­sés par le Minis­tère de la Défense et donc rete­nus pour le futur Mur des Noms au Mémo­rial de l’Al­sace Moselle à Schir­meck sur lesquels ne seront gravés que les noms des victimes. Alphonse Troest­ler, sans rentrer dans ce débat, a toute­fois reconnu que « 70 ans après il faudrait recen­ser toutes les banques de données car il y a des incor­po­rés de force qui sont décé­dés durant la guerre et leurs parents aussi, ce qui fait que personne n’avait demandé l’ou­ver­ture d’un dossier « Mort pour la France »…

En mati­née, la réunion avait été intro­duite par un culte œcumé­nique mis en valeur par la chorale Sainte-Cécile de la paroisse. La prési­dente Marlène Dietrich qui parti­ci­pera une nouvelle fois au pèle­ri­nage à Tambov, Kirsa­nov et Morshansk s’est réjouie. Car « cette année encore la relève est assu­rée! » L’été 2014, les jeunes avaient même du tronçon­ner des arbres pour que le site soit acces­sible et digne de la ferveur des pèle­rins. Deux parti­ci­pants du séjour de travail de l’été 2016 étaient à Sessen­heim, Vincent et Caro­line. Pour la jeune femme de 35 ans, « c’est en mémoire de mon grand-oncle, frère de mon grand-père et parrain de mon papa, mort à Tambov, que j’irai en Russie »

Marie Goerg-Lieby

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Hubert Meyer, ancien de Tambov, avec Anne Sanders.

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La délé­ga­tion du groupe de jeunes qui se rendra à Tambov en août prochain.

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SCHWARTZ André

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andre_schwartz_drk.jpg * Fiche de la Région Alsace concer­nant André SCHWARTZ

Nom SCHWARTZ

Prénom André

Date de nais­sance 27/11/1924

Lieu de nais­sance Muhl­bach-sur-Muns­ter (Haut-Rhin) – France

Lieu de rési­dence Muhl­bach-sur-Muns­ter (Haut-Rhin) – France

Incor­poré de force dans la Wehr­macht

Décès présumé

Date de dispa­ri­tion 17/04/1945

Lieu de dispa­ri­tion Stablack (Prusse Orien­tale)

Circons­tances de décès Inconnu

Sources

CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
CAEN3 – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2007
REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

* D’après le DRK, il appar­te­nait au Gebirgs-Artille­rie Regi­ment 28, 2.Abtei­lung (FPN 11301).

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La résis­tance d’un secré­taire géné­ral de préfec­ture – Les archives inédites de Maurice Roche, Corrèze, 1944

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KLEIN Lucien

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Lucien Marcel Klein est né à Yutz (Moselle) le 6.5.1926. Il rési­dait à Illzach au moment de son incor­po­ra­tion. Il est porté disparu dans le secteur de Caen à la date du 19.7.1944. Il appar­te­nait alors 1er SS-Panzer­gre­na­dier-Regi­ment, 1er bataillon de la 1ère divi­sion blin­dée « Leibs­tan­darte Adolf Hitler » (FPN 29707). Il n’est pas réper­to­rié au VDK. AU DRK, il appa­raît sur la même page sous « Klein » et par erreur sous « Kein »

Fiche de la Région Alsace :

Lucien Marcel KLEIN

Nom: KLEIN
Prénom: Lucien Marcel
Date de nais­sance: 06/05/1926
Lieu de nais­sance: Yutz (Moselle) – France
Lieu de rési­dence: Illzach (Haut-Rhin) – France
Incor­poré de force dans la Wehr­macht
Date de dispa­ri­tion:19/07/1944
Lieu de dispa­ri­tion: Caen (Calva­dos) – France
Circons­tances de décès Inconnu
Sources :
CAEN – Fichier des Incor­po­rés De Force (IDF) « Morts Pour La France » (BAVCC-Caen) – version de 2005
REP-1946 – Registre des non-rentrés en 1946

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La falsi­fi­ca­tion alle­mande autour du massacre d’Ora­dour-sur-Glane et l’in­com­pé­tence de la justice française – Paris le 18...

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Par lettre du 13 avril 2016, le Procu­reur de la Répu­blique près le TGI de Saintes, saisi par le petit-fils de l’of­fi­cier supé­rieur SS, Helmut Kämpfe, d’une demande d’ex­hu­ma­tion du corps du soldat repo­sant sous la dalle gravée au nom de son grand-père, en vue d’une compa­rai­son d’ADN, s’est déclaré « incom­pé­tent », au prétexte qu’il ne pour­rait donner suite que si le soldat repo­sant sous la dalle était inconnu et comme la dalle est gravée au nom de Kämpfe (justi­fi­ca­tion discrè­te­ment récu­sée d’ailleurs par les orga­nismes alle­mands offi­ciels, eux-mêmes), le soldat qui repose sous la dalle n’est donc pas consi­déré comme « inconnu » par la justice françai­se…

C’est une occa­sion ines­pé­rée de connaître enfin la vérité sur la falsi­fi­ca­tion alle­mande qui dispa­raît. Plus impor­tant encore, est la vali­da­tion ipso facto de la tombe de Kämpfe, alors qu’un docu­ment issu des archives du VDK, à Kassel, en date du 20 mars 1963, démontre tout le contraire. Ce docu­ment excep­tion­nel suffit à quali­fier le corps du soldat repo­sant sous la pseudo-dalle de Kämpfe, de « soldat inconnu », donc non iden­ti­fié. La décla­ra­tion « d’in­com­pé­tence juri­dique » n’ap­pa­raît donc pas justi­fiée. Il est surpre­nant de voir la justice française enté­ri­ner, de fait, une falsi­fi­ca­tion qui valide une thèse défen­due par des anciens SS révi­sion­nistes dont les livres sont inter­dits en France.

Pour mémoire :

Un impor­tant travail de recherches histo­riques, en Limou­sin, a été mené sur la période juin-août 1944. Cette recherche a conduit, notam­ment, à s’in­té­res­ser de très près au « mystère » de l’af­faire Kämpfe, une affaire, depuis l’ar­res­ta­tion par la Résis­tance, de cet offi­cier supé­rieur SS, de la divi­sion Das Reich, le 9 juin 1944, jusqu’à son exécu­tion et son inhu­ma­tion, qui a conduit à une multi­tude d’in­ter­pré­ta­tions selon les sources d’in­for­ma­tions françaises ou alle­mandes, le plus souvent défor­mées pour les besoins des causes respec­tives et, en parti­cu­lier, utili­sées par les thèses de révi­sion­nisme parti­san, déve­lop­pées par les Alle­mands à propos du massacre d’Ora­dour-sur-Glane, qui eut lieu le 10 juin 1944. Les prin­ci­paux tenants de ces thèses révi­sion­nistes sont des anciens SS, tels Otto Weidin­ger, dernier comman­dant du régi­ment « Der Führer », l’his­to­rien offi­ciel de la divi­sion Das Reich, Albert Stück­ler, ex-chef d’état-major de cette divi­sion, Heinz Lammer­ding, ex-comman­dant de cette divi­sion et Herbert Taege, ex-offi­cier SS. Weidin­ger a publié dès 1962 un histo­rique du régi­ment « Der Führer » avec sa thèse qui fait entre autres le lien avec la décou­verte du corps de Kämpfe à Breui­laufa et le passage supposé de ce dernier à Oradour-sur-Glane.

Ainsi, les sources d’in­for­ma­tion d’ori­gine alle­mande, four­nies par la Wast (Service Deutsche Diensts­telle, bureau des états de service des mili­taires alle­mands) situent très préci­sé­ment l’exé­cu­tion (Tode­sort) de Kämpfe, à Cheis­soux (Haute-Vienne) et son inhu­ma­tion (Erst­be­tat­tungs­ort), à Breui­laufa (Haute-Vienne), soit à plus de 50 kilo­mètres du lieu de l’exé­cu­tion. Les recherches ont permis de démon­trer la falsi­fi­ca­tion alle­mande. S’il y eut bien cinq soldats alle­mands enter­rés dans le cime­tière de Breui­laufa (Haute-Vienne), dont un adju­dant, ceux-ci avaient été tués dans une embus­cade tendue par le Maquis, le 8 juin 1944. L’in­hu­ma­tion offi­cielle de ces cinq soldats alle­mands a donné lieu, pour chacun d’eux, à un procès-verbal établi le 29 mai 1946 par la brigade de gendar­me­rie de Nantiat (Haute-Vienne) « en exécu­tion des pres­crip­tions sur le regrou­pe­ment des tombes de mili­taires alle­mands tués en France ». Cinq procès-verbaux furent ainsi rédi­gés, pour ces cinq soldats offi­ciel­le­ment décla­rés « incon­nus », enter­rés très sommai­re­ment par le Maquis en juin 1944. Ces procès-verbaux ont été commu­niqués par lettre du Service Histo­rique de la Défense, en date du 8 novembre 2011, avec l’agré­ment de Monsieur le Ministre de la Défense et des Anciens Combat­tants. Ces docu­ments histo­riques confirment que ces cinq soldats ne portaient aucune plaque d’iden­ti­fi­ca­tion, ni de signes parti­cu­liers permet­tant au Service d’En­tre­tien des Sépul­tures Mili­taires Alle­mandes en France (SESMA), de les iden­ti­fier. Il n’y a donc aucune raison de penser que le corps de Kämpfe ait été trans­porté là pour y être inhumé, après son exécu­tion par le Maquis, comme le prétendent les orga­nismes offi­ciels alle­mands, WAST et SESMA (VDK). Par ailleurs, la collecte de la mémoire locale permet de conclure à l’in­hu­ma­tion sommaire de Kämpfe, en forêt limou­sine, avec un autre soldat alle­mand prison­nier. Les restes des corps n’ont pas été inhu­més dans le cime­tière local et ont été, très certai­ne­ment, disper­sés par suite des travaux fores­tiers et des fortes tempêtes enre­gis­trées, depuis lors, dans cette région.
Pour­tant, à la suite de l’in­ter­ven­tion du Service Deutsche Diensts­telle, dans les années 60, une dalle a été posée, le 13.03.1963 (Umbet­tung­da­tum, voir la fiche de la Wast), dans le cime­tière alle­mand de Berneuil, en Charente-Mari­time avec l’ins­crip­tion « HELMUT KÄMPFE STUBAF. 31.7.09 + 10.6.44 » : les restes de Kämpfe, selon le SESMA, seraient donc sous cette pierre tombale. Une telle erreur histo­rique, « dans l’in­té­rêt des familles » selon une expres­sion utili­sée par ailleurs par la Wast, a deux consé­quences majeures :

1. Elle se prête à une tradi­tion commé­mo­ra­tive dont personne semble-t-il ne peut ou ne veut en iden­ti­fier, le ou les auteurs : un bouquet de roses est déposé sur la dalle, au mois de juin de chaque année : famille, mais peut-être, aussi, orga­ni­sa­tions prona­zies…

2. Elle offre une tribune de choix pour tous ceux qui déve­loppent les thèses révi­sion­nistes, voire néga­tion­nistes, à propos du massacre d’Ora­dour-sur-Glane.

Le Comité Histoire et Mémoire

Contacts pour plus d’in­for­ma­tions :
Michel Baury 06 83 17 99 89, Patrick Char­ron 06 38 93 82 80

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SCHWAB Lucien

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Faisant des recherches sur le 8e Zouaves. j’ai retrouvé l’Al­sa­cien Lucien Schwab. Je pense qu’il a été forcé de travailler pour les Alle­mands. Je cherche à en savoir davan­tage sur son parcours.

Nom : Lucien Schwab (parents Bernard Schwab et Jose­phine Ulrich)
Date & Lieu de Nais­sance: 18 avril 1913 à Albé (nom alle­mand : Erlen­bach), canton de Villé, Bas Rhin.

Merci pour tout rensei­gne­ment complé­men­taire.

Jean-Pierre Decour­til
d.jean-pier­re78@­nu­me­ri­cable.fr

Voir aussi : http://www.malgre-nous.eu/spip.php?arti­cle3773

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Waldol­wi­sheim reçoit ses amis de Norman­die

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Waldol­wi­sheim aime la nature et sait se souve­nir de l’his­toire de l’Al­sace. Samedi 14 mai, un tilleul a été planté sur la place au cœur du village en l’hon­neur du jume­lage avec la commune de Thaon (Calva­dos) dont une délé­ga­tion venue en auto­car a offert un pommier Cox Orange de Norman­die, planté près de la salle des fêtes. En souve­nir des quelque 900 incor­po­rés de force enga­gés malgré eux sous l’uni­forme alle­mand, celui de la Wehr­macht ou des Waffen SS, durant les combats de juin 44, des 300 qui y lais­sèrent leurs vies mais aussi des 150 qui purent s’éva­der des griffes nazies grâce à l’aide de familles normandes.

Cette page mécon­nue de la Deuxième Guerre mondiale, Jean Bézard la connait sur le bout des doigts. Cela fait plusieurs années que ce confé­ren­cier y consacre ses forces: gamin de 9 ans, il avait rencon­tré l’été 1944 un Alsa­cien portant l’uni­forme alle­mand mais parlant et chan­tant en français jusqu’à en avoir des larmes aux yeux. Il informe de faits histo­riques les Normands mais aussi les Alsa­ciens.
Jean Bézard a fondé la SNIFAM (Soli­da­rité avec les incor­po­rés de force d’Al­sace et de Moselle), la seule asso­cia­tion en France à mani­fes­ter de l’em­pa­thie pour les victimes de l’in­cor­po­ra­tion de force. Il a aussi fait se rencon­trer deux maires, Marc Wintz, maire de Waldol­wi­sheim (550 habi­tants), et Richard Maury, maire de Thaon, 1650 habi­tants. Ce dernier, histo­rien local et conser­va­teur du Musée histo­rique de Cour­seulles-sur-Mer, comprit vite l’in­té­rêt d’un jume­lage car, dit-il, « je connais­sais l’his­toire des Malgré-nous ». Et comme son homo­logue alsa­cien, il espère que « grâce à l’Eu­rope les jeunes géné­ra­tions ne connai­tront pas les guerres fratri­cide ». Marc Wintz, son homo­logue de Waldol­wi­sheim, a jugé impor­tant d’as­so­cier en avril les enfants des écoliers à la plan­ta­tion du tilleul : « Il faut que nos enfants connaissent l’his­toire de l’Al­sace. » Annie Michel, maire-adjointe de Thaon, recon­naît qu’elle n’avait « pas entendu parler de l’in­cor­po­ra­tion de force » (comme d’ailleurs la plupart des Français) tout en étant heureuse de parti­ci­per aujourd’­hui à cette action citoyenne.
L’an dernier, une délé­ga­tion de Waldol­wi­sheim fut bien accueillie pour la première fois à Thaon. Les retrou­vailles ont eu lieu à nouveau lors du week-end de la Pente­côte et une quaran­taine de Normands, venus en auto­car et héber­gés dans des familles de Waldol­wi­sheim, ont partagé beau­coup de moments d’ami­tié. Sous le regard bien­veillant de Bernard Linder, président du comité de jume­lage de Waldol­wi­sheim et de Claude Hamel, président du jume­lage de Thaon, une commune proche de Caen.

Sur la tombe de Georges Adam

A Wolscheim, un village voisin, Jean Bézard était entouré des maires Sitz et Wintz et d’autres élus quand il a déposé un réci­pient en terre cuite de Betsch­dorf, avec le drapeau trico­lore et des fleurs sur la tombe de Georges Adam, né en 1913 et mort en 1990. Ce Malgré-nous a réussi à s’éva­der des rangs des Waffen SS et à trou­ver refuge auprès de la famille Le Bois qu’il a aidée à fuir les combats qui faisaient rage près de Monta­bot…Une des histoires d’hé­roïsme que Jean espère sortir de l’ou­bli dans un ouvrage qu’il prépare avec l’his­to­rien Nico­las Mengus.

A Waldol­wi­sheim, où une tren­taine de jeunes ont été contraints de porter l’uni­forme alle­mand pendant la guerre, l’arbre du jume­lage a été béni par le curé Claude Breese qui a appelé les parti­ci­pants à être « des arti­sans de paix ». Quelques jours plus tôt, Jean Bézard était à Hague­nau avec sa compagne Nicole Aubert qui photo­gra­phie et filme les entre­tiens avec des Malgré-nous évadés en Norman­die comme Eugène Kennel.
Reçu dans plusieurs communes du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, l’his­to­rien a été invité pour la première fois en avril dans l’Eu­ro­mé­tro­pole, grâce à la muni­ci­pa­lité de Schil­ti­gheim. Sur le carton d’in­vi­ta­tion, le Normand est appelé « grand témoin de paix », un titre mérité par celui qui a dialo­gué avec des garçons et filles du Conseil muni­ci­pal des enfants et du Conseil des jeunes dont l’adjoint respon­sable, Patrick Heiwy, était là. Pas sûr que ces jeunes aient tout compris de l’ex­posé sur les évasions d’in­cor­po­rés de force en Norman­die… Mais ils auront retenu la fougue de cet histo­rien de 81 ans. Danièle Diligent, élue de Schil­ti­gheim et vice-prési­dente du Conseil géné­ral du Bas-Rhin, a salué ce témoi­gnage en confiant: « Ce que vous dites fait écho dans nos cœurs. Dans ma famille (il y avait 1200 Malgré nous à Schil­ti­gheim), j’ai connu un grand-oncle qui a attendu jusqu’à sa mort que son fils revienne! »

Le bouleau de Tambov

Le plus ancien des arbres du souve­nir de Waldol­wi­sheim est un bouleau, ramené de la forêt de Rada près du camp de Tambov (Russie) où des milliers d’Al­sa­ciens-Mosel­lans furent inter­nés dans des condi­tions éprou­vantes par l’URSS, pour­tant alliée de la France. Charles Gant­zer, natif du village et captif de ce camp sovié­tique d’avril 1944 à novembre 1945, l’avait planté dans le cime­tière en 1993, suite à un des premiers voyages sur le lieu de souf­france -voire de mort- de tant de prison­niers d’Al­sace-Moselle durant la 2ème Guerre mondiale. Charles Gant­zer avait fondé l’as­so­cia­tion Pèle­ri­nage Tambov avec son beau-frère Henri Stoe­cklé, insti­tu­teur dans la commune, égale­ment ancien incor­poré de force.

Marie Goerg-Lieby

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Les élus de Waldol­wi­sheim et de Thaon devant le tilleul planté en avril et qui remplace un arbre de la même essence qui se dres­sait déjà sur cette place où se trouvent la mairie et l’église. Photos Bernard Linder

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LEICHT Albert

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albert_leicht_1940_ou_avant.jpg Je recherche mon oncle, Albert Leicht, né le 19 mai 1923 à Moyeuvre-Grande, enrôlé de force par les alle­mands, envoyé sur le front russe et porté disparu. Il habi­tait chez sa grand mère à Pange ou à Lich­ten­berg lors de son incor­po­ra­tion. Sa dernière lettre a été envoyée de Darm­stadt, le 22 février 1943, et il annonce partir le lende­main pour Gnesen, en Pologne.

Les archives WAST indiquent :
LEICHT Albert, né le 19 mai 1923 à Mövern
Plaque d’iden­tité n°: – 845 – Stamm-Schwdr.Radf.Ers.Abt.6
Dernier grade connu: non indiqué
Dernière adresse connue : Père: Eugen LEICHT, MÔWERN, Hûtten­ko­lo­nie 65

Affec­ta­tions:
18.12.1942 incor­poré dans la « Wehr­macht » et affecté à la Stamm-Schwa­dron/ Radfahr-Ersatz-Abtei­lung 6,
26.02.1943 muté à la 1. Kompa­nie/Fusi­lier Ausbil­dungs-Bataillon 27,
04.06.1943 muté au Marsch-Bataillon II/292/9,
12.07.1943 muté à la 1. Kompa­nie/Grena­dier-Regi­ment 184,
15.07.1943 appar­te­nant à l’unité préci­tée, porté disparu à Busu­luk, 70 km au
sud d’Orel/Russie

Les archives du BAVCC indiquent : l’adresse postale (Grena­dier Leicht Albert, Feld­post­nu­mer 14008 B) le régi­ment (régi­ment 184-REA 6–845) la date d’in­cor­po­ra­tion (22 décembre 1942), celle de dispa­ri­tion (15 juillet 1943) et le lieu (Buzu­luk/Orel en Russie). Le dossier comprend la demande de recherche effec­tuée par son grand-père qui indique qu’il aurait parti­cipé à la bataille de Koursk et aurait été trans­porté dans un hôpi­tal près de Buzu­luk/Orel, d’après le témoi­gnage d’un de ses copains, bien qu’ayant été porté disparu par son unité (docu­ment en PJ).
La dispa­ri­tion du fils a été trans­for­mée en décès par juge­ment déci­sif en 1949.

Mes recherches portent aussi sur le père d’Al­bert (mon grand-père), Eugène, qui lui, a été déporté – il semble le 11 juin 44 – en camp de concen­tra­tion (Natz­wei­ler, puis Dachau) et en est mort sur le chemin de retour, après la libé­ra­tion. Eugène Leicht, né à Lich­ten­berg le 13 septembre 1899, a été déporté pour « commu­nisme » (les Alle­mands sont venus l’ar­rê­ter sur son lieu de travail).

Le dossier du BAVCC précise que Eugène a été membre actif du groupe commu­niste FTPF (francs tireurs et parti­sans français) à partir de 1941. Le parti commu­niste français offi­ciel avait été dissout par le gouver­ne­ment français en septembre 1939. Engagé dans la RIF (résis­tance inté­rieure française) à partir du 1er décembre 1942, il fut membre du groupe Mario (Jean Burger) début 43, son rôle était la distri­bu­tion de tracts anti nazis, le passage de la fron­tiére de prison­niers de guerre français évadés, la collecte et l’ache­mi­ne­ment d’argent et de vivres pour ces personnes. Il faisait égale­ment fuir les jeunes refrac­taires au travail forcé.Fina­le­ment le réseau Jean Burger a été déman­telé après trahi­son et infil­tra­tion. Les arres­ta­tions des membres se sont pour­sui­vies jusqu’en avril 1944. Eugène a été arrêté par la gestapo et interné au fort de Metz Queu­leu pendant 3 semaines avant d’être trans­féré au Stru­thof de Natz­wei­ler puis à Dachau d’où il n’est pas revenu. Il est mort en maison de santé près du lac de Cons­tance. Enterré là-bas, son corps a été rapa­trié 2 ans plus tard.

Père et fils ont été recon­nus « Morts pour la France ».

Merci pour toute aide.

Chris­tine Paria­nos

 kiko­nie@­free.fr

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Albert et Eugène Leicht vers 1940.

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Les SS de la Das Reich, un parcours de la déso­la­tion – Coup de projec­teur sur la...

Commentaire (1) Actualité

Un film réalisé par Caro­line Reuss­ner
Une produc­tion France 3 Limou­sin / Bonne étoile Produc­tions

Les SS de la Das Reich

Coup de projec­teur sur la tris­te­ment célèbre divi­sion nazie Das Reich

Ce film met un coup de projec­teur sur la tris­te­ment célèbre divi­sion nazie Das Reich, son séjour dans la région toulou­saine et son parcours sanglant en France au prin­temps et à l’été 1944, parti­cu­liè­re­ment dans le Quercy, la Haute-Garonne, le Péri­gord, le Limou­sin et la Creuse, avant sa trans­la­tion vers la Norman­die à partir du 11 juin 1944.
Il présente l’his­toire de cette divi­sion SS, sa force de frappe, ses missions, ses hommes, et explique pourquoi dans le contexte de l’après-guerre, parti­cu­liè­re­ment dans le nouveau contexte de la guerre froide, ses prin­ci­paux respon­sables encore en vie ont pu échap­per aux pour­suites qu’ils auraient dû encou­rir et finir tranquille­ment leurs jours sans être inquié­tés.

Si le massacre d’Ora­dour sur Glane dans le Limou­sin est géné­ra­le­ment connu du public – celui de Tulle en Corrèze l’étant beau­coup moins – on ignore souvent que de très nombreux villages, bourgs et bour­gades du Grand Sud-Ouest et du Centre de la France, ont eux aussi été saignés à blanc par cette divi­sion SS au prin­temps et à l’été 1944.
C’est une traî­née sanglante que laisse cette horde barbare sur son passage entre mai et août 1944 dans près de 350 communes de quatorze dépar­te­ments : Lot, Lot & Garonne, Tarn & Garonne, Gers, Dordogne, Haute-Garonne, Corrèze, Haute-Vienne, Creuse, Indre, Mayenne, Manche, Hautes-Pyré­nées, Ariège.

Ce film permet de mieux connaitre l’en­chai­ne­ment de ces tragiques événe­ments qui, loin de résul­ter d’un coup de folie brutal et irra­tion­nel comme on l’a long­temps cru, furent les pièces d’une méca­nique infer­nale de mise à mort des résis­tances.

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NB : cette photo d’illus­tra­tion qui accom­pagne ce commu­niqué montre des soldats de la Wehr­macht, pas des Waffen-SS.

Source : www.fran­cetv­pro.fr

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